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Les antibiotiques sont produits sous des formes pharmaceutiques telles que des pilules acheter du amoxil.

elles permettent d'injecter la quantité de préparation strictement nécessaire.

Microsoft word - analyse strategique segments 25 mai 07.doc


Bilan des opportunités stratégiques de
développement des bio-industries au
Québec


Évaluation préliminaire
des segments d'affaires :
Santé humaine
Nutrition
Biotechnologies 2007 CQVB. Tous droits réservés. Les présentes sont protégées par la Loi sur le droit d'auteur au Canada et par les traités et conventions internationales en matière de droit d'auteur. Toute reproduction, traduction, adaptation, mémorisation sur un système d'extraction de données, transmission ou autre usage ou divulgation quelconque, en tout ou en partie, et sous quelque sous forme ou par quelque moyen que ce soit, est strictement interdite et nécessite le consentement écrit préalable du CQVB. Les données sont la propriété exclusive du CQVB et ne peuvent non plus être utilisées ou divulguées d'une quelconque façon sans le consentement écrit préalable du CQVB. Ce document devra être retourné sur demande au CQVB. Table des matières
Introduction
Les segments d'affaires des bio-industries au Québec
Les secteurs et les segments d'affaires des bio-industries L'analyse des segments d'affaires Note méthodologique Tableau : Critères et symboles utilisés pour l'évaluation synthèse des segments
Section 1 – Analyse du secteur Santé humaine
Profil
Synthèse des éléments déterminants Analyse détaillée Produits Recherche pharmaceutique et médicale
Section 2 – Nutrition humaine
Profil
Synthèse des éléments déterminants Analyse détaillée Nutraceutiques Transformations Cosméceutiques
Section 3 – Santé animale
Profil
Synthèse des éléments déterminants Analyse détaillée Produits de santé animale Produits de nutrition animale
Section 4 – Bioproduits industriels
Profil
Synthèse des éléments déterminants Analyse détaillée Bioénergie Matériaux d'origine naturelle Bioproduits de chimie verte Bioproduits pour la productivité végétale Bioassainissement
Section 5 – Biotechnologies marines
Profil
Synthèse des éléments déterminants Analyse détaillée Biomolécules
2007 CQVB. Tous droits réservés
Bilan des opportunités stratégiques de développement
des bio-industries au Québec et
évaluation préliminaire des segments d'affaires


INTRODUCTION


Les segments d'affaires des bio-industries au Québec


Le secteur des bio-industries a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie : multiplication des acteurs et des pôles
d'action, diversification et complexification des champs d'activité, mondialisation des échanges et des partenariats,
internationalisation des financements, hausse sensible des premiers appels publics à l'épargne, compétition accrue
relativement aux incitatifs et avantages fiscaux, etc. Dans ce contexte, l'identification et l'évaluation de technologies, de
projets et de nouvelles opportunités exigent des informations crédibles plus nombreuses et plus spécifiques, et ceci dans un
laps de temps plus court. Actuellement, ce type d'informations manque cruellement au Québec et, pourtant, ces données
sont nécessaires si l'on veut que le Québec continue de représenter une grappe importante dans le tableau continental, voire
mondial, des bio-industries.
Le CQVB reconnaît cette lacune majeure dans le système d'innovation des bio-industries québécoises et il souhaite, dans son
nouveau plan quinquennal, contribuer à la combler. C'est pourquoi, capitalisant sur l'expertise accumulée depuis plusieurs
années dans le domaine des bio-industries, il précise et améliore son offre en termes d'intelligence stratégique. Cette piste
est cruciale pour stimuler et soutenir le transfert et l'innovation technologique dans les bio-industries au Québec. De plus,
ceci permettra au CQVB d'accentuer l'adéquation de ses actions de veille, de liaison et de transfert avec les besoins des
milieux industriels et de la recherche, et donc d'augmenter la valeur de ses interventions dans le processus d'innovation.
Pour amorcer le travail dans cette voie, le CQVB a identifié une vingtaine de segments d'affaires dans lesquels il est
déjà actif ou qui présentent un potentiel important pour le futur. Ces segments ciblés couvrent tous les marchés des bio-
industries reliés à la mission du CQVB. Se basant sur les caractéristiques technologiques, les marchés, les acteurs et les
dynamiques d'innovation et d'affaires, ces segments ont été regroupés en cinq secteurs (voir tableau page suivante). Un
tel regroupement apparaît naturel car les segments regroupés constituent en fait une même industrie, avec sa dynamique
propre, ses marchés et ses acteurs spécifiques. Ainsi les produits touchant la santé humaine sont regroupés ensemble alors
que les produits dérivant des sciences et technologies animales sont regroupés dans un autre secteur. Bien que les frontières
ne soient pas imperméables d'un secteur à un autre, le regroupement respecte davantage les dynamiques inhérentes à
chaque secteur.
Plusieurs avantages découlent de ce regroupement des segments en secteurs. Le regroupement permet de :
• mieux cerner le contexte global, international et national et influence l'avenir des segments d'un secteur ; • mettre en évidence les interrelations entre les marchés et les acteurs des divers segments d'un secteur ; • évaluer avec précision et pertinence les éléments communs du processus d'innovation des divers segments d'un secteur (politiques, réglementations, normes, propriété intellectuelle, enjeux économiques et concurrentiels, perceptions des financiers, opinions du public, éthique, etc.) ; • mieux identifier les possibilités d'applications croisées, de transferts technologiques, de partenariats et d'alliances d'un segment à un autre ; • avoir une grille d'analyse mieux articulée et plus intégrée qui facilite les recherches et les études à effectuer, notamment le travail d'intelligence stratégique ; • servir de toile de fond pertinente pour définir avec plus de justesse les interventions et les activités sur des bases sectorielles et de réseaux d'actions.
Les 19 segments d'affaires ciblés ont été analysés dans la perspective de positionner le Québec sur les divers marchés
identifiés et de préciser ce qu'il peut offrir (savoirs, technologies, produits, possibilités de transfert, partenariats) sur ces
marchés. Cette première démarche d'analyse stratégique veut faire en sorte que les actions sectorielles puissent devenir la
base opérationnelle du CQVB permettant ainsi d'être plus proches des préoccupations concrètes des acteurs, de livrer des
activités de liaison et de diffuser de l'information répondant mieux à leurs besoins. Elle met aussi en place une base de
réflexion qui pourra servir d'assise à un projet plus élaboré d'intelligence stratégique.
Cette démarche d'analyse des secteurs et segments d'affaires montre l'importance de l'intelligence stratégique pour affiner l'offre de services du CQVB afin de mieux servir le secteur des bio-industries au Québec. Les éléments stratégiques (opportunités, menaces, forces, faiblesses) fournis dans l'analyse stratégique détaillée des segments et les facteurs déterminants qui constituent la toile de référence dans laquelle doivent s'insérer les interventions pertinentes à faire en début de processus d'innovation permettront d'esquisser des pistes d'interventions souhaitables. Ces pistes, en prenant en compte l'état de développement du segment, pourront aider à orienter et baliser les interventions futures requises pour accroître l'intensité d'innovation et le niveau de succès en commercialisation, à savoir des activités appuyant et facilitant des transferts à court terme et des activités orientées sur la promotion ou la préparation de transferts futurs.
TABLEAU : SECTEURS ET SEGMENTS D'AFFAIRES DES BIO-INDUSTRIES AU QUÉBEC

SECTEURS DES BIO-INDUSTRIES
NUTRITION
BIOPRODUITS INDUSTRIELS
Produits
Produits de santé
Bioénergie et
IDENTIFICATION thérapeutiques
DES SEGMENTS 1. produits / molécules
thérapeutiques et 1. biocarburants D'AFFAIRES
2. produits végétaux naturelles et extraits 2. produits / molécules 2. outils de diagnostic 3. syngaz et dérivés 3. outils de traçabilité 4. biocombustibles secs 2. valorisation de (vaccins, protéines coproduits marins biotiques, oméga 3, --------------------- antioxydants, etc.) Matériaux d'origine
d'administration Aquaculture et
--------------------- naturelle
4. thérapies cellulaires mariculture
1. bioplastiques Aliments
Produits de
2. biopolymères nutrition
1. nutrition grand Produits
4. biocomposites 2. nutrition spécialisée (diabète, sport, Chimie verte
1. lubrifiants / solvants Additifs
2. adhésifs / résines Matériel médical
3. détergents/surfactants 1. biomatériaux 4. peintures / encres --------------------- 5. précurseurs
2. agents de texture 6. biocatalyseurs Recherche
4. révélateurs de goût 1. biopesticides et contractuelle
2. biotech nouvelles 2. fertilisants / engrais 3. inoculants biologiques 2. chimie combinatoire 3. sélection génétique 4. agents de conservation 3. bioinformatique 2. fermentations 5. biotechnologies et cultures 3. outils de contrôle 6. plantes transgéniques 1. tous les produits 1. épuration de l'air 2. traitement des eaux 3. bioremédiation de sols 4. biotraitement de lisiers / fumiers et compostage 5. valorisation de résidus 6. biosenseurs et biocapteurs • interférence à l'ARN • techno « omiques » • vaccinologie • catalyse biologique et • épigénèse • bioprocédés et d'extraction et de nanotechnologies • génétique moléculaire et génie métabolique ingénierie tissulaire • conservation de la criblage moléculaire PORTEUSES
culture de cellules biomarqueurs et • extraites in vitro à • procédés de fermentation industrielle, d'extraction et de pharmacogénétique • ingrédients actifs • micro-encapsulation • transformation • nanotechnologie et • chimie verte • production de micro- • procédures de formulation antivieillissement • nanotechnologies • amélioration du système immunitaire
L'analyse des segments d'affaires

L'analyse stratégique effectuée se présente en cinq sections couvrant les cinq secteurs suivants : Section 1 – Santé humaine Section 2 – Nutrition humaine Section 3 – Santé animale Section 4 – Bioproduits industriels Section 5 – Biotechnologies marines Pour chacun des secteurs, l'analyse stratégique de ses segments et du contexte global dans lesquels opèrent les bio-industries est présentée de la manière suivante : • un profil global de chaque secteur mettant en évidence :
a) Les grandes tendances et les moteurs qui influencent le secteur et ses segments ; b) Les marchés importants c) Les principales technologies d) Les sources de potentiels de transfert technologique spécifiques au Québec une synthèse des éléments déterminants et des facteurs clés de chaque segment qui peuvent influencer les
occasions de développement et les défis à relever au Québec. Cette synthèse est présentée sous la forme d'une grille
construite à partir de huit critères, regroupés en trois catégories (la première esquisse le contexte mondial, les deux
autres regardent ce qui se passe au Québec).
Contexte mondial : marchés mondiaux visés; dynamisme mondial de l'industrie; dynamisme mondial de la RD. Dynamisme et capacité de l'industrie à innover au Québec : capacité industrielle d'intégration; capacité industrielle d'innovation; climat d'affaires d'innovation. Dynamisme et potentiel de transfert de la RD au Québec : Portefeuille de technologies pour d'éventuels transferts. La grille synthèse de chaque secteur vise à esquisser, en un coup d'œil, une vision globale du secteur qui permet de visualiser, de manière impressionniste, les relations et comparaisons pouvant exister entre segments du secteur pour un même critère et entre critères pour un même segment. Bien qu'elle possède une part de subjectivité, l'évaluation des critères est le fruit d'un consensus des membres de l'équipe du CQVB qui ont effectué ces évaluations. Le tableau en pages suivantes présente les définitions qui ont servi de balises à ces évaluations. L'ampleur de chaque critère caractérisant l'état actuel a été estimée sur la base de trois niveaux d'importance: majeure ou dominante; moyennement importante ou significative; peu importante ou peu significative. De plus, une indication de la tendance, i.e. de l'évolution anticipée de cet état sur un horizon de trois ans, a aussi été présentée (sauf pour les deux critères du contexte mondial dépeignant le dynamisme de l'industrie et de la RD, une telle estimation ayant été jugée trop subjective à faire, donc trop imprécise et peu utile). une analyse détaillée de chaque segment du secteur en prenant en considération les dimensions économiques,
politiques et techniques ont été prises en considération.
a) L'environnement global du segment, en termes d'opportunités et de contraintes.
b) L'environnement spécifique québécois, en termes de forces et de faiblesses.
Dans les cinq sections qui suivent, vous trouverez le profil global de chaque secteur, la grille synthèse des éléments déterminants et l'analyse stratégique détaillée des segments de chaque secteur. Note méthodologique
Préparée par l'équipe du CQVB, chacune des analyses détaillées de secteurs a cependant profité de la contribution de plusieurs experts reconnus qui en ont validé le contenu et enrichi les problématiques et les données de leur expérience professionnelle sectorielle. Ces personnes que nous tenons à remercier sont : Santé humaine : Francis Bellido (consultant), Bertrand Bolduc (Mistral Pharma), Danielle Tanguay (Groupe Tréma),
Pierre Bourassa (PARI-CNRC).
Nutrition humaine : Dupuis Angers (consultant), Serge Yelle (Atrium), Alexandre Blais (PARI-CNRC).
Santé animale : Michel Noiseux (consultant), Marc-André Sirard (Université Laval), Georges Lagacé (PARI-CNRC).
Bioproduits industriels : Roger Bernier (consultant), Adrien Pilon (IRB), Denis Morrissette (PARI-CNRC).
Biotechnologies marines : Guy Viel et Allain Guillou (CRBM), Luc Picard (Groupe conseil Roche), Sylvain Lafrance
(SODIM).


TABLEAU : CRITÈRES ET SYMBOLES UTILISÉS POUR L'ÉVALUATION SYNTHÈSE DES SEGMENTS

D'AFFAIRES DES BIO-INDUSTRIES
ÉVALUATION DE L'AMPLEUR DES CRITÈRES INDICATION DE LA TENDANCE POSSIBLE CARACTÉRISANT L'ÉTAT DE SITUATION AU COURS DES 3 PROCHAINES ANNÉES z majeure ou dominante tendance en forte hausse moyennement importante ou significative tendance à la hausse peu importante ou peu significative tendance plus ou moins stable tendance à la baisse Contexte mondial

Ampleur des marchés
mondiaux visés
marchés importants pour plusieurs technologies du segment et ces marchés
Estimation de l'ampleur des apparaissent majoritairement accessibles et propices à des ventes potentielles marchés globaux accessibles pour les technologies certains marchés significatifs existent pour quelques technologies du segment
(produits et procédés) en mais les marchés apparaissent moyens ou faibles ou difficilement accessibles pour développement dans le de nombreuses technologies peu de marchés accessibles ou des marchés limités pour la majorité des
technologies du segment

Dynamisme de l'industrie
face aux innovations
milieu industriel proactif : la majorité des entreprises est intéressée par les
Vivacité et ouverture de développements novateurs et l'innovation joue un rôle dominant dans la dynamique l'industrie pouvant mener à du segment; l'industrie possède le savoir-faire technologique et peu de contraintes majeures semblent vouloir freiner l'adoption de nouvelles technologies commercialisables milieu industriel ouvert mais attentiste : un certain nombre d'entreprises est
intéressé par les développements novateurs malgré le fait que l'innovation joue un rôle dans la dynamique du segment; l'industrie ne possède pas nécessairement le savoir-faire technologique et plusieurs contraintes peuvent freiner l'adoption de nouvelles technologies milieu industriel conservateur : peu d'entreprises intéressées par les
développements novateurs et l'innovation est peu présente dans le segment;
l'industrie ne possède pas le savoir-faire technologique et de nombreuses
contraintes freinent l'adoption de nouvelles technologies

Dynamisme de la RD
fort dynamisme : recherche très dynamique dans le segment (plusieurs
Vivacité et diversité de la recherche mondiale apte à centres/groupes de recherche dédiée couvrant tout le segment, de nombreux produire des résultats chercheurs reconnus au niveau international qui génèrent un nombre élevé de pouvant mener à des publications et/ou de brevets, plusieurs champs disciplinaires contribuent de façon significative au développement du segment) commercialisables dynamisme moyen : recherche moyennement dynamique (quelques centres de
recherche dédiés, certains chercheurs internationalement reconnus, quelques champs disciplinaires collaborent de façon active au développement du segment) faible dynamisme : recherche peu active ou limitée dans le segment (peu de
centres de recherche dédiés et souvent jeunes, peu de chercheurs reconnus, peu de
champs contribuant au développement du segment, publications/brevets peu
nombreux)

Dynamisme et capacité de l'industrie québécoise à innover
Capacité industrielle
forte capacité à innover: les technologies nouvelles (produits, procédés) sont
assez bien connues, les entreprises ont l'expertise (du moins partiellement) pour les adopter et les contraintes d'adaptation sont faibles ou ne semblent pas vouloir Savoir-faire industriel freiner leur intégration (personnel technique formé, expertise) et facilité d'implantation (adaptations capacité incertaine: les technologies nouvelles sont relativement connues mais
requises pour accueillir et les firmes manquent d'expertise interne ou plusieurs contraintes d'adaptation sont intégrer les technologies nouvelles dans l'industrie) capacité faible: les technologies nouvelles sont généralement peu connues par les
entreprises du segment, les firmes n'ont majoritairement pas l'expertise interne
pour les intégrer et de nombreuses contraintes d'adaptation doivent être résolues
Capacité industrielle
culture stimulante: un noyau important d'entreprises est intéressé par les
développements novateurs et l'innovation est partie intégrante de la dynamique du Intérêt et culture d'innovation des entreprises culture en évolution: quelques entreprises seulement manifestent de l'intérêt
pour les développements novateurs même si le segment apparaît ouvert à l'innovation ou ne manifeste pas trop de réticences majeures culture conservatrice: peu d'entreprises du segment sont intéressées par les
développements novateurs et le segment montre peu d'ouverture à l'innovation
Climat d'affaires pour
climat stimulant : la majorité des facteurs ci-haut mentionnés sont favorables et
le climat global incite au développement
État des facteurs externes à
climat limitant : quelques facteurs sont favorables, certains représentent des
l'entreprise qui peuvent influencer (sur horizon 0-3 freins mais le climat global permet l'innovation malgré certains délais ou obstacles ans) la vitesse d'évolution de l'innovation dans le segment climat peu propice : plusieurs des facteurs ci-haut mentionnés sont défavorables
(réglementations, normes et et le climat global ne favorise pas l'innovation technologique standards, propriété intel ectuelle, fiscalité, perceptions et confiance des investisseurs, accès au capital, soutien préalable à la commercialisation)
Dynamisme et potentiel de transfert de la RD au Québec
Etat des ressources RD
masse critique établie et bien appuyée : plusieurs centres/groupes de
recherche spécifique jouissant d'un historique couvrant la plupart des axes du Capacité de recherche segment, noyau significatif de chercheurs de calibre international (au moins 4 ou 5), québécoise apte à produire publications et brevets en nombre élevé, plusieurs champs disciplinaires objets de des résultats pouvant mener recherches dynamiques à des innovations commercialisables (centres de recherche dédiés au masse critique émergente ou en consolidation : quelques centres de
segment, chercheurs recherche dédiés mais encore jeunes ou couvrant une partie seulement du spectre reconnus, publications, du segment, quelques chercheurs reconnus au plan international mais flux moyen brevets) et diversité de ou faible de publications/brevets, quelques champs disciplinaires activement objets champs disciplinaires objets de recherche mais encore peu d'historique de recherches dynamiques noyau de recherche inexistant ou embryonnaire : aucun centre de recherche
dédié, peu de chercheurs reconnus internationalement, peu de publications/brevets,
peu de champs de recherche dynamiques
portefeuille riche et varié : plusieurs technologies assez matures et
potentiellement compétitives avec des preuves de concept réalisées ou en voie de l'être et un pipeline significatif de transferts envisageables à moyen terme portefeuille en construction : plusieurs technologies avec des preuves de
État de maturité des concept à l'étape de préfaisabilité ou faisabilité mais un pipeline encore limité ou un technologies (produits, impact compétitif incertain procédés), ampleur du pipeline pouvant mener à des transferts sur un horizon portefeuille faible : la plupart des technologies encore au stade initial de
0-3 ans et impact compétitif développement (opportunité) et un pipeline de transferts très restreint des technologies Section 1 – Analyse du secteur Santé humaine
1.1 Profil du secteur Santé humaine au Québec

Segments retenus

Quatre segments composent le secteur :
produits thérapeutiques : produits et molécules de synthèse, produits et molécules biologiques, systèmes
d'administration, thérapies cellulaires et géniques ;
produits diagnostiques : produits, équipements
matériel médical : biomatériaux, équipements médicaux ;
recherche pharmaceutique et contractuelle : génomique, chimie combinatoire, bioinformatique, recherche clinique
et préclinique

Tendances et moteurs

Un secteur majeur en croissance continue
Les avancées technologiques dans le secteur de la santé humaine ont largement amélioré l'espérance de vie et le niveau de santé depuis la seconde guerre mondiale. Elles sont le fruit des investissements de recherche en croissance continue, conduits par les industries pharmaceutique, biotechnologique et aussi l'industrie d'équipements médicaux. Aujourd'hui, ce secteur est devenu la première industrie mondiale avec un chiffre d'affaires de 2 000 milliards $ US et une perspective de 4 000 G$ US pour 2010. Le Canada se classe 2e dans le monde, juste après les États-Unis, pour le nombre d'entreprises de biotechnologie dans le secteur de la santé. Il est premier pour les dépenses de RD par employé. Dans les pays industrialisés, la croissance de ce secteur est stimulée en tout premier lieu par le vieillissement manifeste de la population, conséquence de l'allongement de l'espérance de vie. Selon les prévisions, le nombre de Nord-américains de 65 ans ou plus doublera d'ici 2030 pour atteindre 70 millions, exerçant alors des pressions croissantes sur les budgets de soins de santé. Cette croissance est aussi le fruit de la hausse de l'incidence de certaines maladies infectieuses, de pathologies cardiovasculaires, de cancers, du diabète, de l'obésité et de maladies neuro dégénératives. Tous ces facteurs feront que la recherche et le développement liés au secteur de la santé humaine continueront à jouer un rôle crucial en révolutionnant les techniques de prévention, de diagnostic, de traitement, de réadaptation et de suivi de maladies. Une force au Québec
Au Québec, les universités, centres de recherche hospitaliers, hôpitaux et centres de recherches gouvernementaux jouent un
rôle majeur dans l'essor du secteur, sans oublier les compagnies multinationales et les PME actives qui développent des
médicaments innovateurs ou génériques, d'origine chimique ou biotechnologique, des appareils médicaux, des matériels
biotechnologiques et des services (CROs). À cet effet, le Québec regroupe le plus grand nombre d'entreprises en
biotechnologie au Canada, soit plus de 150 firmes représentant 36 % du total canadien. Montréal est considéré comme la
plus avantageuse de toutes les villes internationales d'importance dans les secteurs de la recherche biomédicale, de la
fabrication biopharmaceutique et de la gestion des essais cliniques. Selon une étude de la firme KPMG, une entreprise
localisée à Montréal dont l'activité principale est la fabrication pharmaceutique profite d'un avantage de coûts de 13 % par
rapport à la moyenne aux États-Unis. Cet avantage est de 22 % pour une entreprise en recherche biomédicale et de 27 %
pour une firme en gestion d'essais cliniques. La fiscalité québécoise est aussi très compétitive en regard de l'impôt des
sociétés, de la création d'emplois, de l'investissement en capital et des avantages fiscaux pour chercheurs étrangers.
Principaux marchés

En général, les marchés mondiaux des produits thérapeutiques sont très amples. Le marché des produits pharmaceutiques
était de l'ordre de 602 G $US en 2005 et pourrait atteindre 842 G$ US en 2010. L'industrie pharmaceutique est la plus
lucrative de toutes les industries. Au Canada, les ventes totales de produits thérapeutiques s'élèvent à près de 10 G$ US, soit
1,8 % du marché mondial (9e rang au monde). Le marché mondial des médicaments biotechnologiques était de 22,3 G$ US
en 2003 (avec 371 médicaments en cours de développement issus des biotechnologies cliniques) et celui des vaccins
(traditionnels et thérapeutiques) d'environ 11,5 G$ en 2005. Pour les systèmes d'administration, le marché mondial est
estimé à plus de 67 G$ US en 2006.
Du côté des produits diagnostiques humains, le marché mondial du diagnostic in vitro était estimé à 31 G$ US en 2002
(chiffre englobant les ventes de réactifs et d'instruments utilisés pour la réalisation d'analyses de biologie médicale), celui des tests rapides (doctor's tests et home tests) est estimé à 4 G$ US et celui des tests génétiques à 1,2 G$ US (il s'agit d'un des vecteurs de croissance les plus importants sur les marchés de la prévention médicale). Le marché des biopuces est estimé à 680 millions $ US et celui des biomarqueurs est passé de 0,63 G$ US en 2004 à 2,9 G$ US en 2008 (un marché en forte expansion). Finalement, le marché mondial des technologies médicales était de 200 G$ US en 2003. Le marché canadien de l'équipement médical est le septième plus important au monde. Pour les technologies protéomiques, on estime le marché à 6 G$ US. Au niveau des créneaux de marchés, les domaines suivants sont prometteurs. • Le cancer, seconde plus importante cause de décès après les maladies cardiovasculaires, n'est pas adéquatement traité
par les chimiothérapies traditionnelles et représente un important débouché pour le développement des médicaments.
Les thérapies ciblées pour les patients qui surexpriment certains récepteurs de tumeurs ou qui sont destinées à bloquer
des mécanismes symptomatiques particuliers font partie des tendances les plus prometteuses de la recherche.
Cependant, ces thérapies nécessitent le développement de tests de diagnostic complémentaires (biomarqueurs ou
théranostiques) pour identifier les patients susceptibles de réagir à la thérapie.
L'accident vasculaire cérébral, troisième plus importante cause de décès, bénéficierait de diagnostics plus rapides et
de thérapies qui pourraient offrir un plus large éventail de possibilités ou, à plus long terme, de nouvelles thérapies
capables d'induire les cellules cérébrales à se régénérer.
L'insuffisance cardiaque congestive est la plus fréquente des causes d'hospitalisation des personnes de plus de
65 ans. Les pronostics qui s'y rapportent laissent à désirer et il existe un grand besoin pour des médicaments offrant de
nouveaux mécanismes d'action.
L'Alzheimer et le Parkinson détériorent la qualité de vie de millions de personnes et grugent une tranche importante
du budget de santé. Les médicaments qui peuvent retarder la progression de la maladie constitueront une amélioration
importante par rapport aux thérapies existantes.
L'obésité et ses conséquences (dyslipidémies, diabètes de type II, hypertension, etc.)
Les autres maladies liées au vieillissement, telles que l'ostéoporose, l'arthrite, le diabète et les maladies du foie et
du rein offrent aussi d'importantes perspectives de percées pour la recherche.
Les maladies infectieuses continueront de représenter un élément dominant de la politique internationale de santé
publique pour le XXIe siècle, sous l'impulsion de facteurs tels que l'augmentation de la population mondiale, la pauvreté,
les voyages internationaux et les pratiques sexuelles. Les antibiotiques traditionnels sont de moins en moins efficaces
pour traiter les infections hospitalières et ambulatoires à cause de l'émergence de plusieurs souches résistantes. Les
exploitations pour la production alimentaire sont un réservoir de nouveaux agents infectieux tels le SRAS,
l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et la grippe H5N1. Exception faite de la recherche sur le VIH, et plus
récemment sur le bioterrorisme, le marché des anti-infectieux a été trop négligé.

Technologies importantes
Plusieurs avancées technologiques contribuent largement à l'évolution rapide du secteur :

L'interférence à l'ARN : elle peut non seulement industrialiser la validation et l'identification des cibles in vivo mais
peut aussi permettre qu'une molécule puisse être convertie en un agent thérapeutique capable de bloquer l'expression du gène. L'épigénèse : elle a révolutionné l'étude des modifications héréditaires de certaines fonctions génétiques qui se
produisent sans modification de la séquence d'ADN. L'épigénèse est particulièrement importante dans le cancer et les
maladies liées au vieillissement. La compréhension des mécanismes moléculaires a permis d'identifier de nouvelles cibles
pour le développement des médicaments anticancéreux.
La nanotechnologie : elle contribue à la mise au point de nouveaux outils appliqués aux systèmes de distribution, aux
diagnostics moléculaires et à la thérapie génique.
L'ingénierie tissulaire : elle permet des méthodes de culture tissulaires plus performantes et ouvre la voie à une
médecine régénérative nouvelle.
Les biomarqueurs et la pharmacogénétique : ils ont largement profité de l'apparition des nouvelles technologies de
génomique*, protéomique*et métabolomique* combinées avec le développement des automates et l'amélioration dans
la sensibilité analytique.
Modélisation et design
: modélisation des cibles thérapeutiques, modélisation pharmacocinétique, chimie combinatoire et design in silico.
Sources des potentiels de transferts technologiques au Québec
Le réseau public de la recherche en santé au Québec compte plus de 10 000 chercheurs et plus de 300 groupes de
recherche publique en santé avec quelque 75 centres de recherche actifs, tels l'Institut de cardiologie de Montréal (200
chercheurs), l'Institut de recherches cliniques de Montréal (400 chercheurs), l'Institut neurologique de Montréal et son
hôpital affilié (plus de 270 chercheurs). Il faut ajouter que quatre des neuf universités québécoises sont reconnues pour
leurs programmes d'enseignement et de recherche en santé, soit les universités McGill, Laval, de Montréal et de Sherbrooke. McGill se classe 2e au Canada pour les sciences de la santé, regroupant 25 instituts et centres de recherche réputés et six hôpitaux universitaires affiliés. L'Université de Montréal possède un réseau de 24 centres de recherche, huit chaires universitaires et dix hôpitaux affiliés. Les chercheurs québécois excellent dans plusieurs domaines, notamment en neurosciences, immunologie, génomique et cellules souches. Montréal est reconnue mondialement comme la Mecque de la recherche sur le cerveau et sur le système nerveux. Le Québec se distingue aussi pour ses recherches sur le cancer, les maladies cardiovasculaires, le vieillissement, les maladies musculosquelettiques, les troubles immunitaires et la pédiatrie. Le Québec est également bien positionné dans le domaine de la chimie médicinale, qui est à la base même de la découverte de nouveaux médicaments. Plusieurs réseaux canadiens de recherche sont très présents au Québec : le Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies (CANVAC); le Réseau canadien de recherche sur les bactérioses (RCRB); le Réseau canadien de maladies génétiques (RCMG); le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (RCACV); le Réseau sur les cellules souches (RCS). Le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) subventionne 15 réseaux de recherche en santé. Le Québec détient : 68 % des brevets canadiens pour des médicaments sous ordonnance; 41 % des investissements de la biotechnologie en RD; 32 % des subventions de recherche accordées par des pairs au Canada.
1.2 Grille synthèse de l'analyse du secteur Santé

CONTEXTE MONDIAL
DYNAMISME
DYNAMISME
en matière d'innovation en bio-industries
ET CAPACITÉ DE L'INDUSTRIE
ET POTENTIEL DE TRANSFERT
À INNOVER AU QUÉBEC
DE LA RD AU QUÉBEC
RD
de technologies
de l'industrie
de la RD
pour transferts
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance

Produits

Produits
Matériel
médical

Recherche
pharmaceutique

et contractuelle
Légende : z (état jugé majeur ou dominant) ; (moyennement important ou significatif) ; (peu important ou peu significatif) ↑↑ (tendance en forte hausse) ; ↑ (tendance en hausse) ; ≈ (tendance plus ou moins stable) ; ↓ (tendance à la baisse)
1.3 Analyse détaillée des segments du secteur Santé humaine

Segment 1.3.1 : PRODUITS THÉRAPEUTIQUES
Produits/molécules de synthèse ; produits/molécules biologiques ; systèmes d'administration ; thérapies cellulaires/géniques
Environnement global
• marché mondial aux perspectives de croissance forte • vieillissement et allongement des espérances de vie • l'industrie pharmaceutique est la plus inflationniste de (82 ans pour les femmes et 74 ans pour les hommes) dans toutes les industries avec une hausse du coût de les pays industrialisés développement de nouvelles molécules thérapeutiques • émergence d'une classe moyenne avec un pouvoir d'achat d'environ 15% par année significatif dans des pays à forte densité de population • explosion de la dépense de marketing : les coûts de (Chine, Inde, Brésil, etc.) marketing et de mise en marché des médicaments sont • augmentation de l'incidence des maladies chroniques dites trois fois plus élevés que ceux liés à la recherche et au « de civilisation » (cancer, diabètes, maladies cardio- vasculaires, troubles neurovégétatifs), pour la plupart • importance grandissante des génériques incurables et très coûteuses pour les systèmes de santé • hausse de l'incidence de plusieurs maladies infectieuses, telles que les infections bactériennes et virales dues notamment à l'émergence de souches résistantes aux antibiotiques classiques ou antiviraux récents, à l'augmentation des contacts interhumains (voyages, etc.) et l'apparition de nouveaux pathogènes (SARS, etc.) • utilisation grandissante de substances d'origine chimique ou végétale comme « médicaments de confort » non pour traiter des maladies mais pour améliorer ou pallier les multiples incommodités de la nature et de l'âge (apparence physique, dysfonctionnement sexuel, fatigue, etc.) • les ventes totales du marché canadien des produits thérapeutiques s'élèvent à près de 10 G $Can, soit environ 1,8 % du marché mondial total (9ème rang au monde) secteur ayant la plus forte intensité de recherche au Produits et molécules de synthèse : Produits et molécules de synthèse : • marché mondial des produits pharmaceutiques a été de • en 2006, les génériques représentent déjà plus de 50 % l'ordre de 602 G $US en 2005 (hausse de 7,7 % par des prescriptions aux États-Unis.) rapport à 2004); il peut atteindre 842 G $ en 2010 • un très important nombre de molécules dites • l'industrie pharmaceutique : la plus lucrative des industries « blockbusters » vont devenir génériques dans les prochaines années créant un manque à gagner important pour les grands groupes pharmaceutiques • augmentation du nombre de rappels de médicaments et d'échecs après leur lancement commercial (Vioxx, Zelnorm, Prepulsid, Cholstat, Redux, Ponderal, etc.) dû essentiellement à l'apparition d'effets secondaires non répertoriés durant les essais cliniques • déclin dans le nombre de nouvelles entités chimiques qui sont homologuées comme des médicaments par les autorités de santé et reçoivent une autorisation de mise Molécules biologiques : Molécules biologiques : • vastes champs d'applications • avènement du générique dans le secteur des molécules • le marché mondial des molécules biologiques biologiques (biogénériques): les brevets des premiers (médicaments biotechnologiques) était de l'ordre de médicaments biotechnologiques sont en voie d'expiration 22,3 G $US en 2003; il existe actuellement 371 (les brevets 17 médicaments biotechnologiques sont déjà médicaments issus des biotechnologies en cours de tombés dans le domaine public) développement clinique • peu de médicaments transgéniques se sont rendus au • succès pour de nouvelles thérapies impliquant des protéines thérapeutiques et des anticorps monoclonaux • problèmes de sous-capacité de production industrielle • développement de biogénériques très ardu causé par des théorique mais difficile à estimer car dépendant du taux coûts de production élevés, des difficultés de parcours et d'attrition effectif des biomolécules en développement les caractéristiques physico-chimiques des molécules • l'industrie du vaccin est le parent pauvre de l'industrie biologiques dépendantes de leur méthode de fabrication, pharmaceutique (aujourd'hui moins de 2 % des ventes du d'où une barrière à l'entrée importante et un incitatif secteur pharmaceutique) majeur pour les producteurs de biomolécules • vaccins anti-infectieux : les marges sont jugées trop • mise au point de nouveaux vaccins à base de protéines modestes comparativement aux médicaments recombinantes immunisantes, d'où création d'une véritable • marché dominé par un petit nombre de producteurs protection intellectuelle (5 multinationales se partagent 75 % du marché) • vaccins (traditionnels et thérapeutiques) : marché de • nombre limité d'acheteurs internationaux (surtout des l'ordre de 11,5 G $US (2005) peut atteindre 15,1 G$ en • vaccins conventionnels : hausse continue de la demande • apparition de nouveaux besoins (VIH/SIDA, bioterrorisme, SRAS, Grippe aviaire, etc.) • vaccins thérapeutiques : émergence de nouvelles technologies à l'origine d'une forte croissance de ce • quelques succès récents pour les vaccins contre le cancer Systèmes d'administration : Systèmes d'administration : • marché estimé à plus de 67 G $US en 2006 (croissance de • compétition féroce entre plusieurs compagnies les systèmes d'administration sont devenus des les brevets de plusieurs médicaments vedettes viennent à « commodités » car une multitude de technologies peu échéance dans les prochaines années, d'où nécessité de se différenciées sont disponibles pour couplage avec des différencier via le système d'administration médicaments afin de modifier leurs propriétés pharmacocinétiques et plus rarement pharmacodynamiques • leur valeur ajoutée est cependant difficile à évaluer car basée sur les données précliniques et nécessitant souvent l'atteinte des jalons de phase III Thérapies cellulaire et génique : Thérapies cellulaire et génique les traitements à base de thérapie cellulaire ou génique laissent entrevoir la possibilité de s'attaquer aux causes • la thérapie génique a un historique court (2003 : la fondamentales de plusieurs grandes maladies et d'offrir le Gendicine, premier agent de thérapie génique au monde potentiel d'une efficacité plus grande, voire la guérison dont la commercialisation a été approuvée en Chine) • bilan mitigé (quelques échecs en clinique) : entre 1999 et • marché mondial de la thérapie cellulaire est en croissance 2003, les autorisations annuelles d'essais ont chuté à rapide, ce marché peut atteindre 3,5 G$ travers le monde de 113 à 53 • marché mondial de la thérapie génique est estimé à • l'index thérapeutique de la thérapie cellulaire et génique 125 M$ US en 2005 (peut atteindre 6,5 G$ en 2011) est perçu aujourd'hui comme défavorable • la croissance des partenariats et alliances entre grandes • le succès ultime de la thérapie cellulaire et génique va pharma et biotech contribue à accélérer le développement dépendre de la mise au point de vecteurs de transmission du segment (mais les grandes pharma n'ont pas montré plus efficaces et sans danger beaucoup d'intérêt pour la thérapie génique, à l'exception de Novartis au début des années 2000) • secteur très réglementé (FDA, AMM ; Santé Canada, etc.) • le succès de commercialisation dépend du remboursement • le régime de brevets au Canada (20 ans) incite au des produits par les compagnies d'assurance et les développement de nouveaux produits régimes publics • mesures fiscales canadiennes et québécoises favorisant la • réglementation des prix (CEPMB, RAMQ, ODB, etc.) RD et le recrutement de chercheurs internationaux • vide juridique pour les biogénériques (faute d'existence • les technologies liées aux systèmes d'administration (DDS) légale, aucun produit biogénérique n'a encore été peuvent profiter du faible risque de développement homologué en Amérique du Nord ni en Europe) clinique associé à la reformulation de médicaments déjà • manque d'harmonisation entre les différentes agences présents sur le marché réglementaires à l'échelle planétaire • beaucoup de lobbying nécessaire auprès des pouvoirs publics pour un remboursement favorable des • molécules transgéniques : réglementation encore ambigüe • thérapie cellulaire : confrontée aux préjugés d'ordre éthique (notamment les cellules souches) • thérapie génique : dispositif réglementaire très sévère (aspect éthique) • technologies liées aux DDS permettent l'extension du cycle de vie des molécules originales • le Canada consacre moins que les pays développés pour la RD. Il représente 2 % du marché pharmaceutique mondial et ne s'approprie que 1 % des dépenses de RD • segment qui profite des avancées en génomique • secteur très tributaire de la RD et de l'innovation, donc (cartographie du génome humain), en protéomique, en incertitude technologique élevée; au Canada la bioprocédés et en chimies analytique, fine, et combinatoire fabrication des produits thérapeutiques est à la source de • l'externalisation de la RD encourage la réalisation plus de 10 % de toutes les dépenses en RD d'alliances entre grandes pharmaceutiques et petites • demande accrue en dépenses RD et en infrastructures firmes biotechnologiques • temps de développement des produits thérapeutiques très • généralement on a une bonne maîtrise de la production long, coûteux et sans garanties de succès industrielle des molécules thérapeutiques et des vaccins • thérapie cellulaire : développement handicapé par la difficulté d'accès aux cellules souches thérapeutiques et par le risque de rejet immunologique Environnement spécifique au Québec
• segment dynamique de l'industrie québécoise • concurrence de la part des autres provinces canadiennes • une trentaine d'entreprises pharmaceutiques et des états américains pour attirer des multinationales internationales ont leur siège social canadien au Québec • le Québec perd sa place de chef de file canadien : • les multinationales ont créé plusieurs partenariats de - l'Ontario semble être en tête quand au nombre recherche et de formation spécialisée avec des centres de d'entreprises et le Québec pourrait même se faire recherches affiliés aux universités québécoises dépasser par l'Alberta et la Colombie-Britannique • près de la moitié de l'industrie biopharma canadienne se - les entreprises québécoises font en moyenne 25% trouve au Québec ; la majorité des activités de recherche moins d'alliances que les entreprises ontariennes fondamentale et clinique au Canada est mené à Montréal - capitalisations boursières des biotech plus grandes en • Montréal se classe 4e en Amérique du Nord pour la densité Ontario et en Colombie-Britannique qu'au Québec d'emplois dans le secteur pharmaceutique. Plusieurs • la situation financière des biotech québécoises est plus pharmas de niveau international y ont un centre de précaire que dans le reste du Canada et des États-Unis : recherche privé, employant au total près de 1000 44 % des compagnies québécoises ont moins de 12 mois d'encaisse et 79 % ont moins de deux ans • recherche de nouveaux médicaments : 39 entreprises • les entreprises biotech dans le domaine de la santé • présence d'un géant dans le secteur de la production de humaine sont jeunes : 63 % ont au moins un produit en vaccins : GSK-vaccin phase préclinique, 30 % ont au moins un produit en • systèmes d'administration : secteur bien représenté au phases I / II, seulement 12 % ont un produit en phase III Québec avec au moins 9 entreprises • pression sur les jeunes entreprises à s'associer à des • thérapies cellulaire et génique : 2 entreprises au Québec entreprises pharma avec possibilité de déménagement à l'extérieur du Québec • mesures fiscales canadiennes favorisant la RD et le recrutement de chercheurs internationaux • baisse des fonds publics en capital de risque et la relève • segment pouvant profiter de la présence de plusieurs en capital de risque privé s'améliore mais est encore faible fonds de capital de risque basés au Québec ; plusieurs • nécessité de créer une véritable industrie du capital de fonds américains ont pignon sur rue à Montréal mais risque privée au Québec qui pourrait attirer des l'expertise et le centre de décision sont aux Etats-Unis gestionnaires avec des compétences opérationnelles et • plus grande couverture des produits pharmaceutiques par faire le lien avec des réseaux internationaux la RAMP que les autres provinces (BAP 15 ans) d'investisseurs (des tentatives ont échoué parce que les objectifs des VC québécois divergent des VC américains : perception de développement versus ROI réel) • le manque de capital de risque privé peut réduire les chances de réalisation de valeur et de sortie pour les investisseurs; la création récente de nouveaux fonds devrait pallier en partie cette carence (Go capital, CTl) • coûts d'études cliniques exorbitants; lorsque sont intégrés les échecs aux différents stades de développement cliniques, les sommes moyennes pour amener un médicament à sa commercialisation sont de l'ordre du milliard de dollars US (Tufts University) • masse critique importante avec des plateformes • concurrence féroce pour attirer chercheurs et technologiques uniques : suivi immunologique, génomique, gestionnaires de haut calibre protéomique, oncologie, diabète, cardiovasculaire, pharmacogénomique, nanotechnologies appliquées au • au niveau du transfert de technologie, au Québec on pratique un essaimage de technologies de façon prématurée, (on investit ici en moyenne 2,5 M$ dans une • investissement en RD en croissance (3 G$Can en 2004) technologie avant sont transfert dans une structure • les multinationales ont consenti des investissements privée, comparé à 9,0 M$ aux États-Unis) colossaux dans les infrastructures dédiées au • principales raisons qui ont incité DSM Biologics de développement des produits thérapeutiques Montréal à relocaliser ses activités aux Etats-Unis : • excellente expertise du Québec dans la biofabrication de - des problèmes de validation/conformité protéines thérapeutiques ; présence de quelques manufacturiers de protéines thérapeutiques : Institut de - la perte d'un important client américain causée par ces recherche en biotechnologie (CNRC); Medicago ; délais de conformité PharmAthene, ProteoCell Biotechnologies • DSM Biologics, filiale du groupe international DSM, a construit à Montréal une usine de production de 8 000 litres et l'embryon d'installations pour 60 000 (l'usine est présentement fermée mais rumeur d'un rachat prochain) Segment 1.3.2 : PRODUITS DIAGNOSTIQUES
Produits ; équipements
Environnement global
• le marché mondial du diagnostic in vitro (DIV), concentré à • marché moins lucratif que les produits thérapeutiques car 85 % dans les pays développés (Amérique du Nord, les marges de profit sont basses en raison des réticences Europe, Japon), est estimé en 2002 à 20 G $US pour les des payeurs vis-à-vis des nouvelles technologies applications cliniques (croissance de 5 %/an) et 1 G $US • marché captif au niveau des débouchés commerciaux de pour les applications industrielles (croissance de 10 %/an) quelques grands groupes : Biomérieux, Roche diagnostics; • la demande pour les maladies infectieuses et les Abbott, Johnson & Johnson, Bayer diagnostics applications industrielles devrait croître plus fortement que • la mise au point d'un produit diagnostique exige souvent celle du diagnostic in vitro au cours des cinq prochaines l'utilisation de plateformes ou technologies appartenant à de grands groupes auxquels il faut payer de fortes Ceci est dû notamment ; - pour les maladies infectieuses : à la globalisation des échanges qui favorise l'émergence et la diffusion très rapide de nouveaux pathogènes (exemple, SRAS et grippe aviaire), au développement des résistances aux agents anti-infectieux et à la lutte contre le bioterrorisme - pour les applications industrielles : à la globalisation de l'industrie, à la sensibilité de l'opinion publique à la traçabilité des matières premières et aux risques de contamination à partir des aliments (ex : encéphalopathie spongiforme bovine) ou de l'environnement (ex : légionellose) et au poids croissant des réglementations • 2ème segment dans le secteur des biotech santé; • place de plus en plus importante de la médecine préventive dans le secteur de la santé humaine • soucis de détection précoce des maladies • temps de développement relativement rapides comparativement aux produits thérapeutiques • les progrès scientifiques et techniques offrent les moyens de diagnostiquer de façon précoce l'apparition de bon nombre de pathologies • émergence de nouvelles pathologies infectieuses (SIDA, maladie de Creutzfeld-Jacob, grippe aviaire, etc.) • les pouvoirs publics souhaitent des moyens de détecter l'utilisation d'armes chimiques ou biologiques • la croissance du segment DIV est portée par la mise au point de kits de diagnostic rapide notamment pour les maladies infectieuses où la vitesse joue un rôle primordial • le segment DIV est fortement représenté par de grands groupes internationaux, qui investissement en moyenne entre 8 et 11% de leur chiffre d'affaires en RD • adoption accrue par le consommateur de tests DIV qui ne nécessitent pas de matériel de labo et avec des délais de résultats très courts; marché évalué à 4 G $US, et devrait progresser rapidement • plusieurs leaders mondiaux : Roche diagnostics; Abbott, Johnson & Johnson, Bayer diagnostics • le marché des tests génétiques est estimé à 1,2 G$US en 2000 avec une croissance de 20 %. 4 G$ prévus en 2010 • le marché des biopuces atteindra 1,2 G $US en 2006 • sous-segment profitant beaucoup du cumul de données sur le génome humain, de l'apparition des biopuces et de la sophistication des appareils qui s'y rattachent • applications dans plusieurs domaines • mise en marché récente réussie de tests génétiques, permettant par ex. des cancérothérapies personnalisées basées sur les profils génétiques des patients • le développement de biomarqueurs pour le diagnostic humain : un enjeu important pour les industries pharma car permet la sous-segmentation des populations de patients et une plus grande efficacité médicamenteuse • les biomarqueurs se situent à la frontière entre diagnostic et thérapeutique (theranostics) : plusieurs biomarqueurs peuvent à la fois servir de cible thérapeutique et d'identificateur de maladie • le marché global des biomarqueurs croît de 28,5 %/an, passant de 0,63 G $US en 2004 à 2,9 G $US en 2008 • investissements majeurs par les entreprises leaders en biotech au cours des dernières années pour la découverte de nouveaux biomarqueurs • les progrès en biomarqueurs ont beaucoup contribué à la diminution des coûts de développement des médicaments • l'imagerie médicale se développe rapidement depuis 20 ans, surtout avec des techniques comme l'IRM (imagerie par résonance magnétique) et la TPE (tomographies à émission de positons) qui favorisent le développement de médicaments (permettant un suivi plus précis du devenir des nouvelles molécules dans l'organisme) • secteur fortement réglementé et les règles de mise en • procédures réglementaires relativement plus simples que marché et d'utilisation des dispositifs de DIV sont propres dans le cas des produits thérapeutiques; à chaque pays; ceci signifie la disparition dans cette • aucune réglementation sur les biomarqueurs en Europe, industrie d'entreprises avec des modèles d'affaires variés; mais la FDA en a ex : nombre de fabricants américains de dispositifs de DIV pas prêts pour le marquage CE médical exigé par la CEE • le niveau de consommation de réactifs de dispositifs servant à la réalisation d'analyses est étroitement lié au système de santé en place dans les pays et aux facteurs culturels liés à la notion de prévention • tests de diagnostics génétiques : perception éthique et pression réglementaire surtout pour les tests prédictifs. La découverte de gènes prédisposant au développement de certaines maladies, et la possibilité de dépister des sujets à risque (encore en bonne santé) alors que les moyens préventifs ou curatifs ne sont pas encore développés suscitent des débats éthiques. De plus, les lois bioéthiques ne sont pas les mêmes partout et restent sans effet sur les individus désireux de les transgresser • la commercialisation de kits de diagnostics génétiques est conditionnée par des autorisations relatives à la mise sur le marché de DIV (marquage CE en Europe, FDA aux ÉU) • la grande majorité des firmes impliquées dans le développement de nouveaux tests de diagnostic génétique sont en phase de démarrage. Cependant plusieurs fusions et acquisitions ont été enregistrées au cours de ces dernières années avec de grandes • nouveaux modèles économiques aux États-Unis : le marché de la génétique tend à dissocier la réalisation des tests proprement dits de la consultation génétique et du suivi des personnes à risque), ce qui n'est pas le cas en Europe. Le développement, via l'Internet, de la vente par correspondance pourra ouvrir la porte à des dérives dans l'utilisation des tests génétique prédictifs • problème de monopole d'exploitation génétique pour la mise au point d'outils diagnostiques (brevetabilité des • vastes champs d'applications : reproduction, infectiologie, • problème de variabilité des résultats selon les techniques maladies neurodégénératives, cancers, etc. utilisées; ex : cancer de la prostate où le dosage du taux • le secteur du diagnostic humain profite largement de la de l'antigène PSA a des seuils qui diffèrent selon le test révolution génomique et protéomique • problème du nombre de faux positifs ou négatifs : • innovation permanente dans le domaine des kits de DIV exemple la détection de l'ostéoporose où il n'existe aucun réservé à usage de laboratoire marqueur satisfaisant pouvant évaluer la masse osseuse • course à la miniaturisation pour les appareils de lecture et et l'ostéodensimétrie ou prédire le risque de fracture les instruments permettant la réalisation d'analyses in vitro • absence totale de test de diagnostic pour des maladies • l'automatisation des techniques de laboratoire permet comme la maladie de Creutzfel-Jacob où on s'active à d'augmenter le nombre d'analyses réalisées développer un test diagnostic anté-mortem • DIV profite largement des nouvelles technologies de • du côté de la bioinformatique, il existe encore de génomique, protéomique et métabolomique, du nombreux défis à surmonter au niveau des biopuces à développement d'automates et de l'amélioration de la ADN avant leur utilisation en routine clinique sensibilité analytique • le coût d'acquisition de stations de travail permettant de • l'avènement des biomarqueurs en diagnostic favorise la faire des analyses génétiques utilisant la technologie des détection des anomalies à des stades précoces biopuces est encore un frein majeur pour l'équipement • le recours aux biomarqueurs apporte aux industries des labo d'analyses privés et la réalisation de test pharma de nouvelles opportunités pour améliorer génétique en routine (ex : Nanochip TM coûte 275 K$) l'efficacité en termes de coût et temps de développement les biopuces présentent souvent des problèmes de fiabilité des médicaments et nécessitent encore des travaux approfondis : de • 22 % des biomarqueurs sont utilisés pour détecter des nombreux facteurs entrent en jeu et sont difficiles à maladies et jouent un rôle crucial en médecine clinique maîtriser (quantité d'ADN déposée, température, les biomarqueurs sont importants dans les politiques de mésappariement…) recrutement de patients pour identifier les populations les plus susceptibles de développer une maladie Environnement spécifique au Québec
• Présence d'une dizaine de compagnies dans le secteur • plusieurs des entreprises dans le secteur du diagnostic ne dont certaines ont atteints le stade de maturité ; sont pas encore rentables et sont continuellement à la • un grand succès au Québec : IDI qui a été acquise en recherche de financement. 2006 par GeneOhm Sciences (maintenant Beckton • aucun des grands groupes du diagnostic n'est présent au Québec, la plupart des firmes du segment sont des PME se spécialisant dans un type de produits bien particulier • les modèles d'affaires composés uniquement d'outils de diagnostic sont peu finançables au Québec • le développement d'outils de diagnostic fait partie des • à l'ère biotech, les distinctions entre diagnostic et priorités de Génome Québec thérapeutique sont de moins en moins évidentes et les • plusieurs projets ont été financés par le Fonds de la mêmes enjeux politiques sont souvent valables pour les recherche en santé du Québec au cours des dernières • le Réseau de bioinformatique du Canada s'efforce d'offrir aux scientifiques et aux chercheurs Québécois un accès commode et rapide aux bases de données et aux outils les plus utilisés en bioinformatique • la mise au point des tests modernes de diagnostic requiert • Présence de plusieurs équipes de recherches, souvent l'intégration de la biologie moléculaire avec des réunies en consortia, et dont les travaux de recherches composants électroniques de plus en plus complexes couvrent la mise au point de procédés de diagnostic • la mise au point de nanopuces et autres méthodes de surtout à base de techniques de génomique et de criblage à haute densité nécessite des infrastructures en protéomique et ce pour divers domaines thérapeutiques réseau qui ne sont accessibles au Québec et au Canada (infectiologie, Cancer, diabète, neurodégénérescence, … • la mise au point finale du kit de diagnostic exige souvent l'utilisation de plateformes qui sont la propriété de grands groupes tel la PCR de Roche, à qui il faut payer de fortes redevances pour l'exploitation commerciale du kit (mais les brevets expirent bientôt) Segment 1.3.3 : MATÉRIEL MÉDICAL
Biomatériaux ; équipement médical
Environnement global
• marché mondial des technologies médicales de 200 G US$ • en 2000, au Canada, 93 % des entreprises du secteur se en 2003, avec croissance annuelle stabilisée à 6 ou 7 % consacraient essentiellement à la fabrication et 80 % de • le marché US domine avec une part de 40%.Europe 27 %, celles-ci étaient de petites entreprises avec moins de 50 le Japon 10 %, le reste du monde 23 % • en 2003, le marché de l'instrumentation médicale • les grandes entreprises (effectif de plus de 150 employés) représentait : 71 G $US; environ 40 % du marché mondial représentaient 10 % seulement du total d'établissements, • la demande totale d'équipement médical devait atteindre mais près de 50 % des ventes nettes totales générées 97,7 G $US aux États-Unis en 2005, une hausse de 10 % par la fabrication de matériels médicaux ; environ 60 % par rapport à 2004 cumulaient, outre leur activité principale, une activité de • le marché canadien de l'équipement médical est le 7e plus distribution et près de 50 % une activité de recherche important au monde; il est en grande partie alimenté par • dans le domaine de l'imagerie médicale, 4 géants issus des importations provenant des Etats-Unis; 90 % des des industries électriques et électroniques laissent peu de exportations de matériel médical du Canada sont destinés place à la concurrence : GE, Phillips, Siemens, Toshiba ; pour chacun, les activités en technologies médicales • le Québec importe près de 80% de ce qu'il consomme en représentent une part importante de leur chiffre d'affaires matière de technologies de la santé total : environ 6 % pour GE Medical Systems, 8 % pour • forts moteurs du développement Siemens et près de 15 % pour la division « Medical i) vieillissement de la population et demande croissante Systems » de Phillips (données 2001) de soins médicaux ii) volonté d'améliorer la qualité de vie des personnes âgées et des handicapés iii) développements technologiques iv) désir de maintenir les dépenses publiques en santé à un niveau acceptable en privilégiant de nouveaux outils pour un diagnostic précoce et fiable • temps de mise en marché relativement rapide comparativement aux produits thérapeutiques • partout en Occident, les mesures de compression des • selon la FMSQ, un appareil de radiologie sur deux était coûts en santé incluent : désuet au Canada en 2002 ; et un investissement urgent i) le dépistage préventif des maladies ; d'environ 2 G $ aurait été nécessaire pour remettre à ii) l'achat en vrac d'équipements médicaux par les niveau les services d'imagerie du pays fournisseurs de soins de santé • le Canada accuse un déficit technologique considérable • environnement réglementaire en général moins quant à la disponibilité d'appareils d'imagerie contraignant que celui du secteur pharmaceutique diagnostique de pointe (imagerie par résonance • au niveau réglementaire, le Canada a harmonisé sa magnétique, tomographie par émission de positrons, politique avec celle des pays européens accélérateurs nucléaires, tomodensitométrie axiale), déficit tel que le Canada fait figure de « pays du tiers monde ». Selon la FMSQ, la situation dans les autres secteurs de la médecine spécialisée où la technologie est essentielle au diagnostic ou au traitement n'est pas • l'appareillage médical pour l'être humain évoque une multitude hétéroclite de matériel, équipement, instrument, • déplacement des infrastructures de production vers l'Asie • la mise au point des tests modernes de diagnostic a) pour le diagnostic, le traitement, l'atténuation ou la requiert l'intégration de la biologie moléculaire avec des prévention d'une maladie, d'un désordre, d'un état composants électroniques de plus en plus complexes physique anormal ou de leurs symptômes ; b) pour la restauration, la correction ou la modification d'une fonction organique ou de la structure corporelle ; c) pour le diagnostic de la gestation ; d) pour les soins pendant la grossesse et les soins prénataux et post-nataux, dont soins de sa progéniture • tendance vers les appareils médicaux non invasifs, capables de lire, interpréter, monitorer et moduler des paramètres biologiques tout en transférant les résultats à distance • les plus récents développements technologiques poussent à un très haut niveau de complexité l'intégration de la biologie et de l'ingénierie mécanique/électronique, à travers notamment la mise au point de technologies de plus en plus convergentes telle celle des biosenseurs
Environnement spécifique au Québec
• en 2004, un profil statistique sur l'industrie des • la plupart des firmes du segment au Québec sont des PME technologies de la santé identifiait 611 entreprises et plus spécialisées dans un type de produits particuliers; peu de de 15 000 emplois, avec des ventes de produits et de multinationales comme Tyco Healthcare (fabrication de services dépassant 1,5 G $ produits destinés aux hôpitaux : seringues, cathéters) et • au Québec, l'industrie représente une force égale à celle Baxter (technologies de transfusion) ont fait du Québec des biopharmaceutiques bien que beaucoup plus leur port d'attache canadien diversifiée et fragmentée, ce qui représente un défi pour • le marché québécois des technologies de la santé ne réunir ses participants et créer un sentiment représente que 0,5 % de la demande mondiale • la croissance des entreprises repose sur les marchés mondiaux et des portefeuilles constamment renouvelés de produits et de services ; un enjeu stratégique crucial que les entreprises doivent saisir si elles veulent bénéficier de la croissance prévue d'ici cinq ans • 90 % des exportations de matériel médical du Canada sont destinés aux États-Unis • plusieurs formations collégiales et universitaires : • faible demande interne : le ministère de la Santé et des l'Université de Montréal offre le certificat Technologies Services sociaux, via des régies régionales, octroie par biomédicales – Instrumentation électronique ; Poly offre année 70 millions $ pour remplacer les équipements un diplôme d'études supérieures spécialisées en génie désuets au moyen du Plan triennal d'équipements, dont biomédical et une maîtrise et un doctorat en génie près de 50 millions $ pour le remplacement d'équipements biomédical ; l'Université McGill offre un programme médicaux ; un second budget annuel, d'environ 15 d'études supérieures en génie biomédical pour personnes millions $, vise les équipements de haute technologie possédant un bac en ingénierie, sciences ou un doctorat • selon l'Association des techniciens en génie biomédical, il y a quelque 500 techniciens en génie biomédical au Québec • présence au Québec d'une association des industries des équipements médicaux (l'AITS) qui regroupe plus de 125 compagnies membres et a pour mission de stimuler le développement de l'industrie, tout en étant un carrefour pour établir des liens d'affaires sur les marchés locaux, nationaux et internationaux • en 2000, l'industrie canadienne des matériels médicaux a • la mise au point des nanopuces et autres méthodes de investi quelque 126 millions $ en RD ; environ 90 % de cet criblage à haute densité nécessite des infrastructures en argent provenait des entreprises du secteur et 9 % de réseau qui ne sont accessibles au Québec et au Canada l'État (sous forme de prêts, subventions, contributions) • en 2000, près de la moitié de toutes les entreprises de matériel médical ont demandé le crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental Segment 1.3.4 : RECHERCHE PHARMACEUTIQUE ET MÉDICALE
Génomique, chimie combinatoire, bioinformatique, recherches précliniques et cliniques
Environnement global
• le marché des technologies protéomiques est de 6 G $US • technologies liés à la génomique et la protéomique très coûteuses ; le recours systématique à la pharmaco- • au Canada, les secteurs de la génomique et de la génomique est considéré par les grands groupes pharma protéomique comprennent quelque 64 petites sociétés en comme une arme à double tranchant : les coûts et les pleine croissance, réparties comme suit : développement temps de développement pourraient s'améliorer mais les génomique, fabrication d'outils, fournisseurs de logiciels de marchés pourraient en même temps être restreints par un bioinformatique et firmes d'information ciblage préférentiel sur des patients susceptibles de • depuis cinq ans, le financement stratégique par le bénéficier du traitement truchement de Génome Canada a fait du Canada un des endroits les plus propices dans le monde pour la recherche en génomique et en protéomique • le marché mondial de la recherche pharma contractuelle (CRO) est de l'ordre de 4 G $US (7 G $ en 2009) • il est reconnu que l'industrie des CRO apporte une contribution essentielle en termes de vitesse, de coût, et de conseil aux industries pharma et biotechnologique • pour beaucoup de grandes pharma, l'externalisation du développement clinique est une façon de contenir les coûts, alors que les plus petites compagnies, outre le problème des coûts, ont besoin d'avoir accès à l'expertise et aux conseils fournis par les CRO • ces dernières années, le rôle des CRO s'est renforcé (ou valorisé) avec le début de l'homologation des produits biologiques; plusieurs grandes pharma avaient besoin des conseils des CRO surtout sur le plan réglementaire pour mener leurs études cliniques • en 2004, les CROs ont mené plus de 23 000 études cliniques Phase I-IV sur 152 000 sites dans le monde. • Génome Canada est la principale source de financement et • génomique et protéomique : plusieurs préjugés d'ordre d'info sur la génomique et la protéomique au Canada éthique et ambiguïtés par rapport aux droits de la • l'Initiative en génomique et en santé (IGS) du Conseil propriété intellectuelle national de recherches du Canada visait à apporter les • CROs : préjugés d'ordre éthique bénéfices des progrès révolutionnaires en sciences génomiques et en recherches sur la santé à différentes régions et différents secteurs industriels canadiens • déchiffrage complet du génome humain, en 2003 • la pharmacogénomique est au début de son champ • nombreux champs d'application pour la génomique et la d'application et les paramètres pour une utilisation protéomique : traitements thérapeutiques, diagnostics, systématique dans la recherche préclinique et clinique • les potentiels de développement offerts par la pharmaco- sont encore sujets à controverse génomique aux CRO sont considérables : l'exploitation génétique des bases de données des patients testeurs et le recrutement de patients à partir de leur profil génétique permettront d'offrir aux entreprises pharma la possibilité d'obtenir des résultats plus significatifs avec un nombre réduit de patients et ainsi de faire d'importantes économies de temps et d'argent
Environnement spécifique au Québec
• le Québec offre un avantage concurrentiel d'au moins 30% • entreprises jeunes : stades précoces de RD sur les coûts d'opération en recherche clinique par rapport • difficile de desservir les États-Unis, le plus grand marché du monde, pour les services contractuels à partir du • une dizaine de compagnies au Québec; • les normes canadiennes facilitent l'harmonisation • CROs : concurrence féroce de la part de l'Inde et de la internationale des dossiers; • la recherche contractuelle mobilise au Québec 4 300 personnes et compte près de 20 firmes qui offrent une gamme complète de services, de la recherche préclinique à la pharmacovigilance. • une douzaine de CROs au Québec. • Génome Québec soutient financièrement les recherches en • le manque de personnel qualifié, c'est-à-dire ayant génomique et protéomique ainsi que leurs applications, en développé une bonne expérience sur des essais cliniques partenariat avec les milieux académiques et privés « pivotaux » est un frein important au développement de • protéomique : le CNRC a établi une plateforme ce segment au Québec technologique centrale en protéomique située à l'Institut des sciences biologiques (ISB) à Ottawa ; tous les groupes de recherche du CNRC et les organisations de recherche collaboratrices du milieu universitaire, du secteur privé et d'autres pays ont accès à ces installations • les normes relatives aux essais cliniques et à la préparation de dossiers de soumission réglementaires respectent les standards internationaux (FDA et EMEA) •deux réseaux de centres d'excellence ont une composante en protéomique ou génomique: le Réseau des cellules souches et le Réseau d'excellence en sciences protéique • Génome Québec : un centre de renommée internationale • forte compétition provenant d'autres pays qui possèdent en génomique et en protéomique d'innovation encore des vestiges de populations fondatrices : Costa • la protéomique et la génomique fonctionnelles constituent Rica, Islande, Terre-Neuve, Finlande, etc. une thématique importante des activités de RD de l'Institut de recherche clinique de Montréal • présence de plus de 20 hôpitaux universitaires regroupés dans cinq centres majeurs • 15 réseaux de recherche regroupant des spécialistes de divers domaines thérapeutiques permettant un accès rapide à l'expertise québécoise, mais pas aux patients • possibilité de recrutement de patients pour essais cliniques • CRO : des médecins spécialistes avec une longue expérience des exigences de la FDA; une base de patients potentiels d'origine européenne, asiatique, latine et sud-américaine; des standards cliniques communs pancanadiens • génomique, protéomique et CRO : personnel hautement • Genizon, de Montréal, veut tirer profit du bagage génétique assez homogène de la population fondatrice du Québec (composée d'environ 6 millions de sujets descendant d'un nombre relativement restreint de fondateurs), une population idéale pour la recherche de gènes impliqués dans les maladies ; elle veut offrir à l'industrie du médicament des services de pharmaco-génomique uniques et innovateurs en misant sur les outils et technologies issus de ses programmes de découverte de gènes associés aux maladies, notamment : - un réseau clinique composé de plus de 900 cliniciens qui recrutent parmi la population fondatrice du Québec; - une base de données comptant des informations sur plus de 35 000 personnes ayant participé aux programmes d'associations pangénomiques de Genizon; - le génotypage de SNPs à haut rendement, basé sur la technologie Illumina et ayant une capacité de 100 millions de génotypes par jour; - GeneSys : le pipeline d'analyse génétique de Genizon qui associe les gènes et les biomarqueurs avec la réponse aux médicaments. Section 2 – Analyse du secteur Nutrition humaine

2.1 Profil du secteur Nutrition humaine au Québec

Segments retenus
Cinq segments composent le secteur :

nutraceutiques : vitamines et minéraux, produits végétaux, suppléments spécialisés;
aliments fonctionnels : nutrition grand public, nutrition spécialisée;
additifs alimentaires : agents de conservation, agents de texture, colorants, révélateurs de goûts;
transformations alimentaires : ingrédients, fermentation, outils de contrôle de qualité;
cosméceutiques : tous les produits cosméceutiques.

Tendances et moteurs
Une industrie en expansion
On note une tendance soutenue à la hausse pour les produits et ingrédients élaborés à partir de principes scientifiques et fournissant aux consommateurs des produits alimentaires dont les bénéfices pour la santé sont prouvés. Au Canada, entre 1999 et 2003, les ventes d'aliments fonctionnels, de produits de soins personnels et d'aliments naturels et organiques ont augmenté de 40 %. Les produits de santé naturels (PSN) connaissent une croissance très rapide. Après un doublement du marché au cours des cinq dernières années, le secteur représente maintenant plus de 2,5 milliards (G)$ en ventes au détail au Canada et emploie plus de 25 000 Canadiens. L'industrie est présente partout au Canada, mais la majorité des firmes est encore aux étapes de développement. L'évidence scientifique s'accumule sur les relations de causes à effets entre l'alimentation et le développement de maladies chroniques (troubles cardiovasculaires, diabète de type 2, certains cancers, obésité) qui exercent une pression croissante sur les dépenses en santé. Le fardeau économique dû aux maladies reliées à l'alimentation se chiffre, au Canada, entre 35 et 45 G $ par an. On anticipe que ces marchés connaîtront des hausses de 5 à 10 % par an. Importance de la recherche Cette expansion exige des études scientifiques démontrant avec plus de rigueur les impacts bénéfiques de nouvelles molécules bioactives, l'efficacité des produits, leur innocuité et les interactions des produits alléguant des bienfaits avec des produits pharmaceutiques. Ces études devraient mener à une stratégie pour améliorer l'acceptabilité des aliments fonctionnels par le consommateur et les professionnels. Nutritionnistes et médecins sont enclins à recommander davantage les aliments fonctionnels que les nutraceutiques et ils préfèrent les aliments fonctionnels naturels aux aliments fonctionnels enrichis. Impact de la réglementation La réglementation devient de plus en plus exigeante au niveau des procédés de fabrication et des allégations sur les produits et les ingrédients. La règlementation canadienne concernant les aliments fonctionnels n'est pas claire, ce qui engendre confusion et un accès limité aux produits. Du côté des PSN, suite à la nouvelle réglementation de 2004, Santé Canada a engagé, en 2005, 5 millions $ pour créer un programme de recherche sur les PSN. Aux États-Unis, depuis le 1er janvier 2006, la Food and Drug Administration (FDA) oblige les manufacturiers à indiquer la quantité de gras trans sur l'étiquette de leurs produits. Afin d'assurer la conformité des produits, cette hausse des critères de qualité entraîne une augmentation des coûts de production. Le critère majeur dans la fabrication des PSN étant la qualité, l'industrie devra, pour rencontrer l'ensemble de ces nouvelles exigences, être appuyée pour la commercialisation des produits au niveau de l'innocuité, de la sécurité et de l'efficacité. Des consommateurs plus conscientisés De plus en plus informés, les consommateurs se tournent vers une forme d'automédication qui devrait créer une croissance
importante dans divers segments du secteur. L'intérêt des consommateurs pour un mode de vie plus sain, les effets
secondaires de certains médicaments synthétiques et le fait que les aliments fonctionnels offrent une alternative accessible
et moins coûteuse favorisent les aliments fonctionnels par rapport aux médicaments. Il est cependant essentiel de fournir
des informations claires aux consommateurs et de vulgariser les avantages du produit.

Des pistes pour le Québec
L'industrie québécoise des aliments fonctionnels doit innover et mettre en marché des produits plus performants, tout en assurant un volet santé aux consommateurs. Les produits dérivés du lait représentent certainement un bassin potentiel important pour le Québec qu'il faudrait exploiter davantage. On note un besoin d'expertise au niveau des technologies pour les produits liquides comme les boissons énergétiques, expertise qui devrait s'orienter vers des formulations à multiples
ingrédients et offrant une excellente dissolution des protéines en forme aqueuse. Un effort de collaboration avec les grandes
entreprises cosmétiques, dont plusieurs ont des installations au Québec, devrait être déployé pour encourager un
rapprochement entre ces entreprises et des firmes innovatrices d'ici. Les entrepreneurs ont besoin d'accompagnement du
laboratoire au projet pilote et du projet pilote à l'échelle industrielle. Une démarche pour les appuyer en ce sens est
fortement souhaitée.
Principaux marchés
Pour 2010, le marché mondial des nutraceutiques et aliments fonctionnels (NAF) est estimé à 500 G $US avec les États-Unis,
le Japon et l'Europe comme principales régions de croissance. Le marché des ingrédients nutraceutiques, très concurrentiel,
était dominé en 2005 par cinq firmes : Solae, Cargill, DSM Nutritional Products, ADM Natural Health and Nutrition et BASF,
qui occupaient 36 % du marché ; 3 500 producteurs se partageaient le reste du marché. La Chine et l'Inde représentent des opportunités par la taille de leur population et leurs habitudes de consommation, mais sont aussi une menace à cause de leurs habiletés à fabriquer des ingrédients de bonne qualité à des prix que la compétition nord-américaine et européenne peut difficilement concurrencer. La Chine deviendra, en 2015, le plus grand marché de nutraceutiques avec des ventes annuelles de 3, 8 G $US. Entre 2005 et 2010, une hausse annuelle de 8 à 10 % de la demande mondiale des NAF est prévue et le développement de ces produits se situe parmi les dix filières technologiques reconnues à l'échelle internationale. Au niveau canadien, la plupart des exportations de NAF vise le marché américain. Les ventes canadiennes de produits de nutrition sont évaluées à 4,8 G $US pour 2,7 % du marché mondial. Au Québec, les ventes de PSN dépassent 300 millions $US et représentent 17 % du marché canadien. Face à cette réalité, les entreprises québécoises doivent continuer à innover pour protéger leur marché local, réduire leurs coûts de RD et développer le marché international. D'autre part, les ventes potentielles de produits automatisés se chiffreront à 30 G $US dans quelques années. Au niveau des créneaux de marchés, les domaines suivants sont prometteurs : • Les maladies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires) constituent des préoccupations importantes
pour les consommateurs au niveau de leur santé (55 % des causes de mortalité sont dues aux problèmes cardio-vasculaires). La hausse de l'obésité enfantine fera augmenter la demande pour des produits amaigrissants. Aux États-Unis et en Europe, on prévoit une hausse annuelle de 10 % de la demande des produits santé et de bien-être pour le diabète et l'obésité, l'obésité infantile, la santé infantile, la santé des femmes, les allergies et le système immunitaire. • L'ingrédient actif est l'élément stratégique pour le développement de l'industrie des PSN, ce qui explique sa forte
demande. L'industrie des aliments fonctionnels, premier utilisateur d'ingrédients actifs naturels, est en forte croissance. Les fabricants canadiens et québécois d'ingrédients actifs éprouvent actuellement de la difficulté à pénétrer les marchés internationaux en raison d'une qualité technique insuffisante, de prix de vente excessifs, d'une connaissance insuffisante de la mise en marché et de marchés très concurrentiels. Malgré cela, certains produits du Québec réussissent à se différencier par rapport aux produits concurrents et le secteur jouit d'une expertise dans l'extraction d'ingrédients actifs naturels de la part des entreprises et d'institutions de recherche. En plus des activités d'extraction, les entreprises de PSN du Québec se spécialisent dans la caractérisation et la transformation primaire des biomasses marines et dans les produits laitiers. Les biomasses marines et végétales nordiques, particulières aux régions froides comme le Québec, pourraient fournir des ingrédients actifs prometteurs, notamment pour des applications cosméceutiques. produits spécifiques connaissent une vive hausse de demande. Les marchés pour les aliments fonctionnels à
base de protéines de soya, d'isoflavones, de fibres de psyllium, d'oméga-3, de probiotiques, de lycopène, de calcium et de magnésium représentent, en 2006, 200 G $US dont 15,5 G $US pour les omégas-3 et le soya, les deux nutriments les plus populaires. La demande pour les formes liquides de suppléments contenant de multiples ingrédients est aussi en hausse. Le marché des antioxydants synthétiques devrait décliner mais ceux des antioxydants naturels et des vitamines E et C devraient croître. Pour le marché des extraits d'herbes, une hausse de la demande de 6.5 % par an est anticipée, pour atteindre 2,5 G $US en 2015. Le marché des multi-vitamines augmente de 6,5 % depuis 2004, engendrant des ventes de 760 millions $US en 2005. Les probiotiques et les huiles de poisson représentent aussi des lignes de produits en forte progression. La consommation de produits laitiers fonctionnels s'avère plus facile pour les personnes âgées et représente un marché intéressant. La demande pour des produits énergisants faciles d'absorption est aussi à la hausse. On estime les demandes pour ces produits à consommation rapide à 40 G $US en 2009, aux États-Unis et en Europe. Les ventes d'additifs alimentaires nutraceutiques sont estimées à 370 millions $US en 2008. Le marché des saveurs, plus grand segment du marché des additifs alimentaires, est estimé à près de 2 G $US en 2008 et ce marché devrait profiter de la forte demande pour des produits ethniques. Enfin, on prévoit une hausse de la demande pour divers produits naturels : produits moins nocifs pour l'environnement, contenant des antibactériens, spécifiques aux consommateurs ethniques, pour l'aromathérapie et pour les spas. produits de remplacement sont des marchés à ne pas négliger. Pour les produits de texture et de remplacement
de gras, les ventes mondiales sont estimées à 820 millions $US pour 2008. Le marché des substituts du sucre représente aussi une excellente opportunité avec des ventes mondiales estimées à 181 millions $US pour 2008. Aux États-Unis, une hausse de 31 % a été notée pour la demande des produits organiques en 2005 par rapport à 2003. cosméceutiques, composés de plusieurs ingrédients actifs rassemblés en un seul produit, ont l'avantage d'être
plus performants et moins irritants que les cosmétiques conventionnels. Les marchés les plus prometteurs sont l'Europe, l'Asie et les États-Unis. Les produits de soins personnels constituent 20 % du marché des PSN. Les principales demandes sont pour les produits traitant l'acné, les rides, les taches brunes, le psoriasis, les verrues ainsi que pour les produits anti-vieillissement, un filon prometteur pour les femmes des baby-boomers. Une tendance plus récente : la croissance de la demande des produits pour hommes. Dans ce segment, le Québec possède un avantage au niveau de la production industrielle, étant donné la qualité de l'eau et le savoir-faire industriel en dermatologie et en cosméceutique. Le territoire montréalais compte 60 % des ventes canadiennes du secteur.
Technologies importantes
Sept technologies offrent des opportunités intéressantes pour le secteur :

L'intégration des technologies « omiques » (génomique, protéomique, métabolomique, etc.) à la transformation
alimentaire et à la nutrition représente une voie intéressante.
L'amélioration des procédés et biosenseurs : gains d'efficacité et de productivité, réduction des coûts
(fractionnement, séchage, conditionnement, protection des molécules actives, substitution des gras trans).
La mise au point de techniques pouvant améliorer la conservation de la fraîcheur des aliments et d'en prolonger le
cycle de vie.
Pour les probiotiques, l'amélioration des procédés de caractérisation et de fabrication.
Pour les ingrédients actifs, la mise au point de procédés d'extraction novateurs et la recherche de nouvelles
productions à haute valeur ajoutée.
Pour l'anti-vieillissement, la conception et la mise au point de nouveaux produits et les applications plus particulières
d'instrumentation médicale.
Toutes les plateformes ayant pour but d'améliorer le système immunitaire.


Sources des potentiels de transfert technologiques au Québec
En ce qui concerne la recherche, le Québec compte sur une structure institutionnelle bien organisée et sur des plateformes
de recherche bien équipées dans le domaine des PSN.
La Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval réunit une centaine de chercheurs dont
l'expertise couvre la phytoprotection, la génomique animale et végétale, le génie agroalimentaire, le développement de
molécules nutraceutiques, les ingrédients laitiers et bactéries probiotiques (et les interactions aliment, nutrition, santé),
l'étude du comportement du consommateur. La faculté compte 25 centres, chaires et groupes de recherche dont : le Centre
de recherche en économie agroalimentaire ; le Centre de recherche en horticulture ; le Centre de recherche en sciences et
technologie du lait ; des Chaires de recherche du Canada (Alimentation et santé cardio-vasculaire ; Biofonctionnalité des
probiotiques et des aliments laitiers fermentés ; Protéines, les biosystèmes et les aliments fonctionnels) ; 2 Chaires
industrielles CRSNG et 4 Chaires capitalisées. De plus, l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF)
regroupe 60 chercheurs et 150 étudiants, majoritairement de l'Université Laval mais aussi de 8 autres institutions
québécoises. L'INAF est doté d'équipements de pointe, constituant une opportunité unique de développement pour le
Québec et le Canada car peu d'installations à travers le monde permettent de couvrir tous les aspects de la chaîne
(caractérisation, extraction, utilisation, démonstrations in vitro, in vivo et cliniques). L'expertise de l'INAF couvre les aliments
fonctionnels et nutraceutiques ; l'identification et caractérisation ; les études comportementales ; les procédés ; la qualité, stabilité et protection ; les technologies « omiques » ; les bio-essais in vitro et in vivo ; les études cliniques et les domaines d'application. L'INAF compte plus de 60 partenaires industriels actifs et participe à des projets d'envergure nationale et internationale (réseau canadien AFMnet ; IFREMER et INRA en France ; Brésil ; Mexique ; TNO Institute aux Pays-Bas). L'Université McGill travaille en collaboration avec l'INAF et compte 9 centres de recherche, instituts, réseau et groupes de recherche dont, par exemple, le Centre d'études sur la nutrition et l'environnement des peuples autochtones, le Centre de recherche sur les interactions hôte-parasite, The Brace Centre for Water Resources Management et The Plant Productivity Research Network. D'autres expertises se retrouvent au Centre de recherche et de développement sur les aliments, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, situé à Saint-Hyacinthe et comptant 26 chercheurs et professionnels de recherche. Les sujets de recherche concernent les bio-ingrédients, produits laitiers, produits carnés, fruits et légumes, produits de boulangerie ou technologies de conservation et d'emballage, de fermentations, de qualité et traçabilité des denrées ou de génie alimentaire. Également à Saint-Hyacinthe, Cintech agroalimentaire, est formée d'une équipe multidisciplinaire de 30 experts en science et technologie des aliments, microbiologie, procédé industriel, recherche appliquée, nutrition et commercialisation. Pour sa part, le CRIQ, avec une équipe de 26 agents de recherche et développement et techniciens spécialisés, mène des travaux reliés à l'agroalimentaire, les biotechnologies et la nutrition. Il entretient des liens privilégiés avec plusieurs centres de recherche, associations industrielles et partenaires. Ses spécialités touchent principalement l'automatisation de procédés de fabrication, le développement d'équipements industriels et les essais de qualification et de certification de produits. 2.2 Grille synthèse de l'analyse du secteur Nutrition humaine

CONTEXTE MONDIAL
DYNAMISME ET CAPACITÉ DE L'INDUSTRIE
DYNAMISME ET POTENTIEL DE
en matière d'innovation en bio-industries
À INNOVER AU QUÉBEC
TRANSFERT DE LA RD AU QUÉBEC
RD
de technologies
de l'industrie
de la RD
pour transferts
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Aliments
Additifs
Légende : z (état jugé majeur ou dominant) ; (moyennement important ou significatif) ; (peu important ou peu significatif) ↑↑ (tendance en forte hausse) ; ↑ (tendance en hausse) ; ≈ (tendance plus ou moins stable) ; ↓ (tendance à la baisse)
2.3 Analyse détaillée des segments du secteur Nutrition humaine

Segment 2.3.1 : NUTRACEUTIQUES
Vitamines et minéraux, produits végétaux, suppléments spécialisés (enzymes, probiotiques, omega-3, antioxydant, etc.)
Environnement global
• ventes canadiennes de produits de nutrition évaluées à 4,8 • concurrence globale en raison de l'implication de grandes G $US représentant 2,7% du marché mondial entreprises chimiques, pharmaceutiques et alimentaires • les effets secondaires de certains médicaments • forte demande à l'international pour ingrédients actifs en synthétiques incitent à la consommation de PSN santé préventive (PSN, alimentation et soins personnels, • certains iincidents médicaux sont liés à l'utilisation simultanée (sans contrôle) de PSN et de produits • le marché de la nutrition de l'Inde vaut 6.8 G $US et on pharmaceutiques ou thérapeutiques traditionnels anticipe son doublement d'ici cinq ans • marché global en 2006 : 200 G $US dont une demande de • le marché des nutraceutiques de l'Inde augmentera de 15.5 G $US pour les omégas 3 et pour le soya (les deux 1.4% annuellement au-dessus de la moyenne mondiale ; nutriments les plus populaires) en 2045, ventes estimées à 5.3 G $US • hausse en moyenne de 5.8% annuellement jusqu'en 2010 • la Chine deviendra en 2015 le plus grand marché de • hausse de la demande des pays de l'Europe et du Brésil nutraceutiques avec des ventes annuelles de 3, 8 G $US, pour formulations naturelles à base de vitamine E liquide surpassant les États-Unis (marché de 2, 5 G $US en 2005 provenant d'herbes non génétiquement modifiées • programme de communication sur les bienfaits du thé car • hausse de la demande de 6.5% annuellement des extraits impopulaire aux É-U ; des ventes estimées à 10 G $US en d'herbes, de 1.35 G $US en 2005 à 2.5 G $US en 2015 • hausse des nutriments et minéraux de 6.3% annuellement de 7 M $US en 2005 à 12.7 M $US en 2015; • hausse des vitamines de 4.6% annuellement, de 3.33 G $US en 2005 à 5.2 G $US en 2015 • les nutriments sous forme liquide évalués à 8% du marché global des suppléments • en 2005, ventes de 70 M $US de vitamines en liquide par les chaînes de distribution principales et par la poste directement ; hausse de 9.1 % depuis 2004 • en 2005, ventes de 760 M $US de multivitamines ; hausse de 6.5 % depuis 2004) • des partenariats entre fabriquants et grands distributeurs rendent la concurrence plus féroce (ex : Rockstar energy drink et Coca-Cola pour le produit Von Dutch) • États-Unis, Japon et Chine sont les plus grands consommateurs de nutraceutiques au monde • population totale de l'Asie près de 3 milliards; pays à surveiller : Thaïlande (plus grand marché potentiel en termes de revenus), Malaisie, Singapore (plus grand pouvoir d'achat, marché quasi saturé), Philippines et Indonésie (peu d'intérêt pour nutraceutiques vus comme produits de luxe), Vietnam (plus grande hausse potentielle) • Santé Canada a engagé 5 millions $ en cinq ans pour créer • la nouvelle réglementation de Santé Canada sur les PSN un Programme de recherche sur PSN (mai 2005) (01/01/2004) affecte les entreprises: allégations santé, • conscience accrue des consommateurs au sujet des licences de production et d'exploitation, normes de bienfaits d'un mode de vie plus sain production, vente, emballage, étiquetage, importation, • hausse des critères de qualité de la FDA entraînant une distribution et entreposage hausse des coûts de production pour assurer la conformité • au Canada, produits visés par réglementation : nutra- ceutiques, remèdes homéopathiques, traditionnels ou à base d'herbes médicinales, vitamines, minéraux, probiotiques, aminoacides et acides gras essentiels • nutritionnistes et médecins canadiens recommandent moins les nutraceutiques que les AF • plusieurs travaux de recherche scientifique et clinique • la qualité : critère majeur pour la fabrication des PSN confirment l'efficacité et l'innocuité des PSN • l'ingrédient actif est l'élément stratégique pour le • besoin de produits de meilleure qualité (appui scientifique développement de l'industrie des PSN plus soutenu, mise en marché plus efficace) • effets secondaires de PSN causés par un usage abusif • les consommateurs préfèrent les suppléments sous forme et/ou prolongé (surtout avec plantes médicinales) liquide plutôt que des pilules
Environnement spécifique au Québec
• au Québec, les ventes de PSN sont de plus de 300 M $US • forte concurrence avec fournisseurs de matières 1ères des et représentent environ 17 % du marché canadien du pays en développement (Chine, Inde, Amérique latine) • nécessité d'investir en commercialisation et en promotion • le Fonds Bio-Innovation du CQVB stimule la croissance de pour percer les marchés ce segment en émergence • certaines firmes collaborent avec de grandes entreprises internationales disposant de bons réseaux de distribution • l'expertise des scientifiques du domaine des substances naturelles est reconnue • top 5 des ingrédients nutraceutiques : Solae, Cargill, DSM Nutritional Products, ADM Natural Health and Nutrition, et BASF ; en 2005, ils ont une part de marché de 36 %, 3500 producteurs se partagent le reste du marché. • présence de plusieurs centres de recherche et de • importance de mettre au point des procédés d'extraction laboratoires spécialisés dans le domaine d'ingrédients actifs innovateurs et de viser une production • expertise d'entreprises et d'institutions dans l'extraction à haute valeur ajoutée d'ingrédients actifs naturels • les fabricants d'IA disposent de moyens de production • les biomasses marines et végétales nordiques, particulières relativement faibles et la qualité de production est encore aux régions froides, sont susceptibles de fournir des IA • l'INAF stimule la croissance économique de ce secteur en • les fabricants de PSN disposent d'une expertise limitée en commercialisation sur les marchés internationaux d'IA • structure institutionnelle bien organisée et plates-formes pour les NAF et les cosméceutiques de recherche bien équipées dans ce domaine • absence d'entreprise importante de chimie fine susceptible de créer une masse critique pouvant favoriser le développement de l'industrie des PSN Segment 2.3.2 : ALIMENTS FONCTIONNELS
Nutrition grand public, nutrition spécialisées (diabète, sport, etc.)
Environnement global
• fardeau économique causé par les maladies reliées à • importante progression des maladies chroniques (obésité, l'alimentation : entre 35 et 45 G $Can / année au Canada. diabète, MCV et certains cancers) • des percées importantes pourraient aider à réduire les CSS • les Etats-Unis occupent plus de 50 % des importations canadiennes de PSN • en 2010, le marché mondial des NAF est prévu jusqu'à 500 • entreprises canadiennes des NAF débutent l'exportation • demande des pharmacies et des grands magasins • préférence récente pour AF par rapport aux médicaments, désirant produire leurs propres marques privées de PSN vue comme une alternative accessible et peu coûteuse • Hausse de la demande des produits de bien-être et de • la plupart des exportations canadiennes de NAF vise le santé naturelle marché américain • Chine et Inde vont devenir rapidement deux grands • l'Ontario et l'Ouest canadien dépensent plus pour PSN que marchés grâce à leur grande productivité et diversité de le Québec et les Maritimes • hausse de la demande pour la prévention car génération • le Japon est le plus grand marché (support vieillissante (baby-boomers) gouvernemental pour recherche) suivi par États-Unis • hausse de la demande pour AF à base de protéines de • la France représente un petit marché vu leurs attitudes soya et d'isoflavones, psyllium, fibres, omega-3, acides conservatrices liées à l'alimentation gras, probiotiques, lycopènes, calcium et magnésium à cause de leurs bienfaits pour la santé • hausse de 18 % des breuvages de 2004 à 2005; des ventes totalisant 1,8 milliard $US • hausse de l'obésité enfantine et de la demande pour des produits d'amaigrissement • prévision 2010 : 46 % des enfants d'Amérique du Nord et du Sud auront un surplus de poids, 15 % seront obèses • dans les 4 prochaines années 40 % des enfants dans l'Est de la Méditerranée seront obèses, 38 % en Europe, 27 % dans la région Pacifique et 22 % dans le Sud-est asiatique • nombreuses recherches par les entreprises pour offrir des produits laitiers présentant des bienfaits (ex. : lait enrichi de glucosamine, probiotiques dans yogourts) • AF : hausse de demande de 8-10 % / an entre 2005-2010 • en 2006, AF représentent 3 % des ventes alimentaires aux États-Unis (devrait doubler dans les prochaines années) • Royaume-Uni : plus grand marché d'AF en Europe de • Allemagne : grand intérêt pour AF car population très consciente de sa santé et de son bien-être • le développement des NAF se situe parmi les 10 filières • la documentation des interactions nutriments-PSN- technologiques reconnues à l'échelle internationale; médicaments : un sujet hautement prioritaire pour Santé • le nouveau Guide alimentaire canadien inclut des nouveaux aliments comparativement à l'ancien • nutritionnistes et médecins canadiens préfèrent les AF • 55 % des causes de mortalité sont dues aux problèmes naturels aux AF enrichis cardiovasculaires • le rythme de vie accéléré augmente la demande pour les produits énergisants rapides et faciles d'absorption • le système immunitaire : préoccupation des consommateurs (devant la gestion du poids et produits de • hausses contradictoires entre tests scientifiques / cliniques sur les bienfaits de l'ail pour améliorer fonctions cardiovasculaires, saw palmetto pour hyperplasie bénigne, thé vert pour prévention du cancer et perte de poids, black cohosh pour diminuer les symptômes de la préménopause • plus facile pour personnes âgées de consommer des produits laitiers fonctionnels que d'avaler des pilules • la métagénomique pourrait engendrer des retombées • démontrer rigoureusement les impacts bénéfiques des majeures pour l'industrie alimentaire (ex. : meilleure nouvelles molécules bioactives : stratégie nécessaire pour sélection des bactéries lactiques d'intérêt probiotiques) améliorer l'acceptabilité des AF par les consommateurs) • au Canada, de nombreux partenariats réalisent des • nutritionnistes et médecins canadiens ont des activités de RD dans les NAF connaissances modérées sur les composés bioactifs • la majeure partie des firmes canadiennes dans NAF sont • au Canada, manque de main-d'œuvre dans le secteur des sociétés canadiennes privées ne faisant pas de RD NAF pour commercialisation, recherche et production
Environnement spécifique au Québec
• intérêt des firmes en biotechnologies pour la recherche en • coûts des études cliniques nutritionnelles élevés pour les partenariat avec l'INAF (concentration au Québec plus élevée qu'au Canada) • le secteur des PSN compte environ 125 entreprises, employant plus de 3 000 personnes • nombreux travaux (INAF, Groupe de recherche sur la phytochimie et le métabolisme, Université McGill et CRDA) • concurrence internationale féroce, manque d'une structure générant des données probantes pour l'élaboration qui intégrerait les acteurs suivants : privé, public et d'allégations santé recherches dans un seul endroit. Ex : Agwest à Saskatoon, Mars à Toronto • la prudence de Santé Canada freine le développement des allégations santé pour aliments fonctionnels • accès pour industriels à nouvelles méthodes analytiques, nouveaux biomarqueurs et tests rapides et efficaces pour • les excellentes équipes en NAF au Québec manquent d'un valider l'innocuité (INAF) organisme regroupant tous les intervenants pour une • offre de services développée par INAF et TransBIOtech meilleure optimisation des services et ressources pour industriels (services analytiques Nutra +) • l'INAF, un réseau de chercheurs de grande expertise et doté d'équipements de pointe, une opportunité unique de développement pour le Canada • presque la moitié des découvertes de l'INAF a fait l'objet de transferts à l'industrie • peu d'installations à travers le monde comme l'INAF permettant de couvrir tous les aspects avec un continuum (caractérisation, extraction, utilisation, démonstrations in vitro, in vivo et cliniques) • possibilité de rétention, recrutement et formation de scientifiques de haut niveau (INAF) Segment 2.3.3 : ADDITIFS ALIMENTAIRES
Agents de conservation, agents de texture, colorants, révélateurs de goût
Environnement global
• marché antioxydants naturels, extraits d'herbes et vitamine • l'Asie a la capacité d'offrir des additifs alimentaires E et C en croissance et antioxydants synthétiques en déclin acidulants à moindre coût diminuant ventes globales de 4 • additifs alimentaires : croissance prévue de 2 à 3 % / an % en 2005 (ex. : citrique, lactique et acide sorbique) pour 3 prochaines années, atteignant 24,9 G $US en 2007 • hausse de la demande de produits organiques et de • États-Unis, marché estimé en 2008 à 5,1 G $US en hausse produits sans hormones • produits alternatifs au sucre : ventes estimées à 181 millions $US en 2008 • additifs alimentaires nutraceutiques : ventes estimées à 370 M $US en 2008 • agents de conservation : ventes estimées à 415 M $US en • saveurs : plus grand segment du marché des additifs alimentaires (40 % du total) estimé à 1,97 G $US en 2008 • la forte demande pour des produits ethniques augmentera la demande pour les saveurs • produits de texture et de remplacement de gras : ventes estimées à 820 millions $US en 2008 • possibilité de nouveaux agents de cuisson diminuant coûts de production et augmentant performance de cuisson pour produits tels croissants et brioches (Cognis) • production d'additifs alimentaires organiques (ex. : couleur provenant de produits d'origine naturelle pour fromage cheddar Annatto), les couleurs peuvent être utilisées comme phytonutriments (Hansen) • production d'une gomme ayant comme additif alimentaire du calcium (Wrigley's a 4 G $US de ventes globales) • création d'un émulsifiant permettant de conserver les gâteaux pour un minimum de 24 mois comparativement à 12 mois (Paslgaard, Danemark) • les extraits de pépins de raisin et d'écorce de pin utilisés comme additifs alimentaires dans la viande cuite performent mieux que les agents de conservation synthétiques au niveau de l'oxydation et des effets microbiens
Environnement spécifique au Québec
Forces / atouts
Faiblesses / contraintes
• les additifs aident à la conservation, ou facilitent le • peu d'entreprises dans le segment traitement ou le conditionnement : avantage face à la • débat : aspartame, cancérogène ou pas? production et à la transformation de produits hautement • en l'absence de précisions dans le Règlement sur les aliments et drogues, les additifs alimentaires doivent être • synthèse en réacteur, un des procédés utilisés pour la conformes aux dispositions du Codex des produits formation d'additifs alimentaires chimiques alimentaires • surveillance continue par Santé Canada pour détecter les • réticence des consommateurs face aux additifs et en lien réactions et les effets indésirables avec le mouvement biologique (réactions allergiques, • colorant l'amarante est interdit Segment 2.3.4 : TRANSFORMATIONS ALIMENTAIRES
Ingrédients actifs, fermentations, outils de contrôle de qualité
Environnement global
• croissance des ventes mondiales d'IA prévue entre 5 et 8 • marché des IA très hétérogène % /an entre 2005 et 2010 • concurrence des pays de l'Océanie, de l'Europe nordique • l'industrie des AF est le plus grand utilisateur d'ingrédients et du Sud-est asiatique actifs naturels, en forte croissance pour années à venir • les entreprises québécoises doivent innover pour protéger • hausse des ventes des produits étiquetés « sans gras leur marché local et développer le marché international trans » de 12 % de 2003 à 2004 engendrant des ventes totales de 64,4 M $US aux Etats-Unis • hausse des ventes de yogourt de 8 % /an depuis 30 ans; 58 % de la hausse provient des 5 dernières années • hausse des ventes de produits pour emballage et de transformation automatisée augmentant les ventes totales des équipements totalisant 860 M $US en 2004 • ces produits automatisés changeront le marché de 25 %; ventes anticipées de 30 G $US dans quelques années • de 2002 à 2005, les produits avec équipement d'emballage automatisé sont passés de 40 à 250 • hausse de la demande pour produits organiques de 31 % aux Etats-Unis en 2005 par rapport à 2003 • ventes totales de 14 G $US en 2005 aux Etats-Unis pour les produits suivants : viandes : 55,4 %, condiments 24,2 %, produits laitiers 23,5 %; la demande surpasse l'offre pour les produits organiques • ventes de produits à consommation rapide estimées à 40 G $US en 2009, aux Etats-Unis et en Europe • le marché des produits alimentaires pour enfants pourrait atteindre 38 G en 2007 • hausse de la demande des produits santé et de bien-être • les entreprises canadiennes dans NAF sont divisées pour : diabète, obésité, obésité infantile, santé infantile, concernant les répercussions de l'appariement des normes santé des femmes, allergies et système immunitaire canadiennes aux normes américaines (hausse prévue de 10 %/an aux Etats-Unis et en Europe) • depuis le 1er janvier 2006, la FDA oblige les • en 2005, croissance de la demande de produits ethniques manufacturiers à indiquer la quantité de gras trans sur de 14 %/an en Europe et 5 %/an aux Etats-Unis • l'intégration des technologies « » pour la • support à l'industrie dans la commercialisation de produits transformation alimentaire et la nutrition constitue un (innocuité, sécurité, efficacité) • amélioration des gains d'efficacité et de productivité pour • les entreprises de PSN de CB, des Maritimes et du QC se l'industrie agroalimentaire et des biotech (fractionnement, spécialisent dans activités d'extraction, de caractérisation séchage, conditionnement, protection des molécules et dans la transformation primaire des biomasses marines actives ou de substitution des gras trans) et des produits laitiers • autour de 200 entreprises actives en RD de produits • les entreprises de PSN du Man., Sask. et Ont. sont actives fabriqués par nanotechnologie (nanofood) au monde. Les en production et transformation primaire de produits Etats-Unis sont premiers, suivis du Japon et de la Chine. provenant de céréales et d'oléagineux/protéagineux • procédé de Caroline Soy Product permettant de produire • le marché européen des systèmes d'automatisation de l'huile à partir du soya en gardant propriétés génèrera des revenus de 691 M $US entre 2005-2011 et le bénéfiques (ex. : Omega-3 et vitamine E) et en évitant les segment de l'alimentation et des boissons démontre la plus grande hausse (36,9 %) • procédé de Fonterra prolongeant la date d'expiration des yogourts ayant des cultures vivantes et actives • en Chine, coûts de productivité très bas Environnement spécifique au Québec
• 70 % des entreprises québécoises du secteur des PSN ont • difficulté des fabricants d'IA à percer les marchés été créées début des années '90 internationaux : qualité technique insuffisante, prix de vente excessif, connaissance insuffisante de la mise en marché et marchés très compétitif • accès pour les industriels à des tests rapides et efficaces • aucun producteur québécois d'IA dans le domaine de la pour valider qualité et efficacité de leurs produits (INAF) fabrication de vitamines ou de minéraux n'est présent sur • présence d'un laboratoire pilote en transformation les marchés les plus importants alimentaire (INAF) • les entreprises québécoises du secteur des PSN commercialisent surtout au niveau local • peu d'entreprises québécoises du secteur des PSN effectuent de la transformation et très peu s'intéressent à la RD Segment 2.3.5 : COSMÉCEUTIQUES
Tous les produits cosméceutiques
Environnement global
• les produits de soins personnels constituent 20 % du • réduction des coûts de RD et offrir des produits moins marché des PSN avec taux de croissance de 8,8 % (2003) chers pour pénétrer le marché « mainstream » • présence de L'Oréal Canada, leader de l'industrie • facilité de distribution intérieure : par Internet, structure cosméceutiques au Canada. développée et accessibilité par magasins, pharmacies, • filon prometteur : les femmes des baby-boomers grandes surfaces des grandes firmes ayant les ressources préoccupées par vieillissement de la peau nécessaires pour un tel investissement • demande pour produits traitant : acné, rides, taches • marché des hommes plus complexe que celui des brunes, psoriasis, verrues : stéréotypes masculins (métrosexuel, • produits pour hommes : hausse de la demande (produits homosexuel), produits doivent se distinguer de ceux des de rasage, crèmes hydratantes, crème anti-oxydante) • les 3 plus grands marchés : Europe, Asie et États-Unis • pénétration des produits oraux sur le marché • produits offrant des bénéfices thérapeutiques additionnels « mainstream » plus complexe face à des consommateurs avec IA : hausse de la demande de 9,2 % /an • secteur des produits naturels : la plus forte croissance • hausse de demande pour produits moins nocifs pour l'environnement, contenant des antibactériens, pour consommateurs ethniques et pour aromathérapie et spas • ventes globales de 13,3 G $US en 2005; les produits de soin pour la peau représentent 7 G $US de ce marché • potentiel de ventes annuelles de 17 G $US en 2010 • marché européen vaudra 4,4 G $US en 2009, hausse • les Japonais : grands consommateurs de cosméceutiques avec un marché de 1,2 milliard $US par rapport aux États- Unis avec 710 millions $US • 20 ans d'exclusivité sur brevets d'innovation canadiens • les cosméceutiques, non considérés comme médicaments par le FDA, n'ont pas une réglementation aussi rigoureuse que d'autres types de produits (injectables, produits RX) • cosméceutiques : plusieurs IA rassemblés en un produit • amélioration des procédés pour produits existants • cosméceutiques plus performants que les cosmétiques (moindre coût et plus grande efficacité) conventionnels : moins d'irritation, meilleure réduction des • hausse de la demande pour les produits naturels mais rides avec les IA pour le même prix nécessaire de développer la RD (ex. : DMV (lait), extraits • ingrédients pouvant modifier l'aspect de la peau botaniques, soya, huiles naturelles) • hausse de 11 à 14 % du marché des médispas (spas • le marché chinois a une longueur d'avance pour les traitement à base d'herbes médicinales) ainsi hausse de la produits naturels (herbes), ils en consomment au demande pour produits de qualité identique aux spas pour quotidien depuis longtemps un traitement chez soi (ex. : huiles, savon, bain moussant) • développement de produits à base de minéraux et de • 41 % de la génération des 18-24 ans sont intéressés par vitamines, ex. : produit Avon contient vitamine E et SPF des produits antivieillissement en rétroaction plutôt qu'en 15 pour protéger la peau et contrer le vieillissement • Mauritius Cosmetic / Produit Kamill Body lotion (extrait de • demande en hausse pour des produits sans traitement camomille combiné d'hydratants naturels et d'acides aminés) pour ralentir le cycle de la peau, vitamine E la • tendances pour nouvelles technologies : produits naturels, régénère et la protège minéraux / vitamines, huiles naturelles, herbes végétales, lait, eau Environnement spécifique au Québec
Forces / atouts
• ventes de 311 M $CA (2004) dont 55 % exportées surtout • au Québec, plus de 130 distributeurs de produits de soins vers les États-Unis et Asie personnels (produits québécois et autres) • Montréal compte 60 % des ventes canadiennes du secteur • la production dans ce secteur est dominée par de très • Montréal affiche des coûts de RD très compétitifs gros fabricants internationaux (L'Oréal, Unilever, Avon, comparés à Dallas-Fort Worth et Paris • Plus de 130 distributeurs de produits de soins personnels • concurrence féroce entre plusieurs fabricants afin de • 60 entreprises comptant 6 400 employés décrocher des contrats de sous-traitance des grands • la plupart des chaînes de pharmacies vendent ces produits distributeurs ou pour des marques maisons locales (Lise • centre de distribution de L'Oréal à Montréal (depuis 2001) Watier, par ex.) • taux de croissance de 2003 à 2006 au Canada : • les entreprises québécoises détenues strictement par des - soins de la peau pour hommes : 14,9 % capitaux québécois sont petites et fabriquent en petits - traitement faciaux : 5 % lots, souvent pour d'autres, notamment pour des - produits solaires : 9,1 % • le secteur est dominé par 2 types d'entreprises : filiales de • grands joueurs dans le marché des produits de soins multinationales et PME de propriété québécoise personnels au Québec : L'Oréal Canada (filiale de la • 60 fabricants québécois de produits de soins personnels, multinationale française), Avon, Lise Watier incluant les fabricants à façon • quinzaine de fabricants à façon (25 % des 60 fabricants au Québec); certains ont leurs propres marques de fabrication • l'Ontario est le leader dans la fabrication à façon, suivi du • principaux produits fabriqués au Québec : soins capillaires, soins pour la peau, pour le bain et la douche • Contexte législatif canadien sévère : - produits de soins personnels : loi des aliments et drogues et règlement sur les cosmétiques (composition, innocuité, étiquetage et publicité) - loi sur emballage et étiquetage des produits de consommation (étiquetage bilingue, emballage, publicité trompeuse, quantités nettes en unités de mesure métriques et normalisation de la taille des contenants) - loi sur la radiodiffusion (annonce de cosmétiques examinée et approuvée par la Direction générale de la protection de la santé de Santé Canada avant diffusion à la radio ou à la télévision) - législation sur le dépôt des marques : enregistrement d'une marque de commerce auprès de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, même si pas propriétaire de la marque, la distribution exclusive du produit sur le marché canadien • savoir-faire industriel en dermatologie et cosméceutiques • RD en croissance au Québec, 20 compagnies font RD • défi de la démonstration des propriétés ayant des effets • intérêt pour production industrielle : qualité de l'eau • l'environnement nordique (faune, flore) peut fournir des biomolécules pour applications nouvelles Section 3 – Analyse du secteur Santé animale
3.1 Profil du secteur Santé animale au Québec
Segments retenus
Trois segments composent ce secteur :

produits de santé : produits thérapeutiques et vaccins, outils de diagnostic, outils de traçabilité, matériel et
instruments vétérinaires;
produits de nutrition : fourrages et matières premières, additifs et suppléments alimentaires, agents et techniques de
conservation;
reproduction : reproduction assistée et conservation de gamètes, biotechnologies nouvelles de reproduction, sélection
génétique et génomique.

Tendances et moteurs
Un secteur vital pour le Québec
Le secteur agricole est un moteur important de l'économie québécoise (15 % des emplois et 12 % du PIB) avec des recettes de 6,3 G $ générées par près de 30 000 entreprises agricoles employant environ 50 000 personnes. Au niveau des exploitations agricoles, 63 % sont spécialisées en production animale. Le maintien d‘un secteur de production animale compétitif tant au niveau national qu'international impose de relever des défis de plus en plus grands. La compétition sur les marchés mondiaux et la concentration sur le marché du détail des distributeurs nationaux et internationaux ont obligé et obligeront plusieurs producteurs à se tourner vers une production à grande échelle et à recourir à des technologies plus performantes et souvent plus coûteuses pour s'inscrire dans la logique du meilleur prix. Il faudra se tourner vers la deuxième et troisième transformation pour ajouter de la valeur à nos produits et nous différencier des autres pays producteurs à bas coûts telle la Chine. C'est là que la biotechnologie agroalimentaire sera le plus utile. Les produits reliés à la santé et à la nutrition animales se subdivisent en deux grands types de marchés : les produits et services pour les animaux de compagnie (incluant les chevaux) et les produits et services pour les animaux de ferme (bovin, porc, volaille) aux caractéristiques très différentes. Sur le marché des animaux de compagnie, le consommateur est peu sensible aux prix des produits mais les producteurs agricoles y sont très sensibles. Les exigences réglementaires sont moins importantes et il y est plus facile d'enregistrer un produit auprès des agences réglementaires. De plus, l'utilisation de produits développés pour les humains y est fréquente, par exemple : anti-inflammatoires (surtout pour les chiens), analgésiques, insuline et anti-hypertenseurs. Du côté des animaux de ferme, on parle davantage de production de masse, le prix est un critère crucial de décision et les exigences réglementaires sont fortes. Des défis à relever L'augmentation de la productivité et de l'efficacité, liée à la mondialisation du secteur de la production animale, ne pourra se
réaliser sans une amélioration de la salubrité et du bien-être des animaux. Ceci suppose un contrôle rigoureux sur les
zoonoses (grippe aviaire, par exemple) et autres maladies (encéphalopathie spongiforme bovine) qui affectent les animaux
et qui ont un fort impact dans le commerce international des animaux et des produits. L'amélioration génétique du troupeau
et l'optimisation de la régie d'élevage sont deux autres voies d'accès incontournables vers une meilleure rentabilité. Enfin, le
consommateur, premier aiguilleur de ces tendances, a développé sa conscience environnementale et son désir d'une
alimentation saine a fortement été augmenté, obligeant les producteurs à réviser leurs méthodes d'élevage et à offrir de
nouveaux produits mieux adaptés à ces nouvelles exigences. La croissance du secteur exige que les industries reliées à la
production animale s'adaptent aux nouvelles règles des gouvernements, aux exigences spécifiques des consommateurs, des
partenaires commerciaux et des autres acteurs de la chaîne alimentaire. Ils devront aussi se conformer aux réglementations
nationales et internationales rigoureuses et en constante évolution. Les enjeux sont de taille et les outils pour y répondre
doivent s'affiner et s'ajuster. Les innovations en biotechnologies appliquées à la santé, la nutrition, la reproduction, la
traçabilité, et le contrôle de la production animale offriront des nouvelles perspectives économiques aux nombreuses
entreprises reliées à la production des animaux.

Principaux marchés
L'évaluation du marché des produits pour la santé et la nutrition animales varie d'une source à l'autre. Selon
JainPharmaBiotech, le marché de la santé animale devait atteindre 22,2 milliards (G) $US en 2005 et les produits et services
issus de la biotechnologie 5,2 G $US (dont 1,8 G $US pour le marché nord-américain) avec un taux de croissance annuel de 22 %. Le marché des animaux de ferme serait de 3,1 G $US et celui des animaux de compagnie de 2,2 G $US. Les traitements génétiques pourraient générer des ventes de 150 millions (M) $US en 2005. Les ventes de produits biotechnologiques vétérinaires se répartissaient comme suit : - Animaux de compagnie : Anti-parasitiques : Autres (dermatologie, anti-inflammatoires, anesthésiques): 13 % - Animaux de ferme : Anti-parasitiques : Autres (reproduction, réhydratant, vitamines) : 15 % En 2003, 28 % des entreprises biotechnologiques canadiennes, soit 137, œuvraient en agroalimentaire, générant 45 % des revenus d'exportation du secteur biotechnologique total. Il faut cependant noter que le nombre d'entreprises a diminué de 30 % en 2001 à 28 % en 2003, les revenus d'exportation ont suivi la même tendance, passant de 58 % à 45 %. Au niveau des créneaux de marchés, les domaines suivants sont prometteurs. • Les aliments pour animaux représentent un intrant significatif dans la production animale. Le marché mondial de la
nutrition animale est de 6 G $US (dont 3,3 G $US pour les additifs alimentaires nutritionnels incluant 555 M $US en acides aminés et 1,3 G $US pour les vitamines). Les ventes annuelles de stimulateurs de la digestion totalisent 1,3 G $US (dont 73 % pour les stimulants de la performance des antibiotiques). Les ventes annuelles de substances auxiliaires représentent 971 M $US (dont 52 % pour les caroténoïdes et 25 % pour les acides organiques). Les ventes annuelles d'agents préventifs s'élèvent à 485 M $US (les produits antiprotozoaires pour le poulet sont les plus importants). L'alimentation pour les animaux de compagnie était de 120 M $US en 2005 et on y note une forte demande pour des aliments de meilleure qualité. • Le marché des nutraceutiques pour animaux de compagnie était évalué, en 2004, à 960 M $US. Il est surtout
constitué de produits pour les articulations (notamment la glucosamine avec des ventes d'environ 60 M $US) et d'acides gras essentiels. On compte 13 manufacturiers principaux. • Le marché des additifs alimentaires est surtout composé d'enzymes (presque la moitié est composée de phytases
pour le poulet et le porc), suivi des substances microbiennes (levures, bactéries, champignons), des acidifiants et des huiles essentielles. Le marché des additifs alimentaires pour les animaux de compagnie est estimé à 2 G $US. Le marché des produits alternatifs et naturels en santé animale (homéopathie, herbes médicinales, thérapie nutritionnelle) était de 444 M $US. • Le marché des vaccins vétérinaires est particulièrement important en santé animale, représentant plus de 20 % de
l'ensemble des produits destinés aux animaux avec des ventes totalisant 3,2 G $US en 2004 et une croissance d'environ 7 % par an. Les six plus grandes entreprises couvrent 75 % du marché. On prévoit des ventes de 4 G $US en 2009. De nombreux vaccins de nouvelle génération sont actuellement au stade expérimental. La vaccinologie prend de plus en plus le nom de « vaccinomique » et tend à intégrer des expertises multiples : immuno-pathologie, épidémiologie, biologie cellulaire et moléculaire, bactériologie, virologie, parasitologie, bioinformatique et galénique. produits diagnostics vétérinaires, estimé à 1,1 G $US, est très fragmenté (la plus grande entreprise,
Abbott, ne détient que 13 % du marché). Les domaines prometteurs sont les immuno-diagnostics, les acides nucléiques et les biopuces. Près de la moitié des tests diagnostics sont faits à l'extérieur de laboratoires accrédités; on prévoit que le nombre de tests fait dans les cliniques vétérinaires augmentera substantiellement. produits thérapeutiques vétérinaires, comme la découverte et la mise au point de médicaments pour animaux,
constitue un marché important, notamment pour le traitement des infections parasitaires. La thérapie génique commence à émerger : mucopolysaccharidose IV chez les chiens, infections, amélioration de la résistance aux maladies, contrôle des infections, anémie, troubles endocriniens, arthrite, tumeurs du cerveau, cancer du sein chez les chiens, mélanome chez les chevaux et les chiens. On prévoyait que ce marché atteindrait 250 M $US en 2005. Technologies importantes
La biotechnologie est un outil important pour la modernisation de l'industrie de la production animale, même si ses
applications à la production des animaux sont encore embryonnaires. De plus en plus, les biotechnologies animales offrent
de multiples solutions pour, par exemple : prévenir et contrôler les maladies des animaux, améliorer l'alimentation, la
reproduction et le bien-être des animaux, et favoriser la préservation de l'environnement. Plusieurs technologies offrent des
opportunités futures intéressantes :
vaccinologie : avancements importants en immuno-pathologie, épidémiologie, biologie cellulaire et moléculaire,
bactériologie, virologie, parasitologie, bioinformatique et galénique pour le développement de vaccins; développement
de nouveaux systèmes de distribution/adressage (virus artificiels, microsphères);
biologie moléculaire : outil pour le développement de vaccins et le diagnostic vétérinaire; applications du PCR en
temps réel, immunodiagnostics, micropuces, biosenseurs, diagnostics moléculaires; tests plus rapides pour
l'identification de toxines dans les aliments pour animaux (ex. : aflatoxines);
génomique : permet le développement de biomarqueurs aux multiples applications : identification des animaux,
marquage et sélection génétique, traçabilité des animaux et des produits, manipulation génétique de plantes pour
l'alimentation animale ou l'amélioration et la production d'additifs (enzymes, probiotiques / bactéries intestinales,
conservation des fourrages, production d'acides aminés, vitamines, antibiotiques) ; meilleure compréhension des
mécanismes de reproduction des animaux comme support aux techniques de reproduction assistée ; amélioration des
techniques de transgénèse et clonage ; plateformes de production de médicaments à base de plantes et d'animaux
transgéniques;
pharmacogénomique. découverte et mise au point de nouveaux médicaments pour animaux ; traitement des
infections parasitaires;
glycomique : aide à la découverte de nouveaux additifs dérivés de glucides et pour l'étude des mécanismes d'action
des additifs déjà utilisés;
nanotechnologies et nanocapteurs : permet la mis au point de nouvelles techniques de détection rapides,
portables, efficaces, flexibles et économiques (nano-puces, plateformes portatives, nano-pores, nano-senseurs);
thérapie génique, utilisation des techniques développées pour la santé humaine;
systèmes d'information : permettent une gestion centralisée de l'information pour le contrôle efficace de la salubrité
et l'amélioration constante de la qualité des produits dérivés des animaux.

Sources des potentiels de transferts technologiques au Québec
Un répertoire de groupes de recherche québécois ouvrant dans le secteur de sciences et technologies animales à été réalisé
en 2006 par le CQVB (Réseau Zoo-Innovation). Une quarantaine de groupes de recherche du secteur a été identifiée. Le
profil de ces groupes et une analyse de la recherche du secteur est disponible sur le site Internet suivant :
http://www.reseaubio-innovation.com/ .
Les segments les plus étudiés dans les centres de recherche québécois sont la santé animale (sujet principal), la nutrition et
la reproduction animale. Il y a aussi des travaux de recherche sur le contrôle de la production, le contrôle de la pollution de
l'environnement et la génétique animale. Les espèces animales les plus étudiées sont les animaux de ferme (porc, bovins,
volailles). Les animaux de compagnie les plus étudiées sont les chevaux. En général, les perspectives de transferts
technologiques les plus intéressantes concernent les produits développés (vaccins, diagnostics, additifs alimentaires).
La Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal est spécialisée en santé animale, notamment le
développement de nouveaux vaccins et de tests diagnostics. Elle abrite une quinzaine de groupes et chaires de recherche
dont un groupe en reproduction animale, un groupe sur la volaille et une chaire de recherche en clonage et biotechnologie
de l'embryon. Elle héberge aussi le réseau canadien sur la mammite et celui sur les maladies du porc. Ses chercheurs sont
reconnus pour leurs travaux sur les maladies du porc, les zoonoses et en épidémiologie. La Faculté a aussi un service de
diagnostic et offre des services aux producteurs. Pour la recherche dans le secteur avicole, la Faculté de médecine
vétérinaire et l'université McGill ont des installations complémentaires pour la recherche en nutrition, reproduction et santé
de la volaille (Salles d'élevage à McGill et un bâtiment expérimental du niveau de sécurité 2 à l'Université de Montréal).
Dans la région de Saint-Hyacinthe, on trouve la cité de la biotechnologie agroalimentaire et environnementale et le
laboratoire de biotechnologie vétérinaire et alimentaire (LBVA) qui a des installations pour la conception et la mise à l'échelle
de vaccins et d'outils diagnostiques. Le Centre de recherche sur le bovin laitier et le porc d'AAC à Lennoxville a, entre autres,
de l'expertise et des installations pour la recherche en nutrition animale, le traitement de lisiers et le bien-être des animaux.
La Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval est un autre important centre de recherche au Québec. Particulièrement forte en reproduction, la Faculté réalise des activités de recherche dans deux domaines : 1) la physiologie animale et la biotechnologie de la reproduction ; 2) la génétique et la génomique animales. Elle possède d'ailleurs une chaire de recherche en génomique fonctionnelle appliquée à la reproduction animale. La trentaine de professeurs pilote plus de 50 projets de recherche en sciences animales, notamment en nutrition animale, dans le secteur des produits laitiers et en aquaculture. Le campus MacDonald de l'Université McGill, pour sa part, a 16 professeurs dans les domaines de recherche suivants : biotechnologie et biologie moléculaire, physiologie de la reproduction, nutrition, génétique et reproduction animale, systèmes d'information. Le rapport annuel 2006 décrit une quinzaine de projets, la plupart de nature fondamentale. Finalement, on note peu de projets à l‘INRS-IAF et à l'Université de Sherbrooke et, dans ce dernier cas, les projets sont généralement réalisés en collaboration avec la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. 3.2 Grille synthèse de l'analyse du secteur ZOO

CONTEXTE MONDIAL
DYNAMISME
DYNAMISME
en matière d'innovation en bio-industries
ET CAPACITÉ DE L'INDUSTRIE
ET POTENTIEL DE TRANSFERT
À INNOVER AU QUÉBEC
DE LA RD AU QUÉBEC
RD
de technologies
de la RD
pour transferts
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance

Produits de

santé animale
Produits de
nutrition animale


Reproduction

Légende : z (état jugé majeur ou dominant) ; (moyennement important ou significatif) ; (peu important ou peu significatif) ↑↑ (tendance en forte hausse) ; ↑ (tendance en hausse) ; ≈ (tendance plus ou moins stable) ; ↓ (tendance à la baisse)
3.3 Analyse détaillée des segments du secteur Santé animale

Segment 3.3.1 : PRODUITS DE SANTÉ ANIMALE
Produits thérapeutiques, vaccins, outils diagnostiques, outils de traçabilité, matériel et instruments vétérinaires
Environnement global
• les ventes des vaccins vétérinaires totalisaient 3,2 G $US • adaptation lente au nouvel environnement d'affaires, en 2004 et connaissent actuellement une croissance notamment dans la dynamique de gestion de la demande, d'environ 7 % annuellement de la capacité d'innovation, des nouvelles technologies, • diminution, par la vaccination, de la consommation de des normes de qualité et des pratiques d'affaires médicaments, de l'impact sur l'environnement et de la • apparition de l'antibiorésistance présence de résidus dans la chair de l'animal • augmentation des déplacements d'animaux • réduction des barrières commerciales et des pertes • méthodes d'élevage de plus en plus intensives causées par la fermeture des marchés internationaux • transmission intraspécifique des infections (ex. : grippe causés par la présence d'ESB • nouvelles politiques d'importation plus exigeantes en ce • demande de recourir à des approches scientifiques et à qui concerne la prévention des maladies, comme l'ESB des analyses de risques pour déterminer la santé des • préoccupations grandissantes en matière de sécurité et de animaux et éviter les barrières commerciales protection contre le bioterrorisme • coût de développement des vaccins très élevé • coûts trop élevés des nouvelles technologies diagnostiques pour être utilisées de façon routinière dans le secteur des soins vétérinaires • manifestations de bioterrorisme • existence d'institutions internationales qui régulent la santé politiques des animaux et la biosécurité des aliments (FAO, OMS, • certains pays, comme les pays scandinaves, priorisent OIE, OMC) ; plusieurs accords internationaux en place plutôt l'éradication que la vaccination • limites plus strictes quant à la présence des • besoin d'amélioration des systèmes de surveillance pour microorganismes tels Salmonella, Campilobacter, E. coli, retracer les maladies des animaux. Meilleure coordination Listeria, etc. dans les carcasses des animaux et participation des producteurs • implantation des régimes de gestion des risques • réglementations futures plus exigeantes pour la traçabilité • systèmes de diffusion de l'information diagnostique : des animaux et des produits ferme- vétérinaires-laboratoires nationaux/internationaux • programmes de surveillance nationale et internationale pour contrôle des maladies des animaux et des zoonoses • nouveaux centres de gestion de crises dans différents pays • mesures d'identification et de traçabilité mises en place dans plusieurs pays (É.U., Union européenne) • l'Office international des épizooties (OIE) a inscrit le bien- être des animaux de production parmi ses priorités • nombreux vaccins de nouvelle génération actuellement au • la grande majorité des vaccins vétérinaires commercialisés stade expérimental est de type traditionnel (vaccins vivants atténués par des • progrès techniques en biologie moléculaire (identification méthodes traditionnelles, vaccins inactivés et anatoxines) et clonage de gènes) et dans l'identification des • élaboration de « vaccins intelligents » pour traiter les pathogènes et de leurs facteurs de virulence maladies et pour pouvoir différencier entre animaux • avancées en protéomique et transcriptomique vaccinés et non vaccinés • « vaccinomique » Intégrée des expertises multiples : • le développement de la génomique et de la sélection immuno-pathologie, épidémiologie, biologie cellulaire et génétique assistée par marquage d'ADN faciliteront moléculaire, bactériologie, virologie, parasitologie, l'apparition d'animaux résistants aux maladies et qui bioinformatique et galénique n'auront pas besoin des vaccins • création de nouveaux vaccins non-vivants inactivés, de • progrès en génétique et génomique microbienne par le vaccins sous-unitaires, vaccins vectorisés et vaccins développement des techniques de détection génétiques, vaccins marqueurs et nouveaux adjuvants. • besoin d'outils diagnostiques portables, rapides, efficaces • développement de nouveaux systèmes de distribution / adressage (ex. virus artificiels, microsphères) • développement des nanotechnologies pour le diagnostic • nouvelles technologies de diagnostic par protéines des maladies animales (nano-puces, plateformes recombinantes; emploi accru de techniques de diagnostic portatives, nano-pores, « cantilever arrays », nano- de biotechnologie moléculaire (PCR en temps réel, test senseurs, diffusion de la lumière par résonance) d'anticorps monoclonaux, dosage immunoenzymatique, • nouveaux tests pour l'identification des toxines dans les hybridation in situ en fluorescence, senseurs micropuces) • mise au point des méthodes de traçabilité; • la thérapie génique pour animaux de compagnie profite des techniques utilisées dans les essais cliniques réalisés pour trouver de nouvelles thérapies pour humains
Environnement spécifique au Québec
• l'agriculture occupe 61 % des emplois du secteur primaire • dépenses des universités québécoises moindres que celles • la croissance des ventes en agroalimentaire résulte des autres provinces principalement des exportations internationales • possible apparition de crises ou d'épizooties • concentration du capital et géographique (Montérégie, • coûts trop élevés des nouvelles technologies diagnos- Chaudière-Appalaches et Centre du Québec) tiques pour utilisation routinière dans le domaine des • revenus agricoles très sensibles aux crises causées par les soins vétérinaires maladies (ex. ESB) • mesures de contrôle nécessaires pour maintenir la • efforts de réduction des coûts des toxi-infections confiance des consommateurs alimentaires et des zoonoses et des temps de réponse aux • changements dans les habitudes alimentaires des urgences et aux crises québécois en réponse aux préoccupations et aux besoins • présence plus marquée de mesures favorisant la (diminution de la consommation de viandes rouges, stabilisation des revenus agricoles (gestion de l'offre et consommation accrue de légumes, mets préparés, assurance stabilisation des revenus agricoles) yogourts et fromages de spécialité, produits de • mise en valeur des aliments ayant des propriétés « santé » boulangerie, etc.) • les produits biologiques ont une croissance de 25 % /an • mise en place du programme québécois d'assurance de la • l'évolution des politiques commerciales vers la libération qualité couvrant 5 volets principaux : salubrité alimentaire, des marchés peut modifier la gestion de l'offre qualité du produit, respect de l'environnement, conditions • la traçabilité, la réglementation et l'approche canadienne d'élevage et traçabilité diffèrent de la réglementation et de l'approche québécoise • encadrement réglementaire des biotechnologies • antibiorésistance, un consensus difficile à obtenir des vétérinaires et agro-environnementales en changement partenaires sur les actions à privilégier • réseau d'épidémio-surveillance coordonné par l'INSA • concernant le bien-être des animaux, Québec, à la • réseau d'épidémio-surveillance pour la santé animale différence du Canada, des États-Unis et de l'Europe, où • traçabilité, à l'avant-garde à l'échelle canadienne, et une l'on utilise le code criminel en l'absence d'une loi expertise reconnue opérationnelle sur la sécurité ou le bien-être des animaux • programmes de salubrité des aliments basés sur les principes du HACCP • certaines tables de filières sectorielles se préoccupent déjà du bien-être animal • recherche dynamique : masse critique de chercheurs et • entretien et remplacement des équipements scientifiques d'institutions (plus de 30 centres et groupes de recherche bien structurés qui travaillent en santé animale; plus de 150 chercheurs spécialisés en santé animale) • Québec investira 77 millions $ pour éviter la propagation de maladies animales d'ici 2010 • investissement dans le Centre de recherche avicole-U.de Montréal-U.McGill (7,5 millions $) • au cours des dernières années, plus d'une cinquantaine de projets de recherche universitaire en aviculture ont été financés pour un investissement total de 3,7 millions $ • le MAPAQ a contribué à plusieurs projets de recherche sur les thèmes reliés à la santé des animaux SEGMENT 3.3.2 : PRODUITS DE NUTRITION ANIMALE
fourrages et matières premières, additifs et suppléments alimentaires, agents et techniques de conservation
Environnement global
• interdiction d'inclure des protéines animales dans les • coûts associés à la mise en place et au respect des aliments pour animaux de ferme et de compagnie et dans règlements et bonnes pratiques de fabrication les fertilisants • hausse dans les coûts d'additifs • augmentation de l'utilisation d'additifs comme substituts aux antibiotiques et aux facteurs de croissance (ex. : probiotiques, prébiotiques.) • financement gouvernemental et privé de projets de recherche liés à la substitution des antibiotiques (Santé Canada, associations de producteurs) • les ventes de produits biologiques augmentent plus rapidement que n'importe quel autre segment de l'industrie alimentaire • besoin d'augmenter l'efficacité de la conversion alimentaire des animaux (utilisation de protéases, cellulases, etc.) • valorisation des produits dérivés d'animaux • existence de programmes nationaux et internationaux de • étiquetage des aliments dérivés de la bio-ingénierie. surveillance de la résistance antimicrobienne ; ex. CIPARS • groupes de pression (Greenpeace et autres) –Canada et NARMS – États-Unis • politique stricte de renforcement de la réglementation reliée aux antimicrobiens • politique d'harmonisation de la réglementation canadienne sur les antimicrobiens, au niveau national et international (spécialement avec les États-Unis) • systèmes de production alimentaire plus exhaustifs faisant appel à l'emploi de BPF, au Système d'analyse des risques, à HACCP et à d'autres mécanismes de gestion structurés • nouvelles techniques de manipulation génétique des grains • le mécanisme d'action de plusieurs additifs alimentaires et des plantes oléagineuses pour l'alimentation animale est inconnu (difficulté de contrôle, qualité instable, (meilleure santé et meilleure performance des animaux, résultats non constants) nouvelles façons d'inclure des additifs dans l'alimentation, • nouvelles techniques pour la surveillance et le diagnostic formulation des aliments plus facile, réduction du coût des de la résistance antimicrobienne fourrages, fourrages moins polluants, produits normalisés) • souches d'ensilage améliorées • au Canada, 80 % des fourrages sont destinés à l'ensilage • besoin de tests plus rapides pour l'identification de toxines pour les ruminants, soit 43 millions de tonnes; outre le dans les matières premières et dans les aliments pour maïs et d'autres céréales, des graminées et légumineuses animaux; ex. AgraStrip (pour aflatoxines) sont utilisées pour le stockage de nourriture pour • progrès accomplis en glycomique pour aider à la découverte de nouveaux additifs dérivés de glucides et • nouveaux produits (enzymes, levures, etc.) pour la pour l'étude des mécanismes d'action des additifs déjà conservation et l'amélioration des propriétés des ensilages utilisés et pour le contrôle des maladies et du • importantes contributions de la biotech à la nutrition animale (production de protéines unicellulaires, • la manipulation génétique des bactéries intestinales pour modification génétique de la valeur nutritive des fourrages faciliter la digestion et améliorer la nutrition des animaux et additifs tels enzymes, probiotiques et autres additifs pour l'entreposage des fourrages, etc.) • recherche intense de techniques améliorant la productivité des ruminants (ionophores, cultures microbiennes) • nouvelles biotechnologies (ingénierie génétique) pour la production d'additifs tels acides aminés, vitamines et antibiotiques (afin de réduire les coûts de production, améliorer la qualité et minimiser l'impact environnemental) • développement de nouveaux additifs et amélioration des additifs existants (oligosaccharides, adsorbants de mycotoxines, séléno-acides aminés, etc.) Environnement spécifique au Québec
• Lallemand, Probiotec et Jefo font de la recherche en • les fermes au Québec sont en général plus petites que alimentation animale au Québec (animaux de ferme) dans d'autres pays (É.U. par exemple) • les facteurs de croissance sont en forte diminution, donc • pour concurrencer les États-Unis, les producteurs ciblent créent des opportunités pour des substituts des niches de qualité (sélection génétique et alimentation • peu de recherche sur l'alimentation des animaux de peuvent les aider dans ces niches); la recherche devrait compagnie; ce sont surtout les grandes entreprises qui donc cibler des niches précises font de la recherche et elles sont surtout américaines et • la force du dollar canadien rend les entreprises moins font leur recherche aux États-Unis concurrentielles sur les marchés internationaux • la production d'éthanol à partir de plantes traditionnellement destinées à l'alimentation animale peut influencer le prix du maïs et d'autres matières premières; les résidus des fermentations pour produire l'éthanol à partir des plantes sont utilisés pour l'alimentation animale et plusieurs études cherchent de nouvelles enzymes et d'autres additifs pour améliorer la qualité de ces résidus • l'ACIA interdit l'inclusion de protéines animales capables de • contrôle de l'utilisation des additifs médicamentés dans les transmettre l'EBS dans les aliments pour animaux et dans aliments du bétail les fertilisants • le MAPAQ distribue son argent surtout à l'interne (IRDA • réglementation au Québec pour l'utilisation par prescription des antimicrobiens; les producteurs doivent obtenir une • la réglementation canadienne n'est pas très claire sur les prescription vétérinaire avant d'administrer un médicament revendications qu'une entreprise peut faire, tant du point • sensibilisation importante pour la réduction des de vue de la PI que de la publicité antibiotiques comme facteurs de croissance • la réglementation canadienne est plus sévère que la • souvent l'amélioration de l'alimentation animale est faite réglementation américaine et elle est plusieurs années de avec l'objectif d'améliorer l'alimentation humaine retard sur la réalité • il n'y a que deux catégories d'additifs alimentaires au Canada; pour les produits vivants (levures), il faut prouver que le produit est encore vivant dans le produit final; très difficile à réaliser et généralement les entreprises évitent cette classe, préférant la 2e classe qui consiste en des extraits de produits (levure, levure inactivée non-vivante) • le Canada risque de se rapprocher de la réglementation européenne qui définit les types d'additifs alimentaires et les revendications qui peuvent être faites • plusieurs groupes de recherche spécialisés en nutrition animale (Universités McGill et Laval, IRDA, AAC Lennoxville • généralement, les nouveautés dans ce secteur sont des et le Centre de développement du porc du Québec recettes plutôt que des produits; difficiles à breveter (CDPQ)) ; le gros bailleur de fonds de l'IRDA est le MAPAQ • la plupart de ces nouveaux produits sont des recettes qui • collaboration entre les universités et l'industrie (ex. McGill proviennent des Etats-Unis fait de recherche à contrat pour Purin) • la recherche très souvent est fondamentale et se prête • le MAPAQ subventionne 3 centres de recherche au Québec peu à un transfert technologique; il en est de même pour pour les reproducteurs : porc, mouton et bovin ; il évalue la recherche subventionnée par le MAPAQ l'efficacité des aliments dans ces centres ; l'entreprise privée peut utiliser ces installations • le Centre de recherche en production animale de Deschambault (CREPAQ) appartient à l'Université Laval; l'IRDA et le CDPQ utilisent ces installations SEGMENT 3.3.3 : REPRODUCTION ANIMALE
Reproduction assistée et conservation de gamètes, biotech nouvelles de reproduction, sélection génétique / génomique
Environnement global
• contribution de 503 000 $ en 2006 de la par de l'AAC à la • difficulté d'obtenir du capital de risque pour le CLGA (Canadian Livestock Genetics Association), comme développement des nouvelles techniques de reproduction support au développement des marchés internationaux de appliquée aux animaux de ferme (applications médicales la génétique de vaches laitiers plus économiquement attirantes et rentables) • les produits génétiques (embryons, semence, etc.) forment • le coût élevé et le faible taux de succès des nouvelles un marché en croissance dans plusieurs pays tels les Etats- biotechnologies diminuent l'intérêt pour des applications Unis et le Canada (en volume mais pas nécessairement • les techniques «traditionnelles », telle la sélection • les stratégies génétiques pour le contrôle de maladies ont génétique, concurrencent les nouvelles techniques par plusieurs avantages : permanence et consistance dans les leurs coûts et leurs rendements effets, faibles coûts de gestion et plusieurs retombées • coûts de caractérisation de l'ADN actuellement élevés • le marché des animaux de compagnie pourrait offrir des • besoin d'augmenter l'investissement dans le contrôle des possibilités (ex. des chats qui n'ont pas d'allergies) maladies par la sélection génétique • le développement des biotech de reproduction a besoin de personnel très qualifié et d'équipements et d'installations • le marché des animaux de compagnie pourrait offrir des possibilités (ex. chats sans d'allergies) • acceptation par l'industrie et par le public des techniques • l'introduction d‘animaux résultant de nouvelles de reproduction assistée et de conservation de gamètes biotechniques (clonage, transgénèse) est refusée en • pas de structures claires dans la réglementation des production commerciale agricole et dans la chaîne applications éventuelles de la transgénèse et du clonage d'alimentation humaine et n'est pas acceptée, en général, chez les animaux de ferme ainsi que sur le contrôle de par le public (débats éthiques et sociaux) l'introduction d'animaux modifiés génétiquement dans • nombreuses questions reliées à la régulation / biosécurité l'environnement. Canada attend apprend la réglementation de l'emploi d‘animaux transgéniques en agriculture • harmonisation des règlements afin d'être applicables à tous les niveaux, provincial, national et international • opposition des associations d'équitation et propriétaires de chevaux de course à l'emploi d‘animaux modifiés • plus de recherche en reproduction assistée pour le bovin (FIV, MIV, transfert d'embryons, conservation de gamètes) • plusieurs techniques de reproduction assistée (transfert • nouvelles possibilités d'application des techniques liées à d'embryons, production d'embryons par fertilisation in l'ADN pour le marquage, identification et traçabilité des vitro, sexage de la semence, cryopréservation de animaux et des produits gamètes, etc.) n'ont pas un rendement optimal ni une • avancées en génomique fonctionnelle : relation entre la efficacité économiquement rentable «preuve» génétique et la physiologie et le phénotype des • recherche moins intense pour des espèces animales animaux (ex. cartographie génétique et qualité de la autres que les bovines • faible efficacité des nouvelles biotechnologies • nouvelles applications des librairies de puces ADN et ETS • faible prévisibilité de l'expression des transgènes (moment (Expressed Sequence Tag) de l'expression et localisation) • diverses applications de la transgénèse en agriculture : • avancées dans les techniques de cartograpĥie génétique biopharmaceutique, xénotransplantation, modèles animaux chez les bovins, les porcs, les moutons, les poulets et les des maladies de l'homme, etc. animaux de compagnie • énormes progrès des méthodes de manipulation • besoin de développer des techniques d'identification des transgénique au cours des dernières années modifications génétiques chez les animaux Environnement spécifique au Québec
• l'Alliance Boviteq est l'une des seules firmes qui fait de la • manque de gestion, de la part du système d'inspection recherche dans ce domaine tout en y commercialisant des des aliments québécois (et canadien), de la perception du produits et services; présence aussi du CIAQ risque par les consommateurs vis-à-vis des nouveaux produits à valeur ajoutée ou issus du génie génétique • opposition des certains groupes sociétaux concernant l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés dans la chaîne alimentaire • la réglementation n'est pas claire • au Québec, tous les actes tombent sous la juridiction d'un vétérinaire; on ne peut pas utiliser un technicien • pas de politique gouvernementale (selon l'Alliance Boviteq • collaboration centres de recherche et industrie (ex. : • innovations techniques dans la cryoconservation de l'Alliance Boviteq); Transfert de technologie important gamètes, maturation in vitro d'ovocytes, fécondation in • groupes de recherche importants (ex. : U. de Laval, U. de vitro, production des embryons, clonage par transfert Montréal) reconnus au niveau international nucléaire, entre autres • l'industrie laitière a été la première à développer une • peu d'opportunités de travail pour les gradués (Ph. D.) stratégie de transfert et de valorisation de la recherche et spécialisés dans le secteur des technologies (1993) ; une stratégie a été développée pour le secteur porcin, d'autres stratégies sont en cours pour l'industrie de la volaille et l'industrie ovine • utilisation de systèmes avancés d'information pour la sélection génétique des animaux et le contrôle de la production laitière (PATLQ) Section 4 – Analyse du secteur Bioproduits industriels

4.1 Profil du secteur Bioproduits industriels au Québec

Segments d'affaires retenus
Cinq segments composent le secteur :
bioénergie et biocarburants : biodiesel, bioéthanol, biogaz, syngaz et dérivés, biocombustibles solides, additifs;
matériaux nouveaux d'origine naturelle : bioplastiques et précurseurs, biopolymères, biocomposites, biofibres;
♦ produits de la chimie verte : lubrifiants, solvants, adhésifs et résines, détergents et surfactants, peintures et encres,
éléments précurseurs (acides, alcools, esters), enzymes et biocatalyseurs industriels; ♦ produits pour la productivité végétale : biopesticides, biofertilisants, engrais d'origine naturelle, inoculants
biologiques d'ensilage et de fourrage, agents biologiques de conservation, biotechnologies et cultures végétales, plantes transgéniques; ♦ bioassainissement : bioépuration de l'air, biotraitement des eaux, bioremédiation des sols (biostimulation,
bioaugmentation, biorestauration intrinsèque, bio-oxydation), phytoremédiation, biolixiviation, biotraitement des lisiers et fumiers, compostage, biocapteurs et biosenseurs.
Tendances et moteurs
Vers un développement industriel durable
Depuis la décennie 1920, l'économie s'était tournée vers l'utilisation des ressources fossiles. Les progrès réalisés en biotechnologie et en génie, la conscientisation environnementale et des changements économico-politiques liés principalement à la pétrochimie ont amorcé un retour vers les ressources renouvelables. La biomasse à base d'hydrates de carbone peut être réarrangée pour fabriquer des produits équivalents ou supérieurs aux produits d'origine pétrolière actuellement utilisés. La diversité des biomasses utilisables comme matières premières (sucres, huiles, protéines, lignocellulose) et les nombreuses technologies de conversion disponibles permettent d'envisager des applications multiples. Ces nouveaux bioproduits offrent des perspectives de diversification économique et représentent une opportunité réelle (innovations en termes de produits et/ou procédés) pour de nombreux créneaux industriels. Ils favorisent aussi un développement durable : réduction de notre dépendance vis-à-vis les ressources pétrolifères, amélioration de notre sécurité énergétique, avènement d'une industrie plus propre, support aux économies locales et régionales. Une bio-économie prometteuse si… Plusieurs facteurs laissent entrevoir un futur prometteur : un immense effort de RD, l'émergence de nouveaux marchés potentiels, l'intérêt de grands groupes industriels (Cargill, DuPont, Shell, etc.) et l'émergence de modèles manufacturiers nouveaux (production simultanée de plusieurs produits à partir de biomasses variées dans une bioraffinerie). Cependant, certains éléments, si non affrontés, peuvent freiner le développement d'une industrie des bioproduits au Québec : • peu de récepteurs technologiques ayant un rayonnement international tels les Cargill et ADM; une base pétrochimique et sucrière peu développée; la quasi inexistence d'une base de fermentation industrielle à grande échelle; une juridiction fédérale contraignante en matière de politiques et de processus d'homologation et de certification pour plusieurs types de bioproduits; l'absence de politiques gouvernementales audacieuses et visionnaires comme celles qui ont positionné le Québec comme chef de file en hydroélectricité et dans la production d'aluminium; un financement inadéquat dû à des investisseurs mal ou peu informés du potentiel de marché de certaines de ces technologies; une faible sensibilisation des consommateurs québécois à la nécessité de migrer vers une chimie verte tout en gardant le cap sur la réutilisation, la réduction et le recyclage. La biomasse lignocellulosique sert de matière première pour de nombreux bioproduits. La crise aigüe que vit actuellement l'industrie forestière québécoise (et canadienne) rend difficile la survie de l'industrie mais peut en même temps offrir des opportunités. Les facteurs à la source de cette crise sont nombreux et plusieurs hors de notre contrôle : coûts de production élevés, accessibilité plus difficile aux forêts matures, compétition accrue en matière de fibres naturelles et traitées, concurrence vive dans la pâte et le bois d'œuvre (Brésil, Asie du sud-est, Chine), taux de change défavorables et barrières tarifaires, perception négative du public face à la gestion des ressources forestières, conflits territoriaux avec certaines communautés autochtones.
L'industrie des bioproduits est marquée actuellement par de nombreux partenariats et alliances stratégiques. Son évolution
dépendra notamment d'un climat politique, fiscal, réglementaire et d'affaires facilitant. Tout en reconnaissant que les enjeux
dépassent souvent le cadre québécois et canadien, il y a urgence d'agir, en particulier au Québec.

Principaux marchés
Les bioproduits présentent un intérêt immédiat pour le secteur agro-forestier et offrent de belles opportunités pour plusieurs
industries importantes : énergie, matériaux, produits chimiques, environnement. Les experts prédisent qu'en 2050,
possiblement 50% des produits chimiques et des matériaux industriels seraient fabriqués à partir de matières renouvelables.
Plusieurs produits d'origine naturelle ont déjà pénétré certains marchés et l'amélioration des technologies pourrait faciliter
l'arrivée de nouveaux bioproduits pouvant concurrencer de nombreux produits d'origine pétrolière. En général, les critères
coût et performance sont cruciaux pour permettre de pénétrer un marché mais des analystes affirment que dans certains
créneaux (par exemple, les bioproduits de chimie verte) on a davantage besoin de caractéristiques nouvelles et d'efficacité
que de réduction de coûts. Plusieurs de ces marchés sont émergents mais les signes d'un virage vers les bioproduits
industriels sont tangibles.
Estimations de certains marchés mondiaux :

Selon McKinsey & Associates, le marché mondial des bioplastiques et des produits chimiques devrait atteindre 140 à 210 milliards (G) $US en 2010 (soit environ 15% du marché total), soit une hausse importante par rapport aux 60 G $US en 2003. Le marché mondial de la bioénergie et des biocarburants devrait se situer autour de 150 G $US en 2050 par rapport aux 3-5 G $US en 2003 (la biomasse fournirait alors environ 30% des besoins globaux en termes d'énergie et de biocarburants selon USDOE). Au niveau des créneaux de marchés, les domaines suivants sont prometteurs. • La bioénergie devrait connaître une croissance importante au cours des prochaines années. Au Canada, la production
d'énergie renouvelable, principalement issue de la biomasse, devrait passer de 641 PJ en 1995 à 983 PJ en 2020. Actuellement, au Canada, plus de 85 mégawatts d'électricité sont produits par captation du méthane des sites d'enfouissement. Dans ce domaine, on note une demande à la hausse pour la méthanisation des déjections animales et des biomasses agricoles. • Au niveau des biocarburants, plusieurs hausses du marché sont anticipées: aux États-Unis, la production de
bioéthanol devrait passer de 6,1 G de litres aujourd'hui à 28,4 en 2016 et celle de biodiesel de 132 millions de litres à 3 028 pour la même période. Le Canada, pour sa part, s'est fixé des objectifs politiques en la matière. Pour 2010, on vise une pénétration du marché nord-américain de 5 % pour le biodiesel et de 10 % pour le bioéthanol, ce qui signifie, dans ce cas, une hausse de la production de 750 millions de litres. biopolymères offre des opportunités majeures. La seule production américaine de polymères dépasse
actuellement les 46 millions de tonnes métriques par an. Les bioplastiques représentent un marché dynamique qui offre l'un des plus grands potentiels parmi les bioproduits (d'ici 10 ans, ils pourraient compter pour 20 - 30 % du marché global des plastiques, soit environ 80 millions de tonnes métriques). Avec une production estimée à 3,6 millions de tonnes métriques par an en 2010, le PLA, à lui seul, pourrait atteindre 50 % du marché mondial des biopolymères à moyen terme, soit 10 G $US. Les PHA pourraient viser des marchés encore plus prometteurs que ceux du PLA, à condition que les technologies de production soient adéquatement mises au point. Dans ce segment, les emballages représentent le premier marché cible d'application. biofibres sont aussi un créneau prometteur. Compte tenu de la possible pénurie future de fibres de bois et de
l'avantage en termes de caractéristiques et de coûts que les fibres naturelles peuvent offrir par rapport aux fibres ligneuses et de verre, les biofibres sont de bonnes candidates pour des produits nouveaux ou de remplacement. Plusieurs cibles sont envisageables: bois-plastiques par injection, géotextiles, composites pour renforcement et remplissage, isolants thermiques/acoustiques, absorbants, non tissés (auto, fibres industrielles), litières pour animaux, préservatifs du bois, etc. bioproduits de la chimie verte sont nombreux à espérer remplacer des produits d'origine fossile, grâce
notamment aux nouvelles réactions de la chimie verte et à l'oléochimie. Pour les biosurfactants, on prévoit une hausse de 24 % d'ici 2010, soit un marché de 880 à 1 100 kilotonnes. Les surfactants non-ioniques présentent le plus haut taux de croissance et ils peuvent facilement être produits à partir d'huiles végétales. Pour les biolubrifiants et les huiles biodégradables, des perspectives importantes s'offrent comme substituts aux huiles qui constituent des pertes totales et pour les huiles à moteur et d'engrenage. Pour les surfactants, on note une tendance vers les produits oléochimiques. Les adhésifs représentent un bon potentiel à moyen terme, (adhésifs à chaud pour emballage, adhésifs sensibles à la pression, composites polymériques). Du côté des éléments précurseurs, le PDO (1,3 propènediol), intrant nécessaire pour la fabrication de plastiques de type PTT (polypropylène téréphthalate), a un marché estimé à 11 G $US. Produit par fermentation microbienne, ce seul produit pourrait représenter des ventes de plus de 800 M $US en 2020. D'autres précurseurs intéressants peuvent aussi être produits à partir de matière renouvelable : le 1-propanol, le 1-hexanol et le 1-nonanol. Les biopesticides sont un segment en croissance qui profite du souci d'accroître de façon durable la productivité
agricole. Le marché des plantes et semences transgéniques a explosé depuis dix ans. Certains chiffres sont
révélateurs : en 2005, 90 millions d'hectares à travers le monde entier, le marché des semences transgéniques
s'établissait à 5,25 G $US en 2005.
L'industrie du bioassainissement représente une force au Québec. On estimait à 400 M $Can, en 2005, le marché
canadien des biotechnologies environnementales. Dans ce domaine, le Canada est un leader en termes
d'investissements en RD et de revenus générés par firme. Seulement au niveau du traitement de l'eau (eaux
municipales, industrielles, de ruissellement et d'écoulement), on parle d'un marché entre 35 et 50 G de dollars en
Amérique du nord. Certaines niches prometteuses : traitement des eaux, traitement de l'air, biodégradation de certains
polluants spécifiques, biosenseurs et biocapteurs donnant des mesures instantanées. Gros pollueur, l'industrie agricole
représente un potentiel important d'applications.

Technologies importantes
Plusieurs progrès en biotechnologie, en génétique et en chimie offrent des opportunités fort intéressantes :

catalyse chimique et biologique : enzymes plus performantes, plus stables et visant des applications spécifiques,
pyrolyse contrôlée de la biomasse, co-cristallisation, solvants néotériques (fluides supercritiques), modification chimique
d'enzymes et autres catalyseurs;
génétique moléculaire et génie métabolique : criblage à haut débit, séquençage, évolution dirigée et ingénierie
des voies métaboliques;
culture de cellules et procédés de fermentation industrielle : simplification des milieux de culture, taux
d'expression plus élevés, densités accrues de biomasse, production de métabolites secondaires, nouvelles techniques
d'immobilisation, bioréacteurs plus performants, moléculture, biotransformation et bioconversion, génie des procédés;
procédés d'extraction et de purification : nouvelles technologies membranaires et chromatographiques, meilleure
modélisation et optimisation des procédés, plus grande pureté des produits finaux, meilleur choix des matières
premières et composés intermédiaires;
procédures de formulation: amélioration des caractéristiques, optimisation de la composition des matières utilisées,
application des nanotechnologies aux matériaux polymérique;
nouveaux mécanismes réactionnels en chimie verte, notamment la métathèse et les liquides ioniques;
biosenseurs et biocapteurs permettant notamment des mesures in situ et instantanées ;
nanotechnologie : nouveaux produits chimiques (adhésifs, absorbants, revêtements, etc.), matériaux
composites et polymères, nano-systèmes productifs, nano senseurs

Ces avancées peuvent faciliter la production des biomasses, augmenter les rendements de conversion, offrir des produits nouveaux ou améliorés et réduire les rejets et les déchets. Les principaux facteurs clé de succès sont : • la réduction des coûts de production; l'amélioration des performances des procédés; des produits innovateurs qui répondent efficacement aux besoins des consommateurs; des technologies qui s'intègrent bien dans les chaînes actuelles d'approvisionnement, de production et de distribution; un régime fiscal et réglementaire qui encourage à la fois les investissements dans ces secteurs ainsi que la consommation de ces produits; un processus décisionnel moins long, plus simple et moins coûteux; une sensibilisation accrue du consommateur et du législateur à l'importance et aux bénéfices des bioproduits. Il faut cependant admettre que le virage amorcé vers la chimie verte va demander un effort concerté de toutes les couches de la société. Il faudra augmenter fortement la production de matières renouvelables et cela entraînera une demande accrue pour des intrants qui, actuellement, sont dérivés principalement de la pétrochimie : fertilisants inorganiques, pesticides de synthèse et carburants nécessaires pour la machinerie agricole et manufacturière. Il faudra donc démontrer que les chaînes d'approvisionnement et de production offrent une balance énergétique positive en termes de GES et de pollution environnementale. Sinon, nous risquons de voir une érosion importante du support des consommateurs et des groupes de pression et par le fait même du soutien politique. Sources des potentiels de transferts technologiques au Québec
Le secteur étant diversifié, il est difficile qu'une institution couvre l'éventail complet des bioproduits et bioprocédés industriels
mais le Québec peut compter sur une quinzaine de centres ou institutions comme sources de compétences et d'inventions.
L'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (IRB-CNRC) abrite plusieurs équipes qui travaillent à divers stades de la
chaîne d'innovation : matières premières, procédés, bioproduits, mise à l'échelle. Les expertises sont nombreuses à l'IRB-
CNRC, notamment en caractérisation des produits naturels, génomique et modifications métaboliques, diversité microbienne,
biocatalyse, techniques de fermentation, procédés d'extraction et de purification, digestion anaérobie et transformation des
résidus. Deux importants projets pilotés par l'Institut touchent « les fibres naturelles pour la production de produits
biochimiques et de biomatériaux" et « la transformation de résidus organiques en bioénergie ». L'IRB abrite aussi une installation de partenariat industriel. Dans le domaine de la bioénergie, le Québec possède des expertises en biotechnologie industrielle, digestion anaérobie, génie des procédés et génie génétique regroupées dans plusieurs centres de recherche dont l'Université McGill (biocarburants), l'Université de Sherbrooke (bioénergie), Oleotek (biodiesel et oléochimie industrielle), CNETE (technologies membranaires et bioéthanol), REAP-Canada (bioénergie), FERIC, Forintek et Paprican (bioénergie d'origine forestière) et Canmet-Varennes. Pour les biomatériaux, les expertises couvrent les biopolymères (PHA et biopolymères à base de protéines), les biofibres, le génie génétique, les enzymes, avec des centres de compétence tels l'RB-CNRC (PHA et biofibres), l'Institut des matériaux industriels (biopolymères et biocomposites), le Centre du bois de l'Université Laval (composites du bois). Concernant les bioproduits de chimie verte, le Québec possède un noyau significatif de RD (une quarantaine de chercheurs) spécialisés dans les nouvelles réactions de la chimie verte (Universités McGill, de Sherbrooke et de Montréal), en enzymologie (INRS et Université de Montréal) et de solides bases en agriculture et foresterie. Dans le domaine des bioproduits pour la productivité végétale, le Québec possède une masse critique de RD en lutte biologique, biocontrôle et productivité végétale (Universités de Montréal, McGill, Laval et Sherbrooke, l'IRBV, le Service canadien des forêts et le Centre de Lennoxville d'Agriculture et Agroalimentaire Canada) ainsi que plusieurs consortia de recherche pouvant appuyer l'industrie, en particulier le Centre Sève, le Réseau Biocontrôle, le Réseau de recherche québécois en phytoprotection et le Réseau ligniculture Québec. Le bioassainissement représente une force incontestable au Québec où l'on a beaucoup d'expertise et de savoir-faire en bioremédiation (IRB), biotraitement des eaux et des lisiers (IRB, INRS, Universités Laval et de Sherbrooke) et compostage, sans compter plusieurs firmes actives en RD dans ce secteur. 4.2 Grille synthèse de l'analyse du secteur des bioproduits industriels

CONTEXTE MONDIAL
DYNAMISME
DYNAMISME
en matière d'innovation en bio-industries
ET CAPACITÉ DE L'INDUSTRIE
ET POTENTIEL DE TRANSFERT
À INNOVER AU QUÉBEC
DE LA RD AU QUÉBEC
RD
de technologies
de l'industrie
de la RD
pour transferts
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Bionergie
Biocarburants

Bioproduits de
chimie verte

Matériaux
d'origine

naturelle
Phyto-
production

Bio-
assainissement

Légende : z (état jugé majeur ou dominant) ; (moyennement important ou significatif) ; (peu important ou peu significatif) ↑↑ (tendance en forte hausse) ; ↑ (tendance en hausse) ; ≈ (tendance plus ou moins stable) ; ↓ (tendance à la baisse)
4.3 Analyse détaillée des segments du secteur Bioproduits et bioprocédés industriels
Segment 4.3.1 : BIOÉNERGIE
biodiesel, bioéthanol, biogaz, syngaz et dérivés, biocombustibles solides, additifs
Environnement global
• hausse importante de la demande mondiale d'énergie • prix encore élevés des bioproduits énergétiques (moins un (pétrole) à cause notamment du développement enjeu pour le biodiesel utilisé comme additif) économique accéléré de la Chine et de l'Inde • entrée difficile sur les marchés (surtout bioéthanol) • facteurs favorables au développement de la bioénergie: • le marché du biodiesel commercial est encore presque protocole de Kyoto et après Kyoto, hausse des prix du inexistant au Canada pétrole, demande de raffinage difficilement comblée par • compétition pour l'usage des terres et des ressources manque d'infrastructures ou désastres naturels, baisse des agricoles (bioénergie vs alimentation) coûts relatifs pour transformer les biomasses et fournir des • consommateurs pas encore prêts à payer le surcoût bioproduits à des prix voisins de ceux du brut, besoin imposé par les bioproduits d'améliorer la gestion des résidus • impératif de faire intervenir de grands joueurs clé de • au Canada, la production d'énergie renouvelable, l'industrie manufacturière et de l'énergie sur l'échiquier principalement issue de la biomasse, devrait passer de 641 politique et financier ; d'où, nécessité de développer une PJ en 1995 à 983 PJ en 2020. politique nationale de financement de projets et • hausses majeures anticipées du marché des d'infrastructures permettant de les attirer et d'en favoriser - éthanol (de 6,1 à 28,4 G litres aux É.-U. en 2016) • la crise forestière actuelle (principalement au Québec) - biodiesel (de 132 M à 3,028 G litres aux É.-U. en 2016) risque d'entraîner une augmentation des coûts/rareté de • biodiesel: marché cible premier, le transport lourd mais matière et de résidus ligneux à transformer possibilité aussi de filière courte (ex. : Allemagne) • bioéthanol: plusieurs marchés cibles dont biocarburant (additif), antigel, lave-glace • demande de plus en plus grande pour des additifs de performance et de réduction de pollution dérivés de la chimie verte comme le diéthyle succinate pour l'essence, le diesel et les huiles à chauffage • plusieurs produits sont possibles à partir du syngaz: H méthane/propane/butane, méthanol, paraffines, oléfines, aromatiques, cétones, aldéhydes, acides gras • BP Plc et DuPont Co vont commercialiser à grande échelle du biobutanol en Angleterre à partir de 2007 • demande accrue de main d'œuvre locale et autres intrants • demande pour davantage de méthanisation des déjections animales et biomasses agricoles • plus de 85 mégawatts d'électricité est produit, au Canada, par captation du méthane de sites d'enfouissement • l'utilisation de la biomasse offre d'importants avantages à d'autres industries locales, par exemple l'élimination d'arbres morts, malades ou de mauvaise qualité afin de produire du combustible prépare la région à la replantation d'espèces de plus grande valeur • la bioraffinerie : un modèle prometteur pour intégrer des projets et relancer/rééquilibrer les économies rurales • tendance des politiques favorisant la protection de • besoin d'incitatifs : détaxation des biocarburants et norme l'environnement et la sécurité énergétique obligatoire pour l'utilisation de carburants renouvelables • la bioénergie, une priorité aux États-Unis (dollars investis, (par exemple, une norme obligatoire de 2 % pour le programmes, législations favorables) biodiesel pourrait résulter en une opportunité nouvelle de • une volonté politique canadienne (objectifs 2010) : marché de l'ordre de 400 millions de litres au Canada) • biodiesel : 5% pénétration du marché nord-américain • absence de réglementation sur le biofarming (face à une • bioéthanol : 10% pénétration du marché nord-américain possible contamination de la chaîne alimentaire par des • (i.e. augmenter la production de 750 Ml) OGM à usage industriel) • applications potentielles pour les milieux sensibles, les climats nordiques et à la ferme • une réglementation proactive de la gestion des déchets et • évolution positive des perceptions et comportements des des rebus (municipaux et industriels) favorisant les utilisateurs et de l'industrie • avantages environnementaux importants : diminution des • besoin d'adapter les cadres réglementaire et fiscal à la GES, du souffre, des composés aromatiques problématique des bioénergies • absence d'une politique nationale, québécoise et municipale sur le transport en commun • un besoin pressant de nouveaux projets pilotes menés par des joueurs importants et crédibles (e.g. Société de transport de Montréal) pour susciter le support des consommateurs et des décideurs • pénétration des bioprocédés dans le secteur énergie • remplacement long et coûteux des infrastructures existantes de production et de chaîne d'approvisionnement par celles requises par les biotech industrielles • applications encore peu développées des «buildings blocks» ou synthons (acides lactique / succinique, 3HP, PDO) développement de formulations de biodiesel adaptées aux conditions climatiques du Québec et du Canada • la balance énergétique positive de certains procédés n'est • les grands enjeux technologiques sont : prétraitement efficace des matières résiduelles, hydrolyse enzymatique et/ou chimique plus performante et moins coûteuse, conversion éthylique microbienne améliorée, une intégration des procédés, une stratégie et une logistique d'approvisionnements optimisés (en tenant compte des quantités énormes en jeu) • la transition demeure encore difficile, coûteuse et risquée entre le laboratoire et la production commerciale Environnement spécifique au Québec
• projets industriels moteur en cours : usines de production • l'énergie de la biomasse ne représente que 6 % des de bioéthanol et de biodiesel approvisionnements d'énergie primaire au Canada, donc • une douzaine de firmes dans le segment couvrant divers efforts importants à faire pour pénétrer ce marché créneaux : bioéthanol, biodiesel, syngaz, bioconversion, • un seul distributeur de bioéthanol au Québec (Sonic) et méthanisation, cogénération, valorisation de résidus aucun distributeur de biodiesel industriels, biocombustibles solides • prix encore élevés des biocarburants • pour le moment, peu de clients potentiels (PME) • le bois et les autres sources d'origine agricole présentent une faible densité énergétique en comparaison avec les combustibles fossiles comme le pétrole et le gaz naturel • nos partenaires d'affaires (producteurs de pâtes et papier, bois d'œuvre et aciéries) vivent une crise financière sans précédent ce qui risque de nuire, du moins à court terme, à certains développements et partenariats stratégiques • Conseil québécois du biodiesel : promoteur actif pour • absence de programme d'aide à l'innovation et à la encourager l'utilisation du biodiesel démonstration de filières biocarburants/biocombustibles • ProÉthanol : regroupement de 500 producteurs du • absence de politique fiscale incitative pour favoriser Québec, appuyé par l'UPA, prônant la production de l'utilisation de carburants renouvelables bioéthanol et partenaire du projet de Varennes (2,5 M $) • manque d'expertise et de normes pour développer l'utilisation des biocarburants en milieu nordique • matières premières renouvelables disponibles (résidus • résidus de biomasse éparpillés (des analyses de cycle de agro-forestiers, urbains, industriels) et terres en jachère vie seraient ici fort utiles) • expertise en biotech industrielle, digestion anaérobie, • RD requise pour développer des projets de petite ou génie des procédés et génie génétique (ex. : cellulases, hémicellulases et enzymes lignolytiques) • besoin de développer une expertise plus pointue en • plusieurs centres de RD pour appuyer l'effort industriel : sylviculture et en micropropagation d'espèces à croissance Oleotek, CNETE, Canmet-Varennes, Paprican rapide et à haute valeur énergétique • plusieurs technologies déjà commercialisables • plusieurs projets de démonstration reliés au biogaz et au biodiesel (BioBus, BioMer, BioPêche, Bioship, projet de la carrière Miron et production d'électricité à partir de gaz d'enfouissement) Segment 4.3.2 : MATÉRIAUX D'ORIGINE NATURELLE
bioplastiques et précurseurs, biopolymères, biofibres, biocomposites Environnement global • potentiels prometteurs pour les nouveaux biomatériaux, • bioplastiques : un marché très concurrentiel dominé par tant marchés de niche que produits de masse les multinationales et des chaînes de distribution • bioplastiques : marché dynamique offrant les plus grands fortement intégrées potentiels parmi les bioproduits (d'ici 10 ans, peut • au Canada, absence de gros joueurs comparativement représenter 20-30% du marché global des plastiques, soit aux ÉU, notamment pour les bioplastiques ≈ 30 millions TM) • la pénétration de marché dépend beaucoup de la • le PLA : est anticipé représenter 50% du marché mondial réduction des coûts de production des biopolymères à moyen terme (10 G $US) (production • un risque financier majeur en termes d'infrastructures estimée en 2020 de 3,6 milliards de kg par an) (production et approvisionnement) et de marketing : • les PHA : marchés possiblement plus prometteurs que prétextant que les consommateurs n'étaient pas prêts à ceux du PLA si technologie adéquatement mise au point payer le surcoût des bioproduits, Dow s'est retiré • la hausse des prix du pétrole favorise les bioplastiques récemment du partenariat avec Cargill • coût avantageux des polymères provenant de ressources • biocomposites : malgré un potentiel important, marché renouvelables par rapport aux polymères synthétiques très compétitif et incertain (notamment pour les panneaux d'origine pétrolière de fibres), mais plusieurs niches possibles • marchés porteurs : emballages et matériaux particulaires • le coût des fibres non ligneuses peut être une limite pour biodégradables, textiles et matériaux non tissés, fibres des utilisations à grande échelle industrielles et de rembourrage, emballages alimentaires • concurrence de matériaux moins coûteux : synthétiques, qui augmentent la qualité et la stabilité des aliments bois, coton et autres fibres libérisées (bast) • nombreuses fusions/acquisitions/partenariats (Metabolix / • concurrence venant de pays à faibles salaires ADM, Kaneka / Procter & Gamble, Dupont / Tate & Lyle) • dumping par pays qui subventionnent certaines fibres • biofibres/composites naturels : marchés en croissance (ÉU : 4,6 G $), aux applications multiples (auto, construction, textiles) avec une demande récemment • avantage des fibres naturelles sur les fibres ligneuses et de verre en termes de caractéristiques et de coût • pénurie future de fibres de bois: ouverture pour biofibres • créneaux cibles : bois-plastiques par injection, géotextiles, composites pour renforcement et remplissage, isolants thermiques/acoustiques, absorbants, non tissés (auto, fibres industrielles), litières pour animaux, préservatifs du • substitution de certaines cultures agricoles et forestières actuelles par des variétés à haut contenu en fibres • certains polyols (marché actuel mondial de plus de 4 G $) peuvent être produits à partir de matières renouvelables comme certaines huiles végétales • le PDO (1,3 propènediol) entre dans la fabrication de plastique de type PTT (polypropylène téréphthalate) avec un marché estimé à 11 G $. Il peut être produit par fermentation microbienne et ce seul produit devrait représenter des ventes de plus de 800 millions $ en 2020 • d'autres précurseurs intéressants peuvent être produits à partir de matières renouvelables : 1-propanol, 1-hexanol, • volonté politique canadienne (objectifs 2010) : • les succès de l'industrie européenne des fibres naturelles - bioplastiques : attirer un grand producteur étranger et non tissées est le résultat du fort appui gouvernemental - composites : cibler les matériaux de construction à tous les stades de la chaîne de production; sans un tel • le PLA a été désigné fibre générique (US Fed Trade) support le succès apparaît difficile au Canada • la politique encourageant le compostage des matériaux • demande anticipée de plus de 2,5 milliards d'hectares en biodégradables en Europe a donné une grande impulsion Europe pour la production de matière renouvelables aux plastiques biodégradables destinées aux secteurs industriels des polymères, • la production de bioplastiques peut réduire les GES lubrifiants, solvants et surfactants; une telle pression pourrait se produire au Canada • manque de vision nationale et de stratégie globale en la matière au Canada • RD dynamique pour réduire certains coûts de production • un impératif : s'assurer que les différents précurseurs • pas ou peu de percée technologique requise pour saisir les produits par chimie verte soient compatibles avec les opportunités offertes par les fibres naturelles procédés actuels de fabrication et qu'ils offrent des • nouveaux matériaux possibles via plantes et protéines fonctionnalités avantageuses, par exemple meilleur • possibilité pour licences de technologies en bioplastiques rendement, durabilité, malléabilité, moins polluant, etc. (certains disent cependant qu'un coût inférieur pourrait être le critère décisionnel déterminant) • besoin pressant par le secteur papetier de produits de finition biodégradables pour faciliter le recyclage du papier journal et du papier fin Environnement spécifique au Québec
• quelques firmes dans le segment, notamment dans les • absence de grandes firmes jouant un rôle de leader absorbants et les composites • les bioplastiques sont un marché hétérogène et morcelé • activités en développement dans certaines régions du • l'industrie québécoise des plastiques en est une de trans- Québec intéressées par le segment des biofibres : Fibres formation et est peu active en recherche et Lanaupôle de Lanaudière (associé à un pôle français de compétitivité) et la région du Saguenay/Lac-St-Jean • les fibres agricoles doivent être stockées et les résidus de cultures sont plus chers que ceux du bois • l'industrie des plastiques au Québec est bien structurée et s'appuie sur des associations actives compte tenu de nos expertises et des opportunités d'affaires, certains marchés de niche apparaissent • peu de réglementations et d'incitatifs gouvernementaux comparativement en particulier à l'Europe • une transition importante des cultures céréalières et maraîchères vers les biofibres va demander une action concertée avec le secteur agricole et pourrait entraîner un déséquilibre en production alimentaire expertise en biopolymères (PHA et biopolymères à base de protéines), composites du bois, génie génétique/enzymes • l'approvisionnement en matières premières et en résidus doit être bien analysé solides bases de RD en agriculture et foresterie plusieurs centres de recherche peuvent appuyer trop peu d'installations pour tester et transformer de l'industrie : IRB (pôle reconnu au Canada dans les PHA et façon commerciale les fibres biofibres), IMI (biopolymères), Centre du bois de l'Université Laval (composites du bois), Université McGill (Plant Science) Segment 4.3.3 : BIOPRODUITS DE CHIMIE VERTE
lubrifiants, solvants, adhésifs et résines, détergents et surfactants, peintures et encres, éléments précurseurs (acides, alcools, esters), biocatalyseurs/enzymes industriels
Environnement global
• une industrie chimique plus verte et plus responsable qui • entrée difficile sur ces marchés due à la présence de mise sur de nouvelles tendances : prévention plutôt que grands joueurs très actifs (dans le segment des enzymes, nettoyage des déchets, économie dans l'emploi d'intrants, l'industrie termine une phase de consolidation: choix de matières premières renouvelables, recours à des Novozymes, Genencor, Diversa, Maxygen) intermédiaires ou produits de synthèse moins toxiques, • gros investissements nécessaires en termes d'innovation réduction des solvants, catalyseurs et autres et d'infrastructures intermédiaires, évitement de transformations catalytiques • la mondialisation tend à faire diminuer les subventions non essentielles et meilleur choix des catalyseurs utilisés, agricoles et à ouvrir les frontières, entraînant une baisse procédés moins énergivores incluant des pressions et du coût des matières premières agricoles et forestières températures réduites, des produits finaux plus • en fait, la fluctuation des coûts de la matière première biodégradables, des mesures en temps réel intégrées aux (culture végétale) ou des produits dérivés (huiles) processus de synthèse pour réduire les sous-produits représente un facteur déterminant dans l'évolution de ce indésirables ou hautement toxiques marché; de plus, toute explosion de demande résultant de • des chaînes complètes de distribution existent maintenant changements dans le choix des matières premières au Canada comprenant une vingtaine de firmes (coop (passage d'une économie pétrochimique à une économie agricoles, agri-business, multinationales pétrochimiques) verte) représentera des défis de taille en termes • le segment offre de belles occasions pour remplacer des d'approvisionnement, de ségrégation des cultures et de la produits importés et peut profiter de certains succès pollution qui pourrait en découler d'affaires (encres végétales, biolubrifiants, biosolvants) • uniquement dans le secteur des encres, plus de 25 % du marché de l'encre en Amérique du Nord est à base d'huile végétale. Il existe d'autres marchés à combler notamment celui des journaux, des imprimantes maison, des photocopieurs, les plumes et stylo à billes • les grands joueurs de ces marchés peuvent aussi être des clients/partenaires pour les PME biotech • possibilités de productions conjointes (plusieurs produits fabriqués de façon complémentaire); le modèle de la bioraffinerie semble intéressant pour le segment • biolubrifiants et huiles biodégradables: plusieurs perspectives importantes (substituts aux huiles constituant des pertes totales et bons marchés pour les huiles à moteur et d'engrenage) • surfactants : tendance vers produits oléochimiques, bon potentiel de marché (moins de 15 % sont d'origine naturelle); on prévoit une hausse de 24 % d'ici 2010 pour des surfactants biologiques (880 kT à 1 100 kT) • actuellement, les surfactants non-ioniques ont le plus fort taux de croissance et ils peuvent facilement être produits à partir d'huiles végétales • adhésifs : fort potentiel long terme, peut interfacer avec plusieurs secteurs industriels; niches prometteuses pour composés de haute performance (adhésifs à chaud pour emballage, adhésifs sensibles à la pression, composites • le secteur forestier canadien offre de grandes perspectives pour le développement de nouveaux lignosulfonates et autres adhésifs à partir de lignine; de plus, l'expertise amenée par Énergie Atomique du Canada permet des recherches intéressantes dans le domaine des « radiation- cured adhesives » • produits chimiques de type plateforme (notamment solvants) : potentiels intéressants pour plusieurs d'entre eux : lactate d'éthyle, sorbitol, propylène glycol naturel, glycol d'éthylène, acide succinique et dérivés • enzymes industrielles : le marché (2 G $ +) croît entre 3 et 5 % en moyenne par année; des taux de croissance plus importants sont inventoriés dans le secteur de la nourriture et des breuvages, notamment en boulangerie (100 % • Procter et Gamble vient de signer une entente de 600 M $ pour les 5 prochaines années avec Genencor concernant l'approvisionnement d'enzymes pour le marché des détergents et savons à vaisselle (45 % du marché des enzymes industrielles) • forte demande pour de nouvelles enzymes dans tous les secteurs industriels, notamment en alimentation: conservation des aliments, imitation de saveurs de viande et de fromage, pour les bières spécialisées, aussi comme additifs nutritifs (e.g. lactase) • l'autre secteur important de croissance des enzymes concerne l'alimentation des animaux de boucherie et de • les ÉU et l'Europe prennent le virage de la chimie verte et • les enjeux environnementaux et de sécurité peuvent jouer poussent pour des normes d'achat et de consommation un rôle moteur dans le segment mais un leadership • les nouvelles législations/politiques mises en place peuvent politique est nécessaire avoir un impact majeur sur l'emploi de produits chimiques • due à l'absence de compagnies majeures au Canada et malgré les belles opportunités qu'offre le segment, peu • Protocole de Montréal sur la couche d'ozone, Convention d'actions seront initiées dans le domaine sans le support de Stockholm sur les polluants organiques persistants et la des gouvernements (législations, incitatifs) Déclaration de Rio sur l'environnement et le • méfiance des consommateurs face à la piètre qualité de développement sont de grandes mesures incitatives si les nombreux bioproduits de première génération gouvernements mettent en place des politiques et un monitoring adéquats • demande accrue d'efficience et de performance dans les • RD faible au Canada par rapport à USA / UE procédés de production et intérêt de l'industrie chimique principalement due à l'absence de firmes résidantes pour les bioprocédés innovatrices et productrices dans le secteur des lubrifiants • des progrès en biotechnologie industrielle, génie industriels, solvants, résines et adhésifs. Il faut trouver un génétique, procédés chimiques et des additifs plus moyen de se rapprocher des grands joueurs dans ces performants rendent concurrentiels plusieurs produits marchés soient les Henkel Corporation, National Starch, (ex. : biolubrifiants) 3M et Borden Chemicals pour nommer que ceux-là • la cellulose forestière offre possiblement une option • la recherche appliquée et le génie génétique ne pourront alternative à l'amidon agricole comme source d'hydrates de donner de bons résultats sans une meilleure compréhension de la chimie des liaisons impliquant à la • l'utilisation de résidus : une opportunité réelle pour des fois des matériaux bio- et pétrochimiques productions locales • 95 % des 8 milliards de livres de résines produites aux ÉU • la bioraffinerie : option intéressante pour l'industrie sont à base de formaldéhyde, ce qui représente une chimique et celle des pâtes et papiers opportunité énorme pour la production de résine « verte ». • facteurs macroéconomiques favorisant le développement d'une industrie des résines et adhésifs verts: boom immobilier continu dans certaines régions, bonne base industrielle canadienne en matériau laminé, sciences de la radiation, foresterie et sylviculture et un bon accès à certaines matières premières renouvelables • le marché des enzymes requiert des enzymes mieux ciblées dans des formulations adaptées au besoin du consommateur Environnement spécifique au Québec
• certains marchés spécialisés semblent intéressants : • une dizaine de firmes au Québec dont quelques-unes sont lubrifiants, solvants, résines et aussi la valorisation des reconnues sur les marchés extérieurs exportant plus des résidus industriels 3/4 de leur production • pas de groupe industriel chimique majeur au Québec apte à mobiliser les ressources financières/techniques requises pour développer ces filières • peu d'appui et de vision de la part des autorités gouvernementales • noyau de recherche important en chimie verte au Québec (40 % des chercheurs du Réseau canadien de chimie verte • les décideurs industriels connaissent peu la chimie verte soient des chercheurs des universités McGill, Sherbrooke, et les biotechnologies Montréal, Laval, UQAM, École Polytechnique, de l'INRS-Eau et de l'IRB) • expertise en agriculture, enzymologie et aussi intérêt pour les bioraffineries (École Polytechnique, Paprican, Centre affilié des pâtes et papiers de l'Université McGill, CIPP de l'UQTR) • Oleotek : un catalyseur éventuel pour développer l'industrie des biolubrifiants et des huiles biodégradables Segment 4.3.4 : BIOPRODUITS POURLA PRODUCTIVITÉ VÉGÉTALE
biopesticides, biofertilisants, engrais d'origine naturelle, inoculants biologiques d'ensilage et de fourrage, agents de conservation, biotechnologies et cultures végétales, plantes transgéniques
Environnement global
• le segment profite du souci d'accroître de façon durable la • perception encore négative de certains manufacturiers, productivité agricole : utilisation réduite de pesticides en distributeurs et utilisateurs face aux biopesticides, général, produits plus ciblés, impact environnemental inoculants biologiques et agents biologiques de moindre dû au ruissellement et à des produits moins écotoxiques, plus grande importance accordée au concept • les efforts et les coûts de développement, de production, des cultures biologiques (plus de 20 % par année dans d'homologation et de distribution reliés aux produits de certaines juridictions), culture accrue en serre et en phytoproduction/phytoprotection par rapport à la petitesse du marché canadien représentent un frein • demande pour de nouvelles technologies de transformation végétale, d'expression cellulaire et tissulaire et de • le coût de développement et d'homologation nord- propagation pour contourner des monopoles de PI américaine pour un biopesticides varie généralement appartenant à quelques joueurs clés de l'industrie entre 5 et 10 millions $ alors que ce coût peut dépasser (Monsanto, DuPont/Pionner, Syngenta) les 100 milllions $US pour un nouveau composé de • biopesticides : marché mondial en croissance (variable synthèse à large spectre selon les insectes ciblés et les sous-segments de marché) • biopesticides : des multinationales contrôlent le marché et qui devrait atteindre 1 milliard $ en 2010; parallèlement, (aucun producteur majeur de propriété canadienne) le secteur des pesticides conventionnels de synthèse • prudence requise face aux biopesticides destinés à de décline d'environ 1,5 % par année grands marchés car ils exigent une capacité (production et • la plupart des biopesticides sont des marchés de niche, distribution) pouvant bénéficier d'économies d'échelle donc des productions à petite échelle sont possibles • biofertilisants : peu de formulations faites au Canada • demande constante pour de nouveaux produits plus • l'infrastructure québécoise de production agricole se prête performants et moins toxiques, principalement due à une moins bien au développement des cultures transgéniques résistance généralisée (et même à la hausse) envers les anciens et nouveaux pesticides, l'apparition de nouveaux ravageurs et un plus grand souci des organismes réglementaires en termes de toxicité et d'écotoxicité • on recherche avant tout de nouvelles familles de composés e.g. azoxytrobine et imidaclopride démontrant de nouveaux modes d'action et pouvant contrer, pour un certain temps, la résistance des ravageurs • dans un contexte de lutte intégrée, avec des produits et protocoles adéquatement définis, plusieurs croient que des bénéfices économiques et environnementaux sont possibles • engrais : le Canada est un fournisseur important d'engrais (potassium, souffre) et plusieurs producteurs majeurs d'engrais sont localisés au Canada • bonne capacité de réception des firmes utilisatrices • le marché des plantes et semences transgéniques a explosé littéralement depuis 10 ans; quelques chiffres révélateurs : - en 2005, 90 millions d'hectares dans le monde (8,5 millions de fermiers dans plus de 21 pays dont les principaux sont les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, l'Argentine et la Chine - le marché des semences transgéniques en 2005 s'établissait à 5,15 G $US - les cultures visées sont le soya, le maïs, le coton et le • aux États-Unis, et dans une moindre mesure au Canada, le • peu de volonté gouvernementale pour améliorer le bannissement de plusieurs produits déjà homologués, la processus d'homologation et le développement de ré-homologation de produits existants et un durcissement nouveaux produits biologiques généralisé dans la réglementation antiparasitaire créent • manque de ressources humaines et financières chez des opportunités de développement pour de nouveaux l'ARLA pour accélérer le processus de révision et d'octroi produits; au Québec, le bannissement généralisé de des permis et des étiquettes plusieurs pesticides tant en production de champ, en serre • absence d'un réseau de chercheurs et d'utilisateurs, ou dans le marché de détail crée un vide à combler semblable au programme IR-4 Biopesticide Program aux • en principe l'agence canadienne d'homologation des États-Unis pour favoriser le développement et pesticides (ARLA) favorise les biopesticides et la lutte l'homologation des biopesticides intégrée, mais dans les faits la situation demeure difficile • absence d'une réglementation gouvernementale principalement lorsqu'il s'agit de pesticides de type extrait semblable à celles que nous avions au Québec, Ontario et botanique; il existe également un processus harmonisé Nouveau-Brunswick dans les années 70 et 80 pour lutter Canada-Etats-Unis d'homologation pour les biopesticides, contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette et la livrée mais la lenteur du système canadien peut retarder des forêts, réglementations qui avaient favorisé l'homologation américaine l'utilisation du BT au détriment de pesticides • du côté européen, le processus d'homologation des conventionnels chimiques pesticides incluant les biopesticides est en révision; le peu • barrière tarifaire et perception négative (principalement d'harmonisation entre les pays rend cependant le en Europe) envers les cultures transgéniques et autres processus lent, coûteux et compliqué; certains pays, nouveautés biotechnologiques dans le domaine comme la Hollande, bénéficient d'une voie rapide pour agroalimentaire (le Protocole Européen en matière de certains produits organiques ou botaniques biosécurité et en France l'adoption du principe de mesures précautionnaires, par exemple) • bonne masse critique de RD en lutte biologique et • les risques potentiels que peuvent présenter les biofertilisants avec l'appui de plusieurs consortia de biopesticides pour les humains demeurent un enjeu recherche en productivité végétale, propagation et majeur (mais la nouvelle génération devrait être moins biocontrôle (Centre Sève, RQRP, etc.) • bon nombre de brevets (ou propriété intellectuelle) à • une concentration importante des technologies habilitantes utilisées dans le développement des plantes • intérêt des multinationales pour acquérir de nouvelles transgéniques par une poignée de multinationales limite le technologies reliées à la productivité végétale « freedom-to-operate »; cela crée à la fois une barrière à • peu de produits biologiques développés à ce jour pour les l'entrée mais également des opportunités de RD grandes cultures (donc une fenêtre d'opportunité) • possibilité, grâce aux OGM, de créer une immunité à certains pesticides synthétiques peu chers (Round up) ou des variétés nouvelles de semences internalisant la protection (mais Bt) • possibilité d'une meilleure connaissance des propriétés microbiologiques des sols et de restituer les consortia microbiens naturels par la génomique Environnement spécifique au Québec
• peu de producteurs et de récepteurs technologiques au • expertise de pointe au Québec en lutte biologique, Québec par rapport aux Prairies (45 %) et à l'Ontario productivité végétale, génomique et agriculture et possibilité de constituer un bon portefeuille de propriété • capacité de réception encore limitée des entreprises car intellectuelle, en particulier relié aux biopesticides les firmes sont petites et actives sur des marchés • une quinzaine de firmes dans le segment au Québec allant des biopesticides et des engrais à la production de plantes • mise en marché complexe et peu de succès à ce jour via des techniques biotechnologiques • les produits bio offrent un retour sur investissement limité • amorce de maillage avec des pôles de compétitivité en donc ils devraient répondre à des besoins différents ou France (exemple : Anjou) • coûts d'homologation élevés pour les PME québécoises noyau de recherche significatif en productivité végétale et agricole et en biocontrôle (universités McGill, Laval, • peu de RD au niveau industriel, principalement dans les Sherbrooke, INRS, etc.) et plusieurs groupes et réseaux segments comme les inoculants, les agents de pour appuyer la recherche (Sève, RQRP, CRDH, IRDA, conservation et des technologies habilitantes comme par CRDA, Centre de recherche et de développement sur les exemple dans le domaine des plantes transgéniques sols et les grandes cultures à Ste-Foy et une ferme de • l'infrastructure québécoise de production agricole ne se recherche en Normandie) prête pas vraiment bien au développement des cultures transgéniques • plusieurs projets nouveaux ces dernières années • peu de mise au point de matières actives • quelques technologies assez matures reliées aux Segment 4.3.5 : BIOASSAINISSEMENT
bioépuration de l'air, biotraitement des eaux, bioremédiation des sols (biostimulation, bioaugmentation, biorestauration intrinsèque, bio-oxydation), phytoremédiation (phyto-extraction, phytodégradation, rhizofiltration, phytovolatilisation, phytostabilisation), biolixiviation, biotraitement des lisiers et fumiers, compostage, valorisation des résidus, biocapteurs et
Environnement global
• le Canada est un leader dans le domaine des • marchés difficiles car devant répondre à des exigences biotechnologies environnementales en termes techniques, réglementaires et sociales de plus en plus d'investissements en RD et de revenus générés par firme sévères; c'est de plus un segment très fragmenté (de petits chiffres malgré tout) • certains segments déjà matures (donc moins • le Conference Board (2005) estime à 50 millions $ en 1999 d'opportunités nouvelles) et d'autres difficiles à faire le marché des biotech environnementales et 400 millions $ émerger (dépendant des législations et normes) • une industrie pas toujours bien organisée • niches prometteuses : traitement des eaux, traitement de • risque financier majeur à cause de l'imputabilité de l'air, biodégradation de certains polluants spécifiques, l'entreprise et de ses dirigeants (selon les juridictions et biosenseurs et biocapteurs donnant des mesures les projets en cause); les retours sur l'investissement sont généralement plutôt modestes • l'industrie agricole demeure un gros pollueur, donc un potentiel d'applications intéressant • seulement pour le traitement de l'eau (eaux municipales, industrielles, de ruissellement et d'écoulement), on parle d'un marché entre 35 et 50 G $US en Amérique du Nord pour l'élimination des composés organiques, métaux lourds, substances radioactives et autres composés inorganiques (sans tenir compte de la nouvelle problématique de la pollution des eaux municipales par des composés pharmaceutiques, œstrogènes et autres • plusieurs tendances peuvent être mobilisatrices : Kyoto, • absence d'une politique nationale comme le Superfund changements climatiques, problématiques Law (voté par le Congrès américain en 1980) qui oblige la environnementales devant être réglées, coût énergétique localisation, l'investigation et le nettoyage de sites élevé des processus actuels (surtout les processus physico- industriels super pollués a eu un impact incroyable sur le chimiques lorsque comparés aux processus biologiques) développement de biotechnologie environnementale • besoin de législations et normes environnementales plus articulées et plus incitatives (exemple que l'on vit au Québec par rapport aux cyanobactéries est un bel • la réglementation sur les nouvelles substances est mal comprise et jugée mal appropriée par les firmes biotech du segment; on la perçoit comme un frein au • le chevauchement et le flou juridique entre les juridictions fédérales, provinciales et municipales rend les politiques d'intervention et les réglementations très difficiles et souvent contraignantes pour peu de résultats • plusieurs groupes de recherche spécialisés (université, IRB, • compte tenu des travaux de restauration déjà réalisés, le INRS, CEMRS, Centre AAC de Lennoxville) mais peu de bioassainissement devient une tâche de plus en plus réseaux d'experts multidisciplinaires québécois comme certains réseaux dans d'autres segments • besoin de plus de connaissances de base en écologie des • expertise (académique et industrielle) en biotraitement des systèmes vivants (plantes et microbes), comportement sols et des eaux, décontamination et biodégradation de des populations microbiennes dans différents polluants, digestion anaérobie, biotraitement des lisiers et environnements hydrologiques et géochimiques, influence des stress anthropogéniques sur la dynamique des • serait utile un réseau tel le US Geological Survey (réseau • plusieurs technologies matures ou proches de la panaméricain) qui conçoit et met au point des mesures commercialisation (compostage, traitements de l'air, de d'analyse de la pollution, des suivis de contaminants dans l'eau et des lisiers, biodégradation de polluants) l'environnement, étudie les effets de la pollution sur • nombreuses opportunités en phytoremédiation encore différents écosystèmes et met en place des modèles de inexplorées (0lus de 1 000 sites existent déjà aux États- simulation pour le design de sites de décontamination, le Unis); les approches sont généralement peu coûteuse, monitoring ainsi que les stratégies de remédiation (voir le s'adressent à un large éventail de polluants (métaux USGS Toxic Substances Hydrology Program) lourds, HAP, produits organochlorés, résidus pétroliers), • peu de technologies environnementales sont des procédés requièrent des installations in situ et habituellement clés en main; ils demandent tous beaucoup de RD in situ plaisent car respectueuse de l'environnement; cependant, • en fait, ce segment des bioproduits est de loin le plus la décontamination peut être lente et limitée par la complexe au point de vue scientifique, technologique et capacité intrinsèque des systèmes vivants utilisés et soumise aux conditions environnementales et climatiques; on doit également surmonter une certaine incrédulité des entreprises et des élus
Environnement spécifique au Québec
• fragmentation de l'industrie en secteurs distincts (absence • expertise et savoir-faire industriels reconnus (même à de masse critique dans des sous-secteurs cibles) l'extérieur du Québec), notamment en bioremédiation, • entreprises petites aux ressources financières limitées biotraitement des eaux et compostage • en général, capacité d'exportation encore faible (sauf • présence de joueurs internationaux importants (ex. : certains succès comme Biogénie et GSI) • produits souvent difficiles à commercialiser • plusieurs firmes dans le segment : A.C. Carbone, AFA • opportunités de partenariat pour le transfert de Environnement, Air Science, Biogénie, Biomax, BioNest, technologies vers d'autres marchés BioScan, Biosor, CO2 Solution, Ecotech, Envirogain, Fafard, • manque de financement chronique (capitalisation EIT-Aqua-recherche, Golder et associés, GSI moyenne à forte) Environnement, H2O Innovation, Inspec-Sol, John Meunier, Lab_Bell, Mabarex, Nuvac, Premier Tech, Sanexen, Smartsoil, Sodexen • industrie dépendante des lois, règlements et initiatives • le Québec a plusieurs législations pouvant favoriser le gouvernementales domaine (Politique nationale de l'eau, Politique de • plusieurs lois ou règlements manquent de « dents » protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés, Projet de loi 72, Règlement sur l'enfouissement des sols contaminés, etc.) • plusieurs groupes de recherche (CEMRS, INRS, IRB • manque de support pour la preuve de concept ainsi que la Environnement, IRDA) : donc masse critique de RD pour mise à l'échelle commerciale appuyer l'industrie • nombreuses technologies de pointe, notamment pour la bioremédiation in situ et le biotraitement des eaux • main-d'œuvre qualifiée disponible Section 5 – Analyse du secteur Biotechnologies marines

5.1 Profil du secteur Biotechnologies marines au Québec

Segments retenus
Deux segments composent ce secteur :

biomolécules marines : substances naturelles et extraits, valorisation de coproduits marins;
aquaculture / mariculture : produits thérapeutiques, produits diagnostiques, nutrition, reproduction.

Tendances et moteurs
Les biomolécules marines : un secteur en émergence prometteur
La demande mondiale de produits et services en biotechnologies marines passera de 2,2 G $US en 2001 à 3,2 G $US en 2007. Cela représente une progression des plus vives dans le monde des technologies émergentes. Les pays du G8 investissent de façon importante dans le développement de leur industrie des biotechnologies marines. Actuellement, le Japon est le pays qui investit le plus dans ce domaine. Dans le marché des biotechnologies au Canada, on estime à 5 % la part des biotechnologies marines. Les biomasses marines ouvrent de très importantes perspectives quant à la découverte de molécules actives et de bioproduits d'intérêt pour des marchés très diversifiés (pharmaceutique, nutraceutique, cosméceutique, cosmétique, alimentaire, horticole, agricole, environnemental, industriel et autres). La très grande diversité génétique des organismes marins, par rapport aux organismes terrestres et dulcicoles, signifie une plus grande chimio-diversité. Aquaculture et mariculture; des bénéficiaires potentiels Globalement, la biotechnologie marine a le potentiel d'améliorer de deux façons la compétitivité et la rentabilité de l'aquaculture et ce, à différents niveaux de la chaîne des productions aquicoles et maricoles. Premièrement, les contributions actuelles et potentielles des outils et procédés biotechnologiques peuvent améliorer de nombreux aspects directement reliés à la production aquicole dont l'alimentation et la nutrition, la reproduction, la santé et la gestion des maladies, la qualité de l'environnement et l'innocuité des produits aquicoles. Cependant, compte tenu que l'industrie maricole québécoise est, pour le moment, surtout caractérisée par l'élevage de mollusques en milieu naturel, les possibilités court terme d'applications des biotechnologies se trouvent principalement du côté de la valorisation des produits et coproduits. Deuxièmement, la biotechnologie marine permet de valoriser, dans différents marchés, les coproduits de la première transformation des organismes aquicoles comme ceux provenant des produits de la pêche et de la récolte. Cet aspect représente, à court terme, la meilleure opportunité de maillage entre mariculture et biotechnologie Des potentiels à exploiter Plusieurs facteurs laissent entrevoir un futur prometteur aux biotechnologies marines : l'émergence de nouveaux marchés; le potentiel de la biomasse marine comme source de nouvelles biomolécules d'intérêt; l'amélioration des technologies d'extraction, de purification et de criblage moléculaire; l'intérêt des grandes compagnies pharmaceutiques pour des molécules actives de sources naturelles et l'immense effort de RD consentis par les PME et les institutions de recherche. Par ailleurs, certains facteurs sont à considérer puisqu'ils peuvent représenter un frein au développement du secteur : difficulté pour les entreprises du secteur d'obtenir du financement ; les retours sur l'investissement ne sont pas rapides dans ce secteur; importance des coûts de recherche et développement pour des nouveaux produits; absence d'une entreprise québécoise phare sur le marché pour positionner le Québec au niveau mondial; difficulté pour les entreprises québécoises à trouver des réseaux de distribution pour leurs produits; tissu industriel embryonnaire nécessitant appui et réseautage pour se développer.
Principaux marchés

De nombreux produits issus de la biotechnologie marine se retrouvent déjà dans plusieurs secteurs économiques et plusieurs
autres produits sont en développement.
Au niveau des créneaux de marchés, les domaines suivants sont prometteurs.
Les biomolécules marines présentent un intérêt immédiat pour le domaine pharmaceutique. Ce segment devrait voir apparaître plusieurs produits marins nouveaux pour le traitement des maladies du cœur, du cancer et des maladies infectieuses. Le marché des produits cosmétiques présente un potentiel élevé pour les molécules de remplacement des lipides d'origine animale et peut répondre à une demande croissante pour les ingrédients naturels. Les marchés des pesticides et fertilisants offrent de belles opportunités de remplacement pour les produits chimiques déjà utilisés. Le marché des nutraceutiques a un potentiel d'affaires considérable grâce à des marges de profits potentiellement élevées et à une prise de conscience plus grande des consommateurs envers les produits nutraceutiques. Au niveau de l'aquaculture, en 2003, le marché mondial des produits aquicoles montrait des ventes de plus de 60 G $US avec une croissance de 9 % par année depuis 1970. Ceci constitue la croissance la plus rapide de tous les segments économiques de l'agriculture. On peut donc supposer que la demande pour des produits biotechnologiques comme outils d'aide au développement de cette industrie devrait être elle aussi en croissance. À titre d'exemple, le marché mondial des tests diagnostiques in vitro était estimé à 24,7 G $US en 2004 en progression 5,2 milliards depuis 1998, soit une moyenne de 3,5 % par année durant cette période.
Technologies importantes

Plusieurs progrès en biotechnologie et en chimie offrent des opportunités de développement intéressantes :
Les procédés d'extraction et de purification rendent possible l'obtention de biomolécules pures, plus stables et
pouvant répondre aux critères des entreprises pharmaceutiques.
Les techniques de criblages moléculaires et d'extraits in vitro à haut débit permettent d'obtenir beaucoup plus
rapidement des informations sur l'activité d'un très grand nombre d'échantillons. Les techniques de micro-encapsulation de composés actifs et thérapeutiques permettent de traiter (vaccin,
antibiotique, hormone, probiotiques, etc.) un grand nombre de poissons simultanément, rapidement et avec des coûts
nettement inférieurs à ceux offerts par les procédures standards.
Les technologies de production de micro-algues hyper-concentrées à fort rendement et de qualité biochimique
optimale permettent d'obtenir rapidement une très vaste gamme de biomasses marines et aquatiques nouvelles
utilisables dans les secteurs de l'alimentation humaine et animale, des ingrédients cosméceutiques, nutraceutiques et
cosmétiques, des biomatériaux et des molécules pharmaceutiques.

5.2 Grille synthèse de l'analyse du secteur des biotechnologies marines

CONTEXTE MONDIAL
DYNAMISME
DYNAMISME
en matière d'innovation en bio-industries
ET CAPACITÉ DE L'INDUSTRIE
ET POTENTIEL DE TRANSFERT
À INNOVER AU QUÉBEC
DE LA RD AU QUÉBEC
RD
de technologies
de la RD
pour transferts
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
État actuel
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Tendance
Aquaculture
et mariculture
Biomolécules
marines

Légende : z (état jugé majeur ou dominant) ; (moyennement important ou significatif) ; (peu important ou peu significatif) ↑↑ (tendance en forte hausse) ; ↑ (tendance en hausse) ; ≈ (tendance plus ou moins stable) ; ↓ (tendance à la baisse)
5.3 Analyse détaillée des segments du secteur Biotechnologies marines
Segment 5.3.1 : BIOMOLÉCULES MARINES
Substances naturelles et extraits, valorisation de coproduits marins
Environnement global
• croissance soutenue d'environ 6 % par année (1999-2007) • résistance de la population face aux produits issus de la du marché mondial des produits issus de la biotechnologie biotechnologie souvent associée aux OGM • positionnement et promotion de la biotechnologie marine • reconnaissance grandissante de l'apport des composés et dans un secteur distinctif des biotechnologies des molécules naturelles comme source de médicaments • le développement d'investissement financier stable et innovateurs et efficaces patient. Il y a peu d'investisseurs en capitaux de risque • 30 % de la demande pour des produits et services en dont la vocation est d'investir à moyen et long terme. La biotechnologies marines provient des États-Unis. C'est le tendance est à la capitalisation rapide des investissements marché le plus effervescent • en Europe et pour de nombreux autres pays, il y a une • réglementation et délais d'approbation pour des interdiction d'utiliser des agents texturants dans les nouveaux produits variable d'un pays à un autre. Ceci produits cosmétiques provenant des ovins et des bovins rend difficile la commercialisation (risques de contamination). Ce phénomène risque de • harmonisation du respect de la protection intellectuelle s'étendre à tous les animaux d'élevage d'ici la fin de la des découvertes et des innovations à travers le monde. décennie. Les molécules issues de la mer sont donc une Certains pays ne respectent tout simplement pas les avenue importante pour cette industrie brevets et les marques de commerce déposées • les coproduits de la pêche sont valorisés pour les enzymes, • formation de personnel spécialisé dans ce domaine hydrolysats, protéines antigel, peptides antimicrobiens d'expertise. La formation du personnel est souvent faite qu'ils contiennent par l'entreprise. Une formation plus spécialisée permettrait • différents biomatériaux peuvent aussi être obtenus à partir de rendre les entreprises plus performantes et rentables de coproduits de la première transformation des produits de la pêche • c'est dans les organismes sans équivalent terrestre tels les algues rouges et brunes, les éponges, les cnidaires, les bryozoaires, les tuniciers, etc. que les chercheurs auront le plus de chance de trouver de nouveaux modèles moléculaires d'intérêt (Kornprobst, 2005)
Environnement spécifique au Québec
• près d'une vingtaine d'entreprises valorisent des coproduits • peu d'entreprises ont des réseaux de distribution marins ou font l'extraction de substances naturelles issues de la mer pour en faire des produits à valeur ajoutée • absence d'une entreprise vedette québécoise reconnue • quelques entreprises implantées depuis environ 10 ans mondialement pour positionner le Québec sur la scène dans un tissu industriel embryonnaire mais en progression • crédits d'impôts intéressants pour les entreprises • tissu industriel mince et répartition inégale des entreprises innovantes qui investissent en RD sur le territoire • qualité de vie reconnue dans le Québec maritime • aide à la commercialisation des produits et services est pratiquement absente • difficultés importantes de rétentions des jeunes diplômés en régions éloignées des centres urbains • démographie défavorable • au Canada, la réglementation sur les Produits de santé • le développement des biotechnologies marines offre des naturelle est un frein pour la commercialisation de perspectives de diversification économique pour plusieurs certains produits au Canada régions de la province et plus particulièrement pour le • manque de cohérence entre les besoins des entreprises et Québec maritime les activités de formation post-secondaire • le Québec maritime (Bas St-Laurent, la Gaspésie-Iles-de- la-Madeleine et la Côte-Nord) est privilégié pour le développement de cette filière du créneau d'excellence « Ressources, sciences et technologies marines » par le Gouvernement québécois (Plan d'action 2006-2011 du • le plan d'action quinquennal du projet ACCORD prévoit le développement de la filière « Capture et transformation de la biomasse marine » entre autre par la valorisation des biomasses marines résiduelles issues de la transformation des produits marins à l'aide des biotechnologies • plusieurs programmes d'aide avec des mesures incitatives telles que : crédits d'impôt à la R-D, à la transformation et à la masse salariale • les principaux enjeux technologiques sont : constance et • proximité et abondance de la biomasse et des coproduits approvisionnement en biomasses qualité, technologies résiduels le long du Fleuve St-Laurent et de l'Estuaire d'extraction plus performantes et moins coûteuses • les transformateurs de produits marins sont de plus en • les chercheurs dans ce domaine essaient de se regrouper plus sensibilisées au potentiel économique que peuvent en réseau. Financement pour assurer les activités d'un représenter les coproduits issus de la première réseau de recherche difficile à obtenir transformation (exemple, le chitosane présent dans la • coordination des institutions d'enseignement post-carapace des crustacés) secondaire afin de pouvoir former des spécialistes à • les espèces végétales et animales vivant en eaux froides différents niveaux (techniques, professionnels, chercheurs ou polaires ont encore été très peu étudiées et administrateurs) • nouvelle entreprise spécialisée dans la production de • les dirigeants d'entreprises ne connaissent pas bien l'offre micro-algues, sources importantes de molécules actives de services des centres de recherche et institutions • plusieurs centres de R-D sont présents au Québec pour appuyer l'effort industriel (CRBM, CTPA, INAF) • demande de financement en évaluation auprès du CRSNG pour un réseau national de recherche sur les biomolécules marines regroupant 35 chercheurs dont 22 proviennent du Québec Segment 5.3.2 : AQUACULTURE ET MARICULTURE
produits thérapeutiques, produits diagnostiques, nutrition, reproduction
Environnement global
• forte croissance mondiale du marché aquicole (plus de • faibles coûts de production d'espèces tropicales dans les 9 % par année) et très forte croissance des produits pays en voie de développement. aquicoles au Canada (15 % à 25 %) • l'alimentation est le poste le plus important en termes de coûts dans la majorité des élevages aquicoles • réglementation des quotas de pêche et gestion des ressources naturelles • réglementation concernant la qualité et l'innocuité des produits aquicoles • réglementation environnementale concernant la production aquicole • près de 80 % de la production aquicole mondiale repose sur l'élevage et la culture de 29 espèces seulement • problèmes de production liés à la qualité de l'environnement du milieu Environnement spécifique au Québec
• une entreprise émergente au Québec connaît du succès • les entreprises québécoises qui développent des produits dans les systèmes de relargage d'ingrédients actifs pour biotechnologiques destinés au domaine aquacole devront les poissons d'élevage vendre une part importante de leurs produits à l'étranger • la Société de développement de l'industrie maricole puisque l'industrie canadienne dans ce domaine est (SODIM) et le Regroupement pêches et aquaculture modeste et composée très généralement de petites Québec sont des organismes de réseautage et de support à l'industrie. La SODIM est un gestionnaire de fonds • difficulté pour les entreprises à trouver du financement d'investissement et de RD • le Bas-St-Laurent, la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine • contraintes légales et réglementaires relatives au droit de sont des régions privilégiées pour le développement de propriété ou au droit d'usage du domaine public cette filière du créneau « Ressources, sciences et • manque d'harmonisation des politiques des divers paliers technologies marines » par le Gouvernement québécois (Programme ACCORD) • le Réseau Aquaculture Québec (RAQ) est un réseau de recherche qui rassemble une vingtaine de chercheurs du • difficulté à démarrer commercialement les activités du présence de centres de RD et de transfert technologique la rigueur climatique au Québec l'hiver (glace, basses pour appuyer les entreprises du secteur aquicole (CTSS, températures de l'eau, etc.) ne favorise pas l'élevage et l'ensemencement piscicoles d'espèces en eau douce et en eau salée • vaste zone côtière de plus de 3 000 km présentant de nombreuses zones propices à la production aquacole en mer et sur terre 2007 CQVB. Tous droits réservés. Les présentes sont protégées par la Loi sur le droit d'auteur au Canada et par les traités et conventions internationales en matière de droit d'auteur. Toute reproduction, traduction, adaptation, mémorisation sur un système d'extraction de données, transmission ou autre usage ou divulgation quelconque, en tout ou en partie, et sous quelque sous forme ou par quelque moyen que ce soit, est strictement interdite et nécessite le consentement écrit préalable du CQVB. Les données sont la propriété exclusive du CQVB et ne peuvent non plus être utilisées ou divulguées d'une quelconque façon sans le consentement écrit préalable du CQVB. Ce document devra être retourné sur demande au CQVB.


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